Basement Double Mixte

Slider by IWEBIX





Cité de la Musique - du 15 mars au 21 août 2011

Art Chroniques Expositions — 21-08-2011

Pour célébrer celui qui aurait soufflé ses 90 bougies cette année, né à Sète le 22 octobre 1921, la Cité de la Musique en collaboration avec Joann Sfar nous a offert une brillante exposition sur la vie de Georges Brassens,  surnommé le «bruant du demi-siècle».

Brassens ou la liberté

Avant toute chose, on soulignera l’efficacité des documents présentés et de la médiation mise en oeuvre afin de faciliter le parcours aux visiteurs.

Dès les premiers pas foulés dans l’exposition, on apprend qu’il était un grand admirateur de Charles Trenet, qu’il a été initié au beau vers par Alphonse Bonnafé, et qu’il était fasciné par les films de gangsters et de cow-boys. Sa passion du cinéma l’a par ailleurs amené à créer avec ses amis sétois l’Association Cinématographique Sétoise (ACS).

Arrivé à Paris en février 40, il est envoyé à Basdorf le 8 mars 43 dans le cadre du Service du Travail Obligatoire pour travailler chez BMW. Dès son retour il sera accueilli par Jeanne Le Bonniec, avec laquelle il vivra une partie de sa vie Impasse Florimont dont il décrira le confort de la manière suivante: «…je me fous complètement du confort».

Intercalée d’écoutes de chansons interprétées par ses contemporains Bertrand Belin, François Morel et Olivier Daviand, la visite se passe tout en musique afin de réviser ses classiques et de découvrir des titres oubliés.

Passionné de littérature et de poésie (ami proche de René Fallet), les strophes de ses chansons sont truffées de références directes à Apollinaire, Léautaud, Claudel, Pascal, et Prévert. Décidé à devenir poète (il publiera en 1953 La tour des miracles) mais constatant qu’il n’était pas fait pour ça, il se décide à composer de la musique en véritable autodidacte. C’est ainsi qu’est né Georges Brassens, le jour où ses poèmes et ses musiques se sont rencontrés

Son intérêt croissant pour la musique le pousse à collectionner les vinyles et les 78 tours, qu’il entrepose soigneusement dans un hangar Impasse Florimont. En guise d’hommage à ses premières mélodies et à son amour pour le jazz, Sydney Bechet  et André Réwéliotty sont les premiers à reprendre ses chansons.

Dans ce grand élan musical, il se lie d’amitié avec le luthier Jacques Favino, et Maxime Le Forestier  qui nommera la façon qu’a de jouer de Georges Brassens «le système trois pour deux»: il chante en rythme binaire et s’accompagne dans un rythme ternaire ou l’inverse.

Sa carrière se lance définitivement à l’âge de 30 ans grâce à Patachou dont il est le protégé, et à Jacques Canetti (directeur artistique chez Polydor et patron des Trois Baudets) qui lui fait enregistrer son premier disque où figurent Le Gorille et La mauvaise réputation (censurés en France à leur sortie).

Par la suite il rencontrera Jacques Brel, Guy Béart, Léo Ferré, Serge Gainsbourg, Juliette Gréco, Lino Ventura, Jean Cocteau, Michel Simon et tant d’autres qui le soutiendront dans la quête perpétuelle d’un public séduis par les paroles et la prestance qu’il dégage sur scène. D’octobre 53 à mars 77 il se produit treize fois à Bobino, et de 54 à 63 il se produit neuf fois à l’Olympia avec Pierre Nicolas qui l’accompagne à la contrebasse.

Avant de disparaitre en octobre 81, il connait un succès florissant puisqu’il vend 33 millions de disques et devient l’un des chanteurs les plus populaires de France.

Georges Brassens est parti comme il était venu, en poète et adorateur des jolis mots.

Lisez aussi :

[JEU CONCOURS] Festival Woodstower : 2 x 1 places à gagner
15, le nouveau clip de sayCet

Partagez cet article !



(0) Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

About Author

Flo-N&b

Graphic&Web Designer // Fondateur du Mauvais Coton