Le Mauvais Coton » Vernissages http://www.lemauvaiscoton.fr Music, Art, Cinema, and Event reports Wed, 27 Aug 2014 22:12:08 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.9.2 Pömz & Friends remettent le couverthttp://www.lemauvaiscoton.fr/art/pomz-friends-remettent-le-couvert/ http://www.lemauvaiscoton.fr/art/pomz-friends-remettent-le-couvert/#comments Thu, 24 Jul 2014 11:52:32 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=34297 Pour fêter leur 1 an, ils ont invité 15 artistes, lyonnais pour la plupart, issus d’univers artistiques différents : du street art à l’illustration en passant par du graphisme.

Le plus pour cette édition, est leur conner de print des originaux à prix doux, une belle initiative pour permettre de démarrer (ou d’augmenter) une collection d’art. L’expo durera jusqu’au samedi 2 août et proposera deux autres rendez-vous les jeudi 24 et 31 juillet.

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https://www.facebook.com/pomzfriends

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Du rock en sérigraphie avec Chuck Sperryhttp://www.lemauvaiscoton.fr/art/du-rock-en-serigraphie-avec-chuck-sperry/ http://www.lemauvaiscoton.fr/art/du-rock-en-serigraphie-avec-chuck-sperry/#comments Sat, 28 Jun 2014 17:17:59 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=33202 Mélange subtil de psychédélisme, de pop-art et de street-art, les sérigraphies de l’artiste américain Chuck Sperry  sont une ode au rock, à la couleur et à la féminité. Pour son récent vernissage à la galerie de l’Œil Ouvert, une quinzaine d’images sont présentées au public. Parmi des profils féminins d’une réelle sensualité, l’artiste introduit parfois des visages bien connus de nos contemporains : David Lynch et Patti Smith notamment. Deux icônes qui, comme ses productions, sont synonymes de nuance, d’imagination et de créativité.

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Dans un récent documentaire, American Artifact, Chuck Sperry apparaît comme l’une des figures emblématiques du Rock poster underground. On ne sera dès lors pas surpris d’apprendre qu’il s’expose à Athènes, Bristol, Belgrade ou encore au MOMA de San Francisco. Au-delà de son intérêt graphique évident, l’artiste semble par ailleurs introduire une réflexion subtile sur la notion même du beau ou de l’artisanat.

En s’attachant à la technique sérigraphique, il se fait ainsi l’ambassadeur d’un Art décloisonné, grand public et de faite accessible à des amateurs toujours plus nombreux. Il repense alors la notion même d’art. A côté d’un art contemporain aujourd’hui jugé sclérosé l’artiste nous montre que l’œuvre doit attirer le visiteur, doit être perçue comme « belle » ou stimulante si elle se veut compréhensible. Par leur capacité à fixer notre regard ou à éveiller nos sens ces illustrations de grand format interpellent et réussissent par là même à faire passer le message de l’artiste.

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L’artiste présente ses sérigraphies au public

David Lynch est ici représenté avec une coupe de cheveux semblable à un nuage montant dans le ciel : métaphore d’un esprit de génie à la créativité sans borne ? Patti Smith est là mise en couleur sous une succession de petites feuilles : symboles de cette beauté si naturelle chez l’interprète de Because The Night ? On se sera également attardés sur la qualité technique en matière de portrait. Au-delà d’un réalisme trop académique, Chuck Sperry se fait fort d’une certaine orthodoxie dans la réalisation de ses visages féminins, parfois érotiques. Lèvres pulpeuses, cheveux détachés, regard sensuel, l’artiste ne s’y trompe pas, l’harmonie des formes happe notre œil pour ne plus le lâcher.

Si certains auront trouvé son travail un peu répétitif on ne saurait s’abstenir de vous recommander la découverte de cet artiste californien. Une présentation de ses productions plus engagées, plus sociétales auraient sans doute été également appréciée. La technique de l’artiste est en effet d’un grand intérêt et ses productions d’une richesse chromatique peu fréquente, mais une immersion plus poussée dans ses réflexions propres en matière de société ou d’actualité ne nous aurait pas déplu.

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On ne manquera pas de vous rappeler que le 2 juillet prochain sera organisée une projection autour des travaux de l’artiste – une belle occasion de revenir sur l’univers pop de ces dernières années tout en abordant l’aspect artisanal des travaux de Sperry. Au côté de ses œuvres et en commentateur averti, l’artiste sera par ailleurs présent pour l’occasion.

En conclusion, nous vous invitons donc à visiter l’Œil Ouvert pour cette nouvelle exposition. Les amateurs de sérigraphies et les passionnés de rock y retrouveront un fameux mélange de talent et de technique, qui surprendra même les plus sceptiques.

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http://www.loeilouvert.com/artiste/chuck-sperry

74 rue François Miron
75004 Paris
Du mardi au samedi
de 11h à 19h
et dimanche de 14h à 19h
Métro : Saint Paul

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Résister par la photographiehttp://www.lemauvaiscoton.fr/art/resister-par-la-photographie-zones-a-defendre-exposition-photo-lyon/ http://www.lemauvaiscoton.fr/art/resister-par-la-photographie-zones-a-defendre-exposition-photo-lyon/#comments Tue, 20 May 2014 16:51:52 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=31398 La galerie photo (et atelier) de l’Abat jour a choisi de présenter le travail engagé de Benjamin Larderet. Le photographe s’est rendu sur quatre sites occupés : Notre-Dame-des-Landes donc, mais aussi le chantier du Grand Stade de l’OL à Décines, la construction de la voie de TGV Lyon-Turin et la Scierie et l’incinérateur industriel ERSCIA dans le Morvan. ABat-jour-ZAD-LMC-3 Issue d’une charte pensée au forum mondial de Tunis tenu en 2013, ces lieux ont été décrétés « Grands Projets Inutiles et Imposés (GPII) ». Ils cristallisent pour les occupants la connivence des lobbys et des états au détriment du bon sens écologique et économique. ABat-jour-ZAD-LMC-4 Tout en noir et blanc sur papier baryté, les tirages (effectués sur place) nous montrent le quotidien des occupants, leurs luttes et parfois même leurs affrontements avec les forces de l’ordre. On est ici en pleine photographie de reportage. Benjamin Larderet témoigne avec pudeur et avec un certain sens de la mise en scène de la difficulté de ce combat. ABat-jour-ZAD-LMC-9 Si l’accrochage n’est peut-être pas à la hauteur de la qualité des images, on ne peut que reconnaître la qualité des tirages. Au delà de cet aspect technique, la série du photographe nous amène au plus près de l’action. On ressent les émotions, l’atmosphère et les différences des cadrages donnent une réelle perspective à l’ensemble. Tantôt au plus près des sujets pour donner à voir la tension, tantôt éloignés pour théâtraliser ces scènes bien réelles. L’exposition témoigne donc avec brio de ces événements bien trop passées sous silence dans les  grands médias traditionnels. ABat-jour-ZAD-LMC-8 ABat-jour-ZAD-LMC-10 ABat-jour-ZAD-LMC-11 ABat-jour-ZAD-LMC-12 ABat-jour-ZAD-LMC-13 ABat-jour-ZAD-LMC-1 ABat-jour-ZAD-LMC-2 ABat-jour-ZAD-LMC-5 ABat-jour-ZAD-LMC-7 ABat-jour-ZAD-LMC-6


« Zones à Défendre » Jusqu’au 14 juin 2014 Galerie de l’Abat-Jour 33, rue René Leynaud 69001 Lyon http://labatjourphoto.com

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« Futur’s past », portrait d’une époque du monde de la nuit, par Sven Marquardthttp://www.lemauvaiscoton.fr/art/futurs-past-sven-marquardt-photo-exposition-goethe-institut-lyon/ http://www.lemauvaiscoton.fr/art/futurs-past-sven-marquardt-photo-exposition-goethe-institut-lyon/#comments Fri, 09 May 2014 16:29:13 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=30919 La première exposition de son travail en France est donc une belle opportunité pour se plonger dans cet univers nocturne berlinois de l’après chute du mur.

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L’une des grandes particularités du Berghain est l’interdiction formelle de prendre des photos à l’intérieur du lieu. A tel point que des fouilles sont organisées à l’entrée pour confisquer les téléphones et appareils photos. Ainsi la moindre image de ce lieu, devient un mythe qui transporte un mythe.

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Sven Marquardt débute sa carrière dans les années 1980 aux cotés de Rudolpf Schäfer, icône de la scène photographique berlinoise. Après la chute du mur, Marquardt devient physionomiste à l’entrée du Berghain, et se met à photographier ce monde de la nuit. Il devient rapidement un artiste incontournable de ce milieu, et son travail fait transparaitre un véritable univers.

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Un univers : c’est bien ce qui est visible dans cette exposition du Goethe Institut. Peu de photographies, mais de grandes photographies. Le format des tirages en impose et nous immerge directement. L’ensemble des portraits sont vrais, et transpirent l’ambiance et la moiteur du club. La qualité de la lumière qui surgit de ce noir et blanc est très belle, bien que la plupart des clichés aient été réalisés au sein même du club. L’accrochage joue avec les formats et le lieu, il est original et nous amène à mieux à nous immerger.

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Ce qui marque avec Futur’s Past lorsqu’on déambule c’est que Sven Marquardt est un homme avec une personnalité forte. Un physionomiste qui s’est emparé d’un appareil photo pour faire le portrait d’un monde, immortaliser une époque qu’il habitait.

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Futur’s Past
Du 4 avril au 29 mai 2014 (Finissage le 29 mai à 18h « Extra ! Nuits Sonores », en présence de l’artiste).
Goethe-Loft, 18 rue François Dauphin 69002 Lyon / 14h-18h du lundi au vendredi.
www.goethe.de/lyon

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Une vague d’amourhttp://www.lemauvaiscoton.fr/art/exposition-raymond-cauchetier-nouvelle-vague-galerie-institut-lumiere-lyon/ http://www.lemauvaiscoton.fr/art/exposition-raymond-cauchetier-nouvelle-vague-galerie-institut-lumiere-lyon/#comments Wed, 07 May 2014 12:12:37 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=30759 Galerie-Lumiere-7

La photographie a ceci de magnifique qu’elle peut être un art à pratiquer selon son bon vouloir ou un simple témoin amoureux de moments privilégiés. Les images de Raymond Cauchetier se rangent dans cette seconde catégorie.

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Engagé comme photographe de plateau dans les années 1950, il participe de l’intérieur à l’éclosion de la Nouvelle Vague et documente cette période clé de l’histoire du cinéma.

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Cauchetier était Avenue Mac-Mahon avec les héros magnifiques d’A bout de Souffle de Jean-Luc Godard (1960), à Nantes avec la belle Anouk Aimée pour Lola de Jacques Demy (1961) et en bien d’autres lieux transcendés, immortalisés par le cinéma français de l’époque. Sans prétention, les photographies nous montrent le déroulement de la vie sur les tournages de films cultes tels qu’ Jules et Jim (1962) ou Baisers volés (1968) de François Truffaut, auquel les hommages se multiplieront cette année, trente ans après sa disparition. On y ressent l’ambiance des coulisses, des regards croisent détendus l’objectif, les uns lisent le journal, les autres dansent.

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Chabrol, Truffaut, mais aussi Jean-Pierre Melville : on découvre les cinéastes caméra à la main à l’arrière de 2CV, prêts à tourner, s’amusant ou vivant tout simplement comme dans cette photographie de Jean-Luc Godard et d’Anna Karina se réconciliant après une « brouille d’amoureux ». La belle illumine d’ailleurs plusieurs clichés de son charme naturel.

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On retrouve aussi une Jeanne Moreau grimée en Titi parisien sur le tournage de Jules et Jim, dont la joie et le sourire obligent à s’attarder sur la planche contact qui nous est donnée à voir. Une autre figure féminine, symbole de la Nouvelle Vague, marque de sa discrète mais magnétique présence l’exposition : Jean Seberg, fumant ou se promenant Avenue Mac-Mahon au bras d’un Jean Paul Belmondo qui incontestablement demeure la figure principale de ce casting de légende.

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Toutes ces figures illustres sont présentées sur des tirages argentiques. Ainsi le cachet, la chaleur et le charme opèrent d’autant plus et nous plongent au coeur de la naissance du cinéma moderne.

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Galerie photo de l’Institut Lumière
3, rue de l’Arbre Sec
69001 Lyon

Du mardi au samedi de 12h à 19h
Exposition du 7 mai au 28 juin
Entrée libre

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Lyon passe en mode Photohttp://www.lemauvaiscoton.fr/art/lyon-passe-en-mode-photo/ http://www.lemauvaiscoton.fr/art/lyon-passe-en-mode-photo/#comments Wed, 30 Apr 2014 12:18:35 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=30292 Photographieandco-LMCTravailler ensemble, permettre au public d’appréhender au mieux l’offre lyonnaise, se fédérer pour faire naître de nouvelles aventures, c’est le but de ce nouveau carnet « Photographie(s) Lyon & co », lancé jeudi soir.

Nouvel objet indispensable de la culture lyonnaise, il rassemble en un seul coup d’œil l’actualité de l’ensemble des lieux qui mettent en avant la photographie à Lyon. Un nouveau médium de l’art contemporain pour découvrir la richesse lyonnaise.

Il fonctionne par saison, ce premier carnet à la couverture jaune couvre la période allant du 24 avril au 31 août 2014. Notre nouveau guide de l’été c’est « Photographie(s) Lyon & co ». Le lancement s’est déroulé au sein des vernissages de deux galeries des Pentes, le Réverbère et le Bleu du Ciel.

 


Le Réverbère présentait le travail de Beatrix von Conta sur deux projets qu’elle mène conjointement, « Le Grand écart » et « L’Eau barrée ».

Elle s’intéresse principalement à poser le regard sur les liens entre nature et impact humain. L’ensemble des travaux présentés cherche à démontrer à la fois l’incohérence et la cohésion entre les deux. Le projet « Le Grand écart » se situe dans la zone géographique de la Gaspésie, où l’artiste a effectué une résidence, dont l’ensemble est le résultat.

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Comme toujours, elle souhaite faire ressortir la « trace de l’homme » laissée dans le paysage. « L’eau barrée » est une série en cours depuis une dizaine d’années, qui s’intéresse aux barrages fluviaux : leur insertion dans le paysage, leur fonction, leur utilisation ou même leur « non-utilisation » aujourd’hui.

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Une réalisation monumentale de l’homme qui s’intègre dans la nature pour s’opposer à cette dernière, c’est l’image qu’en a l’artiste et qu’elle veut faire passer.
Beatrix von Conta présente un travail où la mise au point sur tous les plans de ses images donne le choix à l’observateur de se faire son propre propos, elle ne souhaite pas faciliter le travail du regard mais juste faire état des incohérences des paysages qu’elle voit.

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Le Bleu du ciel présente, comme à son habitude, un travail d’une grande qualité, de deux artistes pour cette nouvelle exposition. On part en Amérique avec “Weegee the Famous” et « Yoknapatawpha, le comté de Faulkner, 1963-65″.

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Dans le cadre du festival Quais du Polar 2014, le Bleu du Ciel s’associe à l’événement pour présenter le travail de Weegee, «La photographie noire». Paparazzi avant l’heure, il erre dans le New-York des années 1920 avec la radio de sa voiture branchée sur les fréquences de la police.

D’un coup de flash dans la nuit noire, il immortalise meurtres, catastrophes, incendies, règlements de compte mafieux, milieu de la prostitution et des freaks de la nuit, ou encore jet-set débauchée.

LBDC-Reverbere-04_2014-LMC-16Photographie du sensationnel, de l’opportunité et du « premier sur place », avec du recul, l’œuvre de Weegee présente un certain spleen : «Montrer combien, dans une ville de dix millions d’habitants, les gens vivent en complète solitude», voilà ce que recherche cet artiste emblématique des années 1920.

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Saut dans le temps, quarante plus tard, avec Alain Desvergnes. Toujours l’Amérique, plus celle des flashs qui crépitent et du règne de la mafia, mais celle des années Kennedy, celle du Sud des anciennes plantations de coton, celle où il est mal vu de que les Noirs et les Blancs se côtoient.

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En 1955, Alain Desvergnes découvre « Le Bruit et la fureur » de Faulkner et décide de partir en pèlerinage dans le Mississippi pour photographier ce pays qui l’avait fasciné au travers de l’écrivain qui écrit comme il voit d’une façon ininterrompue. Le sous-titre « correspondance faulknérienne » est justement trouvé car ce n’est pas une transcription en images de l’ouvrage de Faulkner mais bien l’imprégnation de l’écrivain qui se retrouve dans le travail du photographe.

C’est la rencontre avec un territoire, une population. Le kodalite et les contre-plongées d’Alain Desvergnes transpirent ce léger calme avant la tempête. Cet espace-temps d’avant la mort de Luther King, d’avant les Blacks Panthers, le Black power et la révolte contre la ségrégation. On en vient à regretter les jeunes filles dans leur robe blanche, mais surtout qu’Alain Desvergnes ait reposé son appareil photo définitivement au cours des années qui suivirent.

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Beatrix von Conta
Le Grand écart / L’Eau barrée
Du 25 avril au 26 juillet 2014, du mercredi au samedi de 14h à 19h
Le Réverbère
38 Rue Burdeau, 69001 Lyon
04 72 00 06 72

Alain Desvergnes
Weegee the Famous
Du 24 Avril au 21 Juin 2014
Le Bleu du ciel
12, rue des fantasques
69001 Lyon

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Humanisme Vs. Déshumanismehttp://www.lemauvaiscoton.fr/art/humanisme-vs-deshumanisme-karim-kal-andre-gamet-souvenir-enfance-exposition-photographie-lyon/ http://www.lemauvaiscoton.fr/art/humanisme-vs-deshumanisme-karim-kal-andre-gamet-souvenir-enfance-exposition-photographie-lyon/#comments Sat, 01 Mar 2014 16:33:49 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=26180  

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La photographie humaniste est un courant né dans les années 1930 qui s’attache particulièrement à l’homme et son activité. Le mouvement a pris son essor en France avec la Seconde Guerre Mondiale et la reconstruction du pays. André Gamet s’est formé dans les années 20 auprès du peintre lyonnais Pierre Combet-Descombes. Dans l’ensemble de son travail qui décrit un monde simple et quotidien, celui de l’avant-guerre et des années 1950-1960, le photographe s’attarde sur une époque, les gens, les habitudes et pose un authentique regard sur le monde. Lumière, urbanisme, habitat, habitude, le travail présenté ici est un témoignage sincère d’un univers et d’une époque, où l’artiste côtoyait aussi le monde du cinéma et d’autres arts. Récit d’une vie au travers de plusieurs récits d’hommes saisis par l’artiste.

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Karim Kal s’est lancé en 2011 dans un projet photographique, intitulé « l’Arrière-pays ». Débuté en banlieue parisienne, l’idée était de couvrir le paysage urbain né dans des grandes transformations industrielles dans années 1960. Il dresse avec la photo un bilan topographique de ce résultat à notre époque. Karim Kal, suite à sa première résidence, a prolongé le projet dans la région lyonnaise. De paysages, le travail a évolué vers des vues d’architecture puis de logements sociaux et enfin dans des lieux collectifs et institutionnels comme une prison et un hôpital. Ce regard sévère posé sur l’architecture et la géographique de notre société est avant tout la description d’un univers déshumanisé et la critique de cette concentration dans les banlieues qui met à l’écart certaines populations.

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La place de l’homme et le traitement en noir et blanc rapproche le travail de ces deux artistes. Deux époques de réalisation mais deux témoignages de la vie d’une population. Des photographies de visages et des photographies vides mais une même préoccupation d’exprimer une parole. L’homme au cœur de la ville et de la société, une société qui met l’homme à l’écart, la confrontation de ces deux regards donne un aperçu saisissant des oppositions qui règnent dans notre société.

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Le Bleu du Ciel
12, rue des Fantasques
69001 Lyon

http://www.lebleuduciel.net

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Aro et les matièreshttp://www.lemauvaiscoton.fr/art/aro-et-les-matieres-steph-cop-percept-gallery-characters-exposition-lyon/ http://www.lemauvaiscoton.fr/art/aro-et-les-matieres-steph-cop-percept-gallery-characters-exposition-lyon/#comments Thu, 06 Feb 2014 13:05:58 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=25170 Steph.Cop est un artiste qui prend part au mouvement graffiti français des années 80 et plus généralement des subcultures urbaines dans les décennies suivantes. Son pseudonyme « Cop » vient du groupe de graffeurs « Control Of Paris », ses origines sont là. Renouvelant sans cesse les  expériences et explorant de nouveaux domaines, à la fin des années 90, il se lance dans le monde des Art Toys en créant les Imaginary Friends. De ce projet est né le personnage d’ARO ; qui signifie Analyse Reflexe Obsessionnelle, tel une représentation de l’artiste lui-même sur cette scène artistique.

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La figure d’ARO avance dans le temps et se décline par la suite en vinyle et en résine entre autres. Mais en 2007, l’artiste s’isole en forêt, dans le Morvan. C’est la confrontation à une nouvelle matière, le bois, et la découverte de la sculpture, à la tronçonneuse. Après la bombe du graffeur, l’artiste détourne, une nouvelle fois, un objet industriel pour créer. Steph.Cop s’attache à n’utiliser que du bois mort, des arbres tombés à terre, auxquels il donne une nouvelle  vie, au travers de la figure d’ARO qu’il reproduit.

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Le personnage d’ARO interpelle d’autant plus qu’il est construit sur des proportions similaires à celui d’un nouveau né, élément pas immédiatement perceptible. La reproduction de cette figure est une manière de redonner vie à ce bois mort.

La galerie présente une multitude de figures d’ARO. Elles sont toutes différentes mais à la fois similaires. Toutes différentes par leur taille, mais aussi par la matière. C’est un ensemble de matière que l’on découvre. Seulement des bois centenaires du Morvan, mais de toutes sortes : chêne, tilleul, hêtre, etc. La matière est très présente et se fait ressentir partout. Par le visuel principalement car on y voit la matière brute avec ses aspérités, ses reliefs et ses origines, par l’odeur dans la galerie qui imprègne, et par le toucher car il est aussi possible de découvrir et de s’approprier les œuvres avec les mains dans cette exposition.

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Puis des dessins sur papier, et même un ARO en bronze sont présentés. Mais la figure reste similaire, toujours la même position, les mêmes proportions respectées. Similaire, bien sur, mais reproduit une multitude de fois. Ce motif nous entoure, il est partout dans la galerie, telle une sérigraphie en trois dimensions. D’ailleurs une sérigraphie sur papier est également présentée sur l’un des murs et numérotée. Des dessins d’ARO, tels des dessins préparatoires aux œuvres sont aussi exposés comme des ARO lui-même.

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A l’image du graffeur qui reproduit sans cesse son blaze dans son travail, Steph.Cop reproduit à l’infini son motif. ARO vient prendre peu à peu la place de l’artiste lui-même, tel un prolongement de l’homme. Steph.Cop appose sa signature au fer chaud sur chacun des Wooden ARO.

Un changement d’espace scénique et peut-être une recherche de légitimation de son travail, Steph.Cop nous fait découvrir une nouvelle facette de son parcours d’artiste. En projet actuellement, un ARO de cinq mètres de hauteur qui prendra place dans l’espace urbain. Un retour aux sources pour l’artiste et une nouvelle manière d’exposer son double et de s’exposer qui n’est pas sans rappeler Louise Bourgeois et ses Mamans.

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Artist STEPH COP / Wooden Aro from Franck Spire on Vimeo.


« Characters » par Steph.Cop

Jusqu’au 8 mars 2014
Percept Gallery
16, rue de l’arbre sec
69001 Lyon

http://percept-gallery.fr

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Monstres et lunetteshttp://www.lemauvaiscoton.fr/art/monstres-et-lunettes-de-marius-pomz-friends-leonard-accorsi-exposition-vernissage-lyon/ http://www.lemauvaiscoton.fr/art/monstres-et-lunettes-de-marius-pomz-friends-leonard-accorsi-exposition-vernissage-lyon/#comments Fri, 31 Jan 2014 11:35:57 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=25037 Vous les aviez connu cet été, rue Burdeau, avec leur expo collective, regroupant plus de 35 artistes. On les avait revu pendant le POP UP MARKET en octobre, puis au Mondrian, lors d’un apéro Grrrrr, organisé par l’agence Vinaigrette. Les revoilà, en pleine forme, chez les Lunettes de Marius avec l’artiste Léonard Accorsi. Souvenez-vous de ces sculptures bois, de ces personnages style « Burtonien ». Depuis, il est retourné agrandir sa famille pour nous proposer,  lors de cette expo, de nouvelles créatures.Un vernissage sur le thème savoyard pour faire un clin d’œil à son quotidien. Malgré le froid montagnard, les lyonnais se sont déplacés et sont venus apprécier les œuvres. Un conseil, filez voir l’univers de Léonard Accorsi chez les lunettes de Marius ; Simon et Boris vous recevront chaleureusement. Un lunetier qui vaut vraiment le coup d’œil !

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Urban Exhibition au Marché garehttp://www.lemauvaiscoton.fr/art/urban-photography-exhibition-au-marche-gare-sutter-clothing/ http://www.lemauvaiscoton.fr/art/urban-photography-exhibition-au-marche-gare-sutter-clothing/#comments Wed, 29 Jan 2014 13:50:53 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=24975 Beaucoup de monde pour peu de place. C’est sans doute le sentiment qui a accompagné la plupart des personnes présentes ce soir là. Bon, le Marché Gare est une salle de concerts, pas une galerie d’art certes, mais l’accrochage tout en long de l’exposition aurait peut-être mérité une accessibilité plus grande … Heureusement que les demoiselles de Girls Gone Wine étaient venues proposer une sélection de vins de qualité, offerts devant un large sourire. Une fois que la salle où s’est produit Nemo Nebbia a été ouverte l’espace s’est quelque peu libéré et on a pu poser le nez sur les photos.

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Soyons honnêtes, même si la qualité nous a paru assez inégale on a eu droit à de belles surprises. Notamment les photographies en noir et blanc de Naama Alex Levy ainsi que celles de Harvey Zipkin pour leur côté simple, efficace et franc, même dans des registres différents. Un coucou à Joris courronet qui a souvent contribué ici, au Mauvais Coton et dont c’est toujours un plaisir de voir le travail. Les photographies d’architecture de Gérard Staron jouissent d’un parfait équilibre dans la composition et les polas de Madeleine Avantin évoquent avec légèreté le voyage.

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Les autres photographes comme Antonin B. dont les jeux de reflets en raviront plus d’un sont aussi et dans tous les cas à découvrir lors de vos prochains concerts au Marché Gare et durant un mois.

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