Le Mauvais Coton » Art http://www.lemauvaiscoton.fr Music, Art, Cinema, and Event reports Mon, 01 Sep 2014 23:04:46 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.9.2 Tiki Pop – Quand l’Amérique s’invente un Paradishttp://www.lemauvaiscoton.fr/art/tiki-pop-quand-lamerique-sinvente-un-paradis/ http://www.lemauvaiscoton.fr/art/tiki-pop-quand-lamerique-sinvente-un-paradis/#comments Mon, 18 Aug 2014 15:12:00 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=35117 Sommairement nommé « Tiki » par l’Amérique des années 20, ces sculptures primitives des peuples océaniques, représentent des « hommes » ou « homme-dieu ». Si la figure du Tiki semble bien s’apparenter aux cultures polynésiennes, comme en témoigne les fameux Moais de l’île de Pâques, il n’en reste pas moins qu’elle fut rapidement accaparée, stylisée et désacralisée par les vagues successives de colons en quête d’un Ailleurs. Bougainville, Cook – les récits de voyages en la matière ne manquent pas. De ces premiers écrits que sont Voyage autour du monde ou les Relations de voyages autour du monde naitront alors les premiers traits d’une mythologie faîte de sable et de vahinés à la peau mate. A la suite de ces illustres explorateurs, Gauguin, Melville ou London enrichiront par leurs œuvres – tant picturales que romanesques – l’idéal symbolique de ces mers du Sud.

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Hawaiian mug from the Aloha Hut’ / Collection Martijn Veltman / © D.R. / Photo : Jennifer Patrick

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Le Tiki devient alors l’incarnation même d’un utopisme en formation. Le cinéma Hollywoodien et l’industrie du marketing, en pleine expansion au sortir de la seconde guerre mondiale, s’en emparent pour l’élever au rang d’exutoire fonctionnel. L’américain moyen des années 50/60 joui d’un mode de vie en pleine croissance : machine à laver, télévision, explosion des standards de vie etc. Mais à quel prix ? Morale rigoureuse et stress vont de pair avec l’état économique du pays. L’imagerie des mers du Sud s’ancre alors comme un moyen de quitter ces cadres fixes et tracés. A l’image du rêve freudien, le Tiki s’affirme comme la possibilité d’épancher ses désirs inassouvis.

Bouteilles de Ketchup, cendriers, bars, boites de céréales, le Tiki s’accaparent bien des domaines et se retrouvent sur bien des écrans. Il se construit comme une antithèse du monde moderne, une idylle faite d’insouciance, de cocktails et de poitrines ostensiblement couvertes de fleurs. Hier Jean Baudrillard dans le Système des objets ou Perec dans Les Choses  mirent en lumière l’importance des objets du quotidien pour comprendre une société. Demain – sans doute – l’intellectuel affirmera que cette culture du Tiki a tant structuré qu’illustré l’Amérique des années 50/60. C’est sans doute à partir de ce constat que Sven Kirsten, commissaire de l’exposition, a fait le choix de présenter quelques 450 œuvres, photos, films, enregistrements musicaux et documents d’archives ; autant d’éléments agissant comme des signaux de la culture populaire.

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Carte de cocktails polynésiens et ses mugs, début des années 1960 / © D.R

Au-delà de son intérêt anthropologique et culturel évident, Tiki Pop, l’Amérique rêve son paradis polynésien s’affirme également comme une réflexion sur l’industrialisation de l’art et à fortiori de la culture. L’exposition du Quai Branly réanime tout autant la critique maintenant établie d’un art indigène dénaturé, enfermé dans l’industrie du divertissement et les critères de nos pays occidentaux. Loin de cette richesse que dépeignent avec passion nos anthropologues, le courant Tiki ne révèle alors rien d’autre que l’obscurantisme dans lequel nous sommes plongés depuis bien des années. L’exposition, au regard de cette critique, résonne comme une satire, une critique nauséabonde de notre ethnocentrisme suicidaire et de ces ornières que nos contemporains ont choisi d’apposer sur leurs yeux. Cette interprétation peu optimiste trouve également renfort dans la scénographie du musée : loin des couleurs criardes et d’un décor paradisiaque, l’exposition est plongée dans une luminosité sporadique.

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Des anges de la chapelle Sixtine au visage d’une blonde lacérée de fluo, chaque époque s’incarne dans une diversité de modèles et d’icônes. Jusqu’au 28 septembre la divinité Tiki, elle, s’est emparée du Quai Branly. Double exposition sur notre civilisation et sur l’art, il s’agit là d’une occasion intéressante d’entrevoir les traces de ce qui symbolisa pour beaucoup un rêve, un autre possible, un paradis lointain.

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Affiche du film ‘L’Expédition du Kon-Tiki’, 1951 / © D.R.

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Kon Tiki Hotel, Phoenix, Arizona, 1961 / Collection Scott Schell / © D.R.

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Vue de l’exposition / © Musée du quai Branly / Photo : Gautier Deblonde

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‘The Mai-Kai girls await you on their suburban island’ / Collection Tim Glazner / © D.R.

http://www.quaibranly.fr/

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Le retour d’un maître à Berlin : Pablo Picassohttp://www.lemauvaiscoton.fr/art/le-retour-dun-maitre-a-berlin-pablo-picasso/ http://www.lemauvaiscoton.fr/art/le-retour-dun-maitre-a-berlin-pablo-picasso/#comments Thu, 14 Aug 2014 09:31:32 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=34994 Direction Berlin où vous pouvez désormais admirer l’hétéroclite “Pablo Picasso. Frauen, Stiere, Alte Meister“ au Kulturforum à Potsdamer Platz. Hétéroclite car l’organisation des œuvres est assez étrange. Perturbante en fait. Vous trouverez son grand frère, le musée Picasso de Barcelone, situé Carrer de Montcada à seulement 17 km de l’aéroport de Barcelone El Prat. Selon le site GoEuro, il vous faut 1h ou 4h30 de vols de Paris à Barcelone ; soit environ le temps qu’il vous faudra pour voir entièrement l’exposition. Ici, les tableaux sont classés suivant les périodes de vie et de création du genio comme la fameuse période bleue mise en valeur par … des murs bleus.

Pablo Picasso

A Berlin, le musée Berggruen présente quelques meisterstuck : « Picasso et son temps » a débuté au printemps 2014, le bâtiment étant auparavant fermé pour travaux. Désormais, chaque artiste est séparé par un couloir de verre. Berggruen n’essaie pas de classer les artistes par mouvement mais les laisse dans leur originalité. Art abstrait et art figuratif ; le mouvement du peintre est retranscrit dans les différentes salles : Au café (1902), Portrait de Georges Braque (1910) ou certaines sculptures comme la Tête de Fernande (1909).

Pablo Picasso

Pourquoi s’intéresser à Picasso ? Nombreux sont ceux, et cela s’applique à pléthores d’œuvres, qui s’intéressent à un artiste parce que ce dernier est célèbre. Demandez à un groupe de jeunes élèves de première année de l’Accademia di belle arti de Naples en quoi Picasso est si important et la plupart vous répondront « parce que c’est Picasso, cazzo, che bello ! ». Sauf que Picasso est l’un des premiers à avoir essayé de saisir le réel et ses manifestations avant que nous ne l’organisions. Comme beaucoup de poètes et d’écrivains, certains maîtres pensent que le monde n’est pas tel que nous nous le représentons. Ce qui est en somme le postulat, énoncé ou non, de l’artiste : saisir l’idée du Beau ; pas tel que tout le monde le voit mais comme il est.

Pablo Picasso

Aldous Huxley, écrivain britannique de la première moitié du XXème siècle et – surtout -connu pour le Meilleur des Mondes (Brave New World, 1932), a essayé d’accéder à cette réalité première en prenant de la mescaline, dans son livre les Portes de la Perception (1954). La mescaline est une drogue hallucinogène que prenaient déjà les premiers peuples d’Amérique du Sud en particuliers, mais pas seulement, pour communiquer avec les esprits.

Comme Aldous Huxley, Picasso essaie de saisir le réel. Notre cerveau a besoin d’organiser et de filtrer l’information ; l’artiste est là pour nous la présenter sans que nous ayons besoin de prendre quelque drogue. Mais comme disait Einstein, « la créativité est contagieuse, faites la tourner ».

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Kati Horna, une vie d’exilhttp://www.lemauvaiscoton.fr/art/kati-horna-une-vie-dexil-exposition-jeu-de-paume-paris/ http://www.lemauvaiscoton.fr/art/kati-horna-une-vie-dexil-exposition-jeu-de-paume-paris/#comments Fri, 08 Aug 2014 18:20:42 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=34906 Étonnante exposition que celle-ci. Après Brassai en mars dernier et Capa l’an passé, voilà que Paris donne une fois encore la part belle à une artiste photographe d’origine Hongroise.

Native de la « perle du Danube », la jeune Kati Horna est de cette génération qui connaîtra les monstres du XXème siècle et les horreurs de l’occident. Budapest, Berlin, Paris, Barcelone, Mexico : Kati Horna s’exile à de nombreuses reprises ; fuyant la guerre et les fantômes de son passé. De ce destin marqué par les grandes tragédies de son époque naîtra des mains de K.Horna, une forme d’art alternatif : oscillant perpétuellement entre le reportage et l’onirisme, le documentaire et le surréalisme.

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Kati Horna, Sans titre (guerre civile espagnole), 1937

L’exposition débute sur deux portraits. L’un de l’artiste et l’autre de son grand ami Robert Capa, un homme avec qui elle partagea beaucoup. Par cette entrée en matière naît un dialogue bien réel. De Kati Horna, comme de Capa on se souvient essentiellement des travaux portant sur la guerre. Et pour cause, tous deux la vécurent comme victimes, témoins indirects ou journalistes. Pourtant – et c’est sans aucun doute le point interessant de cette mise en perspective – ces deux figures emblématiques de la photographie n’eurent jamais les mêmes méthodes, les mêmes conceptions en matière de photojournalisme. D’un côté Capa affirmait qu’il fallait s’approcher au plus près des combats, alors qu’Horna, elle, fixait son objectif sur l’arrière. Là où femmes et enfants, pris dans les gravats et les décombres des bombardements, tentaient éperdument de survivre.

Une distinction essentielle sans laquelle l’œuvre toute entière de Horna ne saurait se comprendre. En s’attachant non-pas aux combats mais aux villages en ruines ou aux familles dévastées, l’artiste opère une sorte de « décalage », « un pas de côté ». Le témoignage objectif des faits ne s’exprimant alors plus seulement par le contact direct avec ceux-ci, mais dans l’observation de leurs résultats, de leurs conséquences – ici de leurs dégâts.  Pour l’artiste décrire au mieux la réalité nécessite alors de s’en détacher. Un « décalage » que la présentation des travaux surréalistes de Horna dépeint à merveille.

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Kati Horna, ‘Subida a la catedral’, Barcelone, 1938

Par ses collages, ses surimpressions  et ses montages, l’artiste défait la réalité, la démantèle et nous la livre sans artifices. Ses messages s’articulent alors autour de symboles  et d’images souvent fantasques. Le visiteur happé tente d’en saisir les sens ou reste seulement heurté, dénue. Par cet usage de la métaphore ou de ce que nous pourrions comparer au maniérisme d’un Greco, Horna nous livre in fine un récit plus riche que celui d’une photographie purement objective. En tant que tel, l’outil photographique s’impose alors pour l’exilée comme un moyen de changer, modifier, modeler la réalité.

Après avoir photographié les puces de Paris, la guerre civile espagnole et ridiculisé Hitler dans sa série Hitlerei, Kati Horna s’adonna jusqu’en 2010 à dépeindre les souvenirs et fantômes d’un passé toujours présent, trop présent.

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Kati Horna, ‘El botellón’, série ‘Paraísos artificiales’, Mexico, 1962

Entre éclaboussures d’expressionnisme, surréalisme dérangeant et travail documentaire titanesque, le musée du Jeu de Paume signe une fois de plus une exposition qui ne laissera pas le public indifférent. Avec ce choix atypique, Marta Gili, qui dirige l’institution depuis près de dix ans, ne s’y est pas trompée : après Munoz, c’est une autre figure de la photographie avant-gardiste qui permet au public d’entrevoir les possibilités infinies de la photographie.

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Kati Horna, Sans titre (carnaval de Huejotzingo), Puebla, 1941

 

Kati Horna du 3 juin au 21 septembre 2014 au Jeu de Paume – Paris

Site officiel

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Entre Dix, Beckmann et Viallat : nos derniers conseils pour juillethttp://www.lemauvaiscoton.fr/art/entre-dix-beckmann-et-viallat-nos-derniers-conseils-pour-juillet/ http://www.lemauvaiscoton.fr/art/entre-dix-beckmann-et-viallat-nos-derniers-conseils-pour-juillet/#comments Thu, 31 Jul 2014 17:36:45 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=34568 Dix / Beckmann Mythos Welt -  Hypo-Kunsthalle de Munich – Jusqu’au 10 août

Contemporains d’une Allemagne déchirée par les funestes évènements de 14, Otto Dix et Max Beckmann constituent l’exemple le plus probant de ces artistes que le III Reich jugea « dégénérés ». Et pour cause, tous deux furent les peintres d’une réalité dérangeante et incontestablement traumatisante pour les populations de l’Europe toute entière. Si leurs parcours et leurs langages picturaux diffèrent sur bien des points, l’un et l’autre incarnent – vous l’aurez compris – tout le bouleversement de cette première moitié du XXème siècle.

La Guerre, Otto Dix, 1929-1932

La Guerre, Otto Dix, 1929-1932

Après avoir rejeté de manière consciente l’expressionnisme et l’abstraction, tous deux s’attelèrent  à une expérience nouvelle de la réalité, à une nouvelle objectivité : Otto Dix, en soumettant au regard de ses contemporains toute l’horreur de leur époque et Max Beckmann, en s’efforçant d’extirper l’invisible des filets de l’image. Ces deux artistes par leur volonté continue de décrire une réalité dénuée de toute manipulation politique ou psychique s’ancrent ainsi dans un art étonnamment subversif.

Les portraits de Dix comme ceux de Beckmann heurtent, choquent, happent le visiteur et l’abandonne in fine, pour graver à l’eau forte l’image de ces Hommes mutilés ou au semblant dérangeant. Tout au long de l’exposition dans les onze salles de la Kunsthalle, les regroupements thématiques effectués par Ulrike Lorenz et  Beatrice von Bormann livrent au visiteur les trajectoires croisées et distinctes des deux artistes. Sous les couleurs souvent sombres des deux artistes, sous le regard inquiétant de Sylvia Von Harden, le passionné comme le simple curieux ne manqueront pas de déceler le génie de ces toiles à la fois magnifiques et déchirantes. Notre monde y semble dépeint tel un théâtre où l’Homme déchiré se soumet à l’interprétation burlesque et pathétique de Dix et Beckmann.  Avec plus de 200 œuvres, cet événement offre donc à chacun la possibilité d’entrevoir les frontières infimes qui séparent le mythe de la réalité, le visible de l’invisible.

Max_Beckmann,_1918-19,_The_Night_(Die_Nacht),_oil_on_canvas,_133_x_154_cm,_Kunstsammlung_Nordrhein-Westfalen,_Düsseldorf

The Night, Max Beckmann, 1918-1919

Max_Beckmann_-_'Carnival',_Oil_on_canvas,_1943

Carnival, Max Beckmann, 1943

OTTO DIX1 - Les joueurs de skat 1920

Les joueurs de skat, Otto Dix, 1920

http://www.kunsthalle-muc.de/

Redaction : Pierre Bultez

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Claude Viallat – une rétrospective – Musée Fabre à Montpellier – jusqu’au 2 novembre 2014

Artiste nimois, né en 1936, c’est tout naturellement que le Musée Fabre rend hommage à Claude Viallat pour l’ensemble de son œuvre au travers d’une rétrospective du 28 juin au 2 novembre.

Le musée qui possède déjà un important fond de l’artiste, complète cette très riche rétrospective avec des prêts de la collection personnelle de l’épouse de l’artiste ainsi que de celle du Musée Georges Pompidou, mais aussi avec des œuvres venues directement de l’atelier nîmois de l’artiste. L’exposition présente ainsi plus de 150 œuvres qui  nous permettent de nous plonger dans cet univers. Pour ce faire, le musée en collaboration avec l’artiste a réalisé l’accrochage de manière très large dans l’enceinte du musée : du hall Buren aux espaces d’exposition temporaires, jusqu’à la cour Richier et les salons précieux de l’Hôtel de Cabrières-Sabatier d’Espeyran. Ainsi c’est une véritable promenade dans le lieu et aussi dans le temps au travers du parcours de cet artiste fondamental de l’art contemporain, de ces débuts à aujourd’hui.

Claude Viallat

Claude Viallat

Ayant un peu tout abordé avec le temps, Claude Viallat s’est confronté dans sa carrière à des formats monumentaux, que l’on peut retrouver présentés dans cette exposition pour certaines pour la première fois. Il a également réalisé des œuvres in situ pour cette rétrospective. La scénographie de l’exposition, judicieusement pensée pour le lieu avec l’artiste, fait cohabiter des objets et mobilier du XVIIIème et du XIXème de l’exposition permanente avec des objets insolites et contemporains réalisés par l’artiste. La confrontation qui nait de cette scénographie fait encore mieux parler le travail de Claude Viallat.

La guerre d’Algérie marque profondément la vision de l’artiste dans son travail. L’osselet, motif emblématique de l’artiste, nait à cette période, en 1966. L’invention de cette forme neutre fut le départ de ses nouvelles recherches plastiques autour de la couleur et de la matière.

Claude Viallat

Claude Viallat

Rédaction : France Davoigneau

Musée Fabre

http://museefabre.montpellier-agglo.com/

39 boulevard Bonne Nouvelle

34000 Montpellier

 

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Pömz & Friends remettent le couverthttp://www.lemauvaiscoton.fr/art/pomz-friends-remettent-le-couvert/ http://www.lemauvaiscoton.fr/art/pomz-friends-remettent-le-couvert/#comments Thu, 24 Jul 2014 11:52:32 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=34297 Pour fêter leur 1 an, ils ont invité 15 artistes, lyonnais pour la plupart, issus d’univers artistiques différents : du street art à l’illustration en passant par du graphisme.

Le plus pour cette édition, est leur conner de print des originaux à prix doux, une belle initiative pour permettre de démarrer (ou d’augmenter) une collection d’art. L’expo durera jusqu’au samedi 2 août et proposera deux autres rendez-vous les jeudi 24 et 31 juillet.

> Event du RDV#2

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Arles et Sète, deux villes pour deux RDV artistiques immanquableshttp://www.lemauvaiscoton.fr/art/arles-et-sete-deux-villes-pour-deux-rdv-artistiques-immanquables/ http://www.lemauvaiscoton.fr/art/arles-et-sete-deux-villes-pour-deux-rdv-artistiques-immanquables/#comments Tue, 22 Jul 2014 12:35:32 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=34046 Les rencontres de la photographie d’Arles Jusqu’au 21 septembre 2014

Impossible de décrire « Les rencontres de la photographie d’Arles » dans un passage d’article tellement ce qui est présenté dans cette petite ville du 7 juillet au 21 septembre est un condensé riche de la scène internationale de la photographie actuelle. Riche et divers, le monde de la photographie trouve sa capitale en la cité arlésienne tous les étés depuis quinze ans.  On s’attardera ici, comme on s’atarde toujours plus dans ce lieu, aux Atelier SNCF. Cette année, pour cause de reprise d’une partie du lieu par la Fondation LUMA et donc pour travaux, l’espace est moins étendu.

Au fond du terrain on découvre le bâtiment qui abrite les trois pavillons des expos 13 – 14 – 15. Celle du fond, la numéro 15 présente le Prix Pictet, prix qui récompense le développement durable et la photographie, et le travail assez déroutant de Chema Madoz, qui reprend à son compte et à travers la photographie la célèbre « Trahison des images » de Magritte. Le « ceci n’est pas une pipe » n’a jamais été aussi photographique.

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Le pavillon 13 présente le Prix Découverte avec les différentes propositions de Quentin Bajac, Alexis Fabry, Bohnchang Koo, Wim Melis et Azu Nwagbogu. Si celles-ci n’apportent pas l’éclat qu’on attend des Rencontres d’Arles, on prend soin de noter que le commissariat d’exposition les place juste après une très belle scénographie dans une salle en point de fuite autour du travail de Lucien Clergue. Son travail est un subtil mélange de nus et de la poésie de ces hommes comme Picasso qu’il a d’ailleurs beaucoup pris comme modèle. Fondateur des Rencontres internationales de la photographie d’Arles, il précède dans cette installation les photographes d’aujourd’hui, qu’il a souhaité mettre en lumière toute sa vie.

Le pavillon 14 reste le plus intéressant. Photographie certes, mais avant tout art contemporain. La photographie est avant tout le support de réalisation d’un concept. « Small Universe / Le besoin Hollandais de documenter», pavillon entièrement dédié à la jeune scène photographique hollandaise, présente les projets les plus intéressants des Ateliers SNCF. Hans Van Der Meer reconstitut un catalogue de mobilier urbain à partir de photographie qu’il a réalisé de scènes quotidiennes de la rue. Jos Houweling présente quelques un de « ses 700 collages », accumulation sur un thème de détails de la vie quotidienne, constituant une certaine typologie d’Amsterdam, commandée par la ville pour fêter son 700ème anniversaire. Et enfin, Hans Eijkelboom artiste qui explore l’empreinte photographique qu’on laisse tous mais dans le cadre de vies factices qu’il crée.  Père d’une famille qui n’est pas la sienne, témoin de fait divers qu’il guette, professionnel dans un métier qu’il n’exerce pas.  La photographie est une empreinte laisser dans la vie, mais celle-ci peut-être factice.

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Sur le cartel d’entrée du pavillon, la métaphore de l’image .jpeg est utilisé pour symboliser ce petit espace qui est occupé par les personnes dont la taille moyenne est la plus grande d’Europe. Un format compressé qui dévoile de grandes choses une fois qu’on l’ouvre, une idée de la scène photographique hollandaise, mais qui peut aussi évoquer ce travail de mise en valeur des Rencontres de la Photographie d’Arles.

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Rédaction : France Davoigneau
Photographies : Sylvain Maupas

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Miro – vers l’infiniment libre, vers l’infiniment grandMusée Paul Valéry – Sète – Jusqu’au 9 novembre 2014

Peintre et sculpteur du subconscient, figure emblématique d’un art qui dans les années 20 assassinait, tuait et violait toutes les règles conventionnelles, Joan Miro est de ces artistes qui passionnent. En 65 ans de carrières le catalan aura traversé un XXème siècle tourmenté, meurtri et pourtant riche de ce terreau qui fit naître les plus grands noms de notre culture. Postimpressionniste, cubiste ou fauviste à ses débuts, Miro prendra finalement la voie d’un surréalisme partiel, au côté de Breton, Aragon et tant d’autres.

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La Ferme – J. Miro

En 70 œuvres, peintures, sculptures et travaux sur papiers, le musée de Sète offre au visiteur une entrevue polymorphique avec l’œuvre de l’artiste. Intitulée Miro, vers l’infiniment libre, vers l’infiniment grand, l’exposition tend sans doute à présenter l’auteur de La Ferme sous un double aspect : alors que les premiers travaux exposés nous livrent la libre pensée de l’artiste sur des sujets sociétaux, tels que la politique ou la femme, les suivants s’attachent eux à présenter une œuvre pleine d’onirisme et d’abstraction. Evoquant souvent un ciel étoilé, les toiles de Miro nous renvoient directement à la création d’un ailleurs, à la volonté de penser une ouverture du champ des possibles, comme un refus de se soumettre à sa seule condition d’Homme, aux seuls drames de son temps. La notion de « grand », peut alors faire référence à l’espace de la pensée, aux limites de l’imagination. Limites que Miro, lui, avait décidé de franchir.

Dotée d’une poésie incontestable, d’un intérêt graphique sans commune mesure et d’un langage pictural savamment utilisé,  l’œuvre toute entière de Joan Miro nous questionne sur les notions d’espace, de liberté et de violence. Déroutante  pour certains, elle reste malgré tout empreinte d’une véritable fraîcheur d’invention, d’une réflexion sur l’humain et l’animal, le végétal et le spatial.

Pour cet été 2014 nous vous convions donc à découvrir ou redécouvrir les travaux de cet artiste dont la liberté n’a, selon Breton lui-même, jamais été dépassée.

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J. Miro, The Poetess

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J. Miro, Nocturne

Rédaction : Pierre Bultez


http://www.rencontres-arles.com/Home
http://www.ot-sete.fr/musee-paul-valery-expo-miro.html

> Lisez notre premier article sur les expositions à ne pas manquer en juillet.

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Juillet sera artistique ou ne sera pas !http://www.lemauvaiscoton.fr/art/juillet-sera-artistique-ou-ne-sera-pas/ http://www.lemauvaiscoton.fr/art/juillet-sera-artistique-ou-ne-sera-pas/#comments Tue, 15 Jul 2014 12:27:43 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=33694 Emmet Gowin à la Fondation Henri Cartier-Bresson – Paris – Jusqu’au 27 juillet 

Emmet Gowin

La Fondation Henri Cartier-Bresson consacre une rétrospective au photographe américain Emmet Gowin (1941). Si quelques clichés avaient été exposés au BAL il y a quelques années, c’est pour la première fois à Paris que sont présentés 130 tirages de l’artiste. Original s’il en est et d’une influence non-négligeable pour nos quarante dernières années, Emmet Gowin est de ceux qui mêlent, en magicien de l’image, tendresse et violence, brutalité et liberté. De ses travaux ayant fait sa célébrité à sa série de vues aériennes en passant par les subtils « papillons », l’exposition de la Fondation Henri-Cartier-Bresson est un bel hommage à l’élève du bien connu Harry Callahan.

Si les travaux de Gowin relèvent parfois d’une forme de violence quasi chaotique, le visiteur n’en restera pas moins happé par la beauté mystique des clichés d’ « Edith  », sa femme depuis 1964. Ces derniers semblent s’affirmer comme le fil conducteur de l’exposition. D’ « amante » à « mère », Edith revient inlassablement dans les photographies de l’artiste. En tant que points de repères ces images peuvent ainsi être appréhendées comme une chronologie de Gowin, le révélateur de ses évolutions artistiques ou humaines.

De cette exposition nous sommes sortis émus et troublés. Des questions restent, comme toujours. Peut-être en sera-t-il de même pour vous.

http://www.henricartierbresson.org/prog/PROG_expos_fr.htm

2 Impasse Lebouis, 75014 Paris

Walid Raad – Préface d’une exposition du MoMA en 2015 au Carré d’Art de Nîmes – Jusqu’au 14 septembre 

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La première grande exposition en France sur le travail du libanais Walid Raad se trouve cet été à Nïmes dans l’enceinte du Carré d’Art. Y sont présentés deux de ses grands projets The Atlas Group (1989-2004) et Scratching on Things I could Disavow.

Le musée nîmois présente déjà depuis un moment dans sa collection permanente une œuvre de cet artiste libanais contemporain.  La série Cotton under my Feet y occupe une salle entière. Sur les murs quatre-vingt-seize vues de ciel de villes aux Etats-Unis, fragments d’images recherchées sur Internet ; l’ensemble permet de réinventer une ligne d’horizon post 11 septembre.

Né au Moyen Orient mais vivant maintenant à New-York, Walid Raad travaille essentiellement sur ce contraste entre deux civilisations. Il aborde tout au long de son travail la guerre omniprésente, la situation en Syrie et au Liban par exemple. L’archive et la documentation sont très importantes dans son œuvre artistique.

Le Carré d’Art expose donc deux des plus importants projets de l’artiste The Atlas Group (1989-2004) et Scratching on Things I could Disavow.

Débuté en 1989, comme le titre l’indique, The Atlas Group est une fondation fictive qui regroupe un très grand ensemble de documents d’archives, d’images, de son et d’écrits que l’artiste a soit collecté soit même crée et qu’il attribut à des groupes, des institutions, des personnes connues, inconnues ou même imaginaires. L’ensemble du corpus de documents évoque la situation au Liban et l’histoire du pays. C’est à la fois une présentation critique politique, sociale, et psychologique de la guerre et une réflexion sur le principe de la documentation et du travail d’archive dans la construction de l’histoire transmise, parfois utilisée, instrumentalisée, et modifiée.

Trois ans après la fin de The Atlas Group (1989 – 2004), Walid Raad a initié le projet Scratching on Things I could Disavow. A partir du constat que les musées et autres institutions d’art s’intéressaient de plus en plus aux Moyen Orient et à ses artistes, de l’ouverture de nouveaux espaces au département des Arts de l’Islam du Louvre, jusqu’à implanter des antennes à Abou Dhabi. Les artistes du Moyen Orient sont de plus en plus mis en avant par ces derniers. C’est une question de stratégie et de gestion culturelle nouvelle qui se met en place, pour l’économie de l’art et les artistes. Le projet de Walid Raad confronte ces nouvelles donnes avec les effets des différentes guerres dont le Moyen Orient est le théâtre ces dernières décennies.

Mélange d’œuvre sur les effets de la guerre très « flagrantes » comme Let’s be honest, the weather helped : images des murs de Beyrouth criblés de balles recouverts de pastilles colorées, chaque couleur correspondant aux codes couleurs utilisés par les industries de différents pays pour marquer leurs cartouches, à des œuvres plus subtiles sur les conséquences traumatisantes touchant les traditions du pays. L’ensemble de l’œuvre de Walid Raad fait se questionner sur l’histoire contemporaine, la guerre et ses effets, la mondialisation du Moyen Orient avec l’implantation de structures occidentales, la place de la tradition et de l’art islamique aujourd’hui.

Après Nîmes, cette exposition « Préface » de Walid Raad s’installe au MoMA pour 2015. Une occasion de mieux découvrir cet artiste avant les New-Yorkais !

http://carreartmusee.com/fr/expositions/walid-raad-96

16 Place de la Maison Carrée, 30000 Nîmes

Lee-Ufan – Versailles - Château de Versailles – Jusqu’au 2 novembre 

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Entre l’opulence de Versailles et la sérénité shintoïste des jardins japonais quel lien y a-t-il ? Cette question ne manquera d’hanter le visiteur ou le simple curieux, apercevant les imposantes structures de l’artiste coréen Lee Ufan au Château de Versailles. Après les couleurs délirantes de Murakami, le homard de Jeff Koons et les installations de Joana Vasconcelos, voilà que Catherine Pégard, présidente de l’établissement public du château, donne la part belle au célèbre théoricien du mouvement Mono-Ha. Par ses sculptures sans artifices, Ufan illustre les rapports intimes qui se lient entre le naturel et le superficiel. Il offre au monde un vaste questionnement sur la matière et la symbolique qui l’entoure.

De cette large problématique et de l’acuité évidente de l’artiste à dépeindre les grands silences de l’extrême Orient, nait une forme de dialogue entre les jardins de Le Nôtre et la « zénitude » de l’esthétique japonaise. Un Le Notre que Mme Pégard considère comme un minimaliste du bosquet, un maître du vide, contrairement à ce que l’on pourrait penser. Loin d’une incohérence entre le lieu et l’objet exposé, « Lee Ufan – Versailles » pourrait être l’occasion de visiter le château de Versailles et ses jardins sous un angle nouveau, une démarche que nous n’aurions pas eu jusqu’ici.

http://www.chateauversailles-spectacles.fr/fr/spectacles/2014/lee-ufan-versailles

La disparition des Lucioles, de Pasolini à Yvon Lambert – A la prison St Anne, Avignon – Jusqu’au 25 novembre 

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Et dire que ce lieu à failli devenir un hôtel de luxe… L’ancienne prison Saint Anne, qui juxte le Palais des Papes, aurait pu engloutir son histoire. Une histoire de timing : le site permanent de la Collection Lambert, fermé pour travaux d’extension, ne peut plus accueillir de public, elle prend donc ses quartiers d’été dans ce lieu qui recèle de vie, de vie laisser en suspend.

« Au début des années 60, à cause de la pollution atmosphérique, et surtout à la campagne, à cause de l’eau (fleuves d’azur et canaux limpides), les lucioles ont commencé à disparaitre. Cela a été un phénomène foudroyant et fulgurant. Après quelques années, il n’y avait plus de lucioles.  (…) Ce « quelques chose » qui est intervenu il y a une dizaine d’année nous l’appellerons donc la « disparition des lucioles ».  Cette allégorie de la métamorphose de la société sert de titre à l’exposition. Les lucioles, cette culture qui s’éteignait pour Pasolini, sont pour la Collection Lambert ses œuvres d’art qui viennent éclairer cette prison abandonnée depuis plus de dix ans et son histoire. Un parcours entre art contemporain, mise en valeur du patrimoine historique d’une ville et travail de mémoire.

En laissant en l’état les lieux, c’est-à-dire  avec les traces de la vie des prisonniers encore présente, les œuvres sélectionnées font naitre quatre grandes thématiques : l’enfermement, la solitude, le temps qui passe et l’amour.

Deux ou trois oeuvres et on découvre au milieu de la première cour, untitled ( wave ) de Massimo Bartolini. Cette vague mécanique  dans une piscine qui fait directement écho à un prisonnier enfermé dans sa cellule, arrose par la force de son mouvement les plantations autour les faisant pousser au fur et à mesure, comme le cycle de la vie qui suit son court malgré tout. La vie passe au delà des murs.

Dans le couloir des archives se côtoient des documents prêtés par les Archives Départementales et des œuvres. On y retrouve des chaussettes récupérées dans les filets de la prison à sa fermeture, et des photographies de familles d’ Hurleurs prises par Mathieu Pernot, depuis le Rocher des Doms, lieu stratégique de communication entre l’extérieur et les prisonniers.

L’œuvre de Hans Peter Felmann 100years incarne visuellement l’idée du temps qui passe. Une frise chronologique ou chaque âge est symbolisé par un portrait d’un proche de l’artiste allant de 8 à 100 ans.

« Un chant d’amour » l’unique film de Jean Genet, lui-même prisonnier pendant la guerre, parle de cette vie particulière au sein d’une prison, cette relation ambiguë qui se construit entre le prisonnier et le maton.  Poésie, érotisme et cristalisation de l’homosexualité dans les prisons, ce court-métrage (déconseillé au moins de 16ans) pose un regard « amoureux » et libéré sur la vie de prisonnier.

On quitte les lieux en gardant en tête Les speech bubbles (silver) de Philippe Barreno, bulle de parole gonflées à l’hélium qui contiennent les paroles fantômes des prisonniers qui habitent encore les lieux.

Au lieu d’un hôtel, c’est le pari audacieux de faire dialoguer un lieu chargé d’histoire avec l’art qu’on mis en place conjointement les deux commissaire d’exposition Eric Mézil et Lorenzo Païni. On déambule et découvre des œuvres d’art et des œuvres de prisonnier in situ.

Petit plus : en avril, le stage pédagogique destiné au enfant s’intitulait « Prison Break » ! On y va pour l’humour des équipes.

http://www.collectionlambert.fr/evenement/151/la-disparition-des-lucioles.html

prison st Anne Avignon 

Jeppe Hein – Distance - Le Life à St Nazaire – Jusqu’au 5 octobre 

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L’artiste Danois, Jeppe Hein (1974), que nous avions découvert en 2003 à la Biennale de Venise, a pris possession de l’ancienne base sous-marine de St Nazaire, structure de béton édifiée par les nazis entre 1941 et 1943.

Comme un flipper géant, l’installation de Hein s’articule autour des principes de gravités et de mouvement. Mouvement de la structure même mais aussi mouvement du spectateur qui – grâce à des détecteurs de présence – devient lui-même partie prenante dans l’œuvre : « À l’approche du visiteur, la machine, semblable à une chaîne de montage industriel avec ses bourdonnements mécaniques ou encore à une piste de montagne russe, propulse un ballon sur une piste en acier, passant à travers loopings, courbes et autres sections dynamiques à l’intérieur d’un circuit en boucle pouvant atteindre 800 mètres de longueur. »

Au-delà de l’attrait qu’une telle installation représente, l’œuvre de Hein s’ancre de pleins pieds dans une vaste réflexion sur l’architecture, le lieu, le mouvement et l’interaction qui se crée entre eux. En redonnant la part belle à ces deux notions l’exposition de l’artiste danois joui d’une réelle  contemporanéité : l’œuvre ne peut être détachée du lieu dans lequel elle se trouve, son sens même est lié à un contexte particulier, et elle ne peut de faite être comprise autrement que sous un angle contemporain.

L’exposition de Jeppe Hein à St Nazaire s’impose donc comme un rendez-vous à ne pas manquer cet été et ce pour les plus avertis comme pour les simples curieux.

http://lelifesaintnazaire.wordpress.com/distance/

Base des sous-marins – alvéole 14 
Boulevard de la Légion d’Honneur
44600 Saint-Nazaire

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Du rock en sérigraphie avec Chuck Sperryhttp://www.lemauvaiscoton.fr/art/du-rock-en-serigraphie-avec-chuck-sperry/ http://www.lemauvaiscoton.fr/art/du-rock-en-serigraphie-avec-chuck-sperry/#comments Sat, 28 Jun 2014 17:17:59 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=33202 Mélange subtil de psychédélisme, de pop-art et de street-art, les sérigraphies de l’artiste américain Chuck Sperry  sont une ode au rock, à la couleur et à la féminité. Pour son récent vernissage à la galerie de l’Œil Ouvert, une quinzaine d’images sont présentées au public. Parmi des profils féminins d’une réelle sensualité, l’artiste introduit parfois des visages bien connus de nos contemporains : David Lynch et Patti Smith notamment. Deux icônes qui, comme ses productions, sont synonymes de nuance, d’imagination et de créativité.

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Dans un récent documentaire, American Artifact, Chuck Sperry apparaît comme l’une des figures emblématiques du Rock poster underground. On ne sera dès lors pas surpris d’apprendre qu’il s’expose à Athènes, Bristol, Belgrade ou encore au MOMA de San Francisco. Au-delà de son intérêt graphique évident, l’artiste semble par ailleurs introduire une réflexion subtile sur la notion même du beau ou de l’artisanat.

En s’attachant à la technique sérigraphique, il se fait ainsi l’ambassadeur d’un Art décloisonné, grand public et de faite accessible à des amateurs toujours plus nombreux. Il repense alors la notion même d’art. A côté d’un art contemporain aujourd’hui jugé sclérosé l’artiste nous montre que l’œuvre doit attirer le visiteur, doit être perçue comme « belle » ou stimulante si elle se veut compréhensible. Par leur capacité à fixer notre regard ou à éveiller nos sens ces illustrations de grand format interpellent et réussissent par là même à faire passer le message de l’artiste.

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L’artiste présente ses sérigraphies au public

David Lynch est ici représenté avec une coupe de cheveux semblable à un nuage montant dans le ciel : métaphore d’un esprit de génie à la créativité sans borne ? Patti Smith est là mise en couleur sous une succession de petites feuilles : symboles de cette beauté si naturelle chez l’interprète de Because The Night ? On se sera également attardés sur la qualité technique en matière de portrait. Au-delà d’un réalisme trop académique, Chuck Sperry se fait fort d’une certaine orthodoxie dans la réalisation de ses visages féminins, parfois érotiques. Lèvres pulpeuses, cheveux détachés, regard sensuel, l’artiste ne s’y trompe pas, l’harmonie des formes happe notre œil pour ne plus le lâcher.

Si certains auront trouvé son travail un peu répétitif on ne saurait s’abstenir de vous recommander la découverte de cet artiste californien. Une présentation de ses productions plus engagées, plus sociétales auraient sans doute été également appréciée. La technique de l’artiste est en effet d’un grand intérêt et ses productions d’une richesse chromatique peu fréquente, mais une immersion plus poussée dans ses réflexions propres en matière de société ou d’actualité ne nous aurait pas déplu.

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On ne manquera pas de vous rappeler que le 2 juillet prochain sera organisée une projection autour des travaux de l’artiste – une belle occasion de revenir sur l’univers pop de ces dernières années tout en abordant l’aspect artisanal des travaux de Sperry. Au côté de ses œuvres et en commentateur averti, l’artiste sera par ailleurs présent pour l’occasion.

En conclusion, nous vous invitons donc à visiter l’Œil Ouvert pour cette nouvelle exposition. Les amateurs de sérigraphies et les passionnés de rock y retrouveront un fameux mélange de talent et de technique, qui surprendra même les plus sceptiques.

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http://www.loeilouvert.com/artiste/chuck-sperry

74 rue François Miron
75004 Paris
Du mardi au samedi
de 11h à 19h
et dimanche de 14h à 19h
Métro : Saint Paul

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Le Mur : de la fraîcheur dans l’art contemporainhttp://www.lemauvaiscoton.fr/art/le-mur-de-la-fraicheur-dans-lart-contemporain/ http://www.lemauvaiscoton.fr/art/le-mur-de-la-fraicheur-dans-lart-contemporain/#comments Sun, 22 Jun 2014 09:29:55 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=32935 En 2004 nous avions vécu avec enthousiasme « Intime », la première exposition de La Maison Rouge, cet espace de plus de 1300m2 créé sous l’impulsion du collectionneur bien connu Mr Antoine de Galbert. Lieu de rencontre majeur pour les amoureux de l’art contemporain, la fondation reconnue d’utilité publique offre aujourd’hui une exhibition étonnamment riche et novatrice.

Le mur suit l’objectif déjà fixé avec Intime : présenter aux curieux les trésors de ces passionnés et fins connaisseurs que sont les collectionneurs. La part belle est cette fois-ci donnée à Mr de Galbert, lui-même. Autour de 1200 œuvres directement prélevées de sa collection personnelle l’ancien galeriste Grenoblois offre un large panel de photographies, découpages de journaux, dessins et peintures, auxquels s’ajoutent nombre de sculptures et autres collections entomologistes. Loin d’une absence totale de cohérence, les œuvres présentées ont pour point commun premier d’être toutes présentables à même le mur. Si cet élément pourra paraître quelque peu anecdotique pour ne pas dire illusoire sachez qu’il n’en est rien.

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De cette dimension « murale » surgit l’idée fondatrice, l’essence même de l’exposition. Comme un mur de livre, une bibliothèque où Sartre et Aron, bien loin de leurs oppositions habituelles, pourraient se placer côte à côte, les œuvres de près de 500 artistes – parfois aux antipodes – s’entremêlent et entament un vaste dialogue aux allures de frise antique. D’un Concept Spatial de Lucio Fontana aux illustrations de Jochem Gerner en passant par les encres de José Antonio Carrera ou les photographies de Subotzky, cette exposition pléthorique ne cesse d’heurter le visiteur par un enchainement d’œuvres des plus étonnants. La disposition a ici été réalisée grâce aux talents d’un simple algorithme, la place des travaux présentés étant ainsi le fait d’un calcul opéré par informatique selon les tailles et numéros d’inventaire. L’intérêt de ce procédé innovant est double. Il nous laisse premièrement à penser que Mr de Galbert entend offrir à ses hôtes une sélection totalement indépendante des classifications habituelles du marché de l’art. Et nous permet d’affirmer dans un second temps que les œuvres exposées ne tirent leur valeur que des souvenirs qu’elles évoquent à leur possesseur, plus que d’une quelconque machination spéculative.

Dans le premier cas, l’exposition apparaît alors au visiteur comme une ouverture peu commune sur des artistes souvent méconnus, qu’ils soient peintres, dessinateurs ou photographes et dans le second cas cette même exposition nous offre en filigrane le portrait de celui qui en fut le bâtisseur. En grand collectionneur, Mr de Galbert ne sauraient se détacher de ces si beaux adjectifs que sont « compulsifs » et « obsessionnel » : « Je vis parfois la collection comme une addiction inavouable […] je collectionne comme je fume, sans cesse et j’envie ceux qui se contentent de deux cigarettes par jour. Ma collection est une tabagie », dit-il.

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Cette disposition peu fréquente m’évoque les murs de la Walace Collection ou – alors même que les collections d’art premier de Mr Monsieur Galbert ne sont pas présentées – cet entretien fantastique de Claude Lévi Strauss, qui reçut en 1984 Bernard Pivot dans son bureau parisien : Assis au côté de ses trésors ethnographiques et d’une bibliothèque que je lui envie depuis bien longtemps, le maître y racontait les souvenirs de son passé, mêlant à la fois explications anthropologiques et anecdotes des plus passionnantes. Ici, le visiteur est, comme Mr Pivot naguère, invité à rencontrer ces éléments constitutifs d’une mythologie bâtit par le collectionneur au fil de ses rencontres et de ses obsessions momentanées. On ne nait pas collectionneur on le devient. Chaque œuvre nouvelle, chaque acquisition constitue une étape de plus dans la formation d’une collection. Le mur se fait ainsi journal de bord pour cet aventurier du monde de l’art qu’est Mr de Galbert.

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Si l’exposition offre une très large palette d’artistes et de pensées, certains thèmes centraux semblent malgré tout se détacher de l’ensemble : le sexe, la violence et de façon moins affirmée le handicap. A mainte reprise nous avons pu éprouver une sensation de trouble ou de gêne en nous interrogeant sur la signification des travaux présentés. Ici le visage torturé d’un adolescent succède au regard provocant d’une jeune femme nue, là une scène de guerre fait suite aux dessins enfantins d’un sexe masculin. Quant à l’idée d’handicap, elle semble également planer dans bon nombre d’œuvres : aux innombrables greffes réalisées sur des insectes ou mises au service de malformations humaines s’ajoutent les images d’hommes et de femmes meurtris par la maladie ou la guerre. Pourquoi avoir opté pour ces images si troublantes ? Que représentent le handicap et la greffe pour notre collectionneur ?

On soulignera par ailleurs l’absence de cartels ; élément tout aussi novateur. Le visiteur est en effet invité à utiliser son Smartphone pour scanner un flash-code qui lui donnera accès à une légende. Déambulant aux hasards des œuvres, le regard livré à lui-même, notre spectateur se fait alors lui-même commissaire d’exposition. Il choisit un à un les travaux qu’il souhaite garder en mémoire et se constitue peu à peu son propre musée imaginaire. L’exposition recouvre alors une dimension interactive que nous ne saurions négliger. Bien loin des conventions habituelles c’est le spectateur qui, par son action de « flash-code », devient lui-même un mode de médiation. Il sélectionne, interprète, choisi selon son ressenti et ne garde in fine que ce que sa curiosité lui dicte de garder.

Le mur nous aura fasciné . De cette exposition nous sommes sortis pleins de notes et de noms griffonnés en hâte sur le papier. Au-delà des innombrables découvertes qu’offre La Maison Rouge, il s’agit bien d’une vaste réflexion sur la notion même d’exposition, sur la place du commissaire, ou encore sur la prégnance du marché au dépend du subjectif et des goûts du collectionneur. Mr de Galbert nous aura offert l’une des plus belles aventures visuelles du moment, en nous plongeant dans les abimes de sa mémoire. Comme un anthropologue contant ses expéditions en territoire Bororo, Antoine de Galbert a, je crois, su amener un savant mélange de curiosité et d’émotion. Une chose est certaine, Le mur, ce mur est fait de ce ciment que l’on nomme passion, une passion qui j’en suis certain ne vous laissera pas indifférents.

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Le prince Pharell chez Mr Perrotinhttp://www.lemauvaiscoton.fr/art/le-prince-pharell-chez-mr-perrotin/ http://www.lemauvaiscoton.fr/art/le-prince-pharell-chez-mr-perrotin/#comments Sat, 14 Jun 2014 09:31:58 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=32522 Lancée il y a peu, la nouvelle galerie du bien connu Mr Emmanuel Perrotin peut aujourd’hui s’enorgueillir d’une ouverture remarquée. Hong Kong, Miami, Paris, le galeriste ayant débuté à seulement 21 ans dans son appartement parisien est aujourd’hui l’une des figures majeures du monde de l’art contemporain. Intuitif et audacieux, il dirige une écurie que beaucoup lui envient : Murakami, Soulages, Cattelan, Arsham, Othoniel etc.

Lorsqu’il rencontre notre second protagoniste, en 2007, les deux hommes se lient rapidement d’amitié. Auteur-compositeur-interprète, rappeur, producteur et styliste américain Pharell Williams est alors considéré par beaucoup comme un jeune surdoué. En 2013 il chante au côté des Daft Punks et en 2014 sort son second album solo, « GIRL ». Pharell le dit lui-même : « Je suis un homme chanceux ».

De ce vaste succès qu’est GIRL va alors émerger une idée nouvelle, un projet d’exposition que Mr Perrotin, en Maestro de la communication, ne saurait laisser de côté. Après BHL sur art et philosophie à la Fondation Maeght durant l’été 2013 voilà que Pharell Williams, un nouveau non-initié s’adonne au commissariat et offre un coup de projecteur sans pareil à une exposition d’art contemporain.

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Takashi Murakami, Portrait of Pharrell and Helen – Dance, 2014

D’Okinawa à Rio de Janeiro en passant par Moscou ou Stuttgart l’idée même de la Femme ne saurait faire l’objet d’un consensus. Provocantes, curieuses, indomptables, dominatrices ou effacées les femmes restent et resteront sans doute la source d’inspiration première des artistes. De la Grande Odalisque d’Ingres aux romans de Tourgueniev la gente féminine passionne, angoisse ou déroute. Comme une Atlantide à jamais engloutie, la source de sentiments indicibles ou de rêveries rimbaldiennes, la Femme ne cessera à jamais d’animer l’imaginaire de nos sociétés. Elle se lie à nos pensées, s’incarne dans nos symboles, se fait sujet de débat dans nos démocraties et lutte contre l’emprisonnement nauséeux du machisme dans lequel elle fut jadis enfermée. Notre conception de ce qu’elle est de ce que nous pensons qu’elle doit être n’est ainsi non plus seulement constitutif de sa place et de son statut dans notre société mais bien révélateur des mentalités de cette dite société. En faisant le choix d’exposer les images que nous pourrions avoir à l’évocation de ce terme de « femme », qui n’est en vérité qu’un idiome, Mr Perrotin et Mr Williams offrent donc au public une exposition plus que jamais ancrée dans notre époque.

Xavier Veilhan, « Marine », 2012

 Dans la vaste salle de Bal de Mr Perrotin, comme des pigments de couleurs, des nuances de tons et de passions se sont accrochées aux toiles, elles se sont faites bronze ou plâtre, néons ou projection. La notion même d’hétérogénéité dont joui la gent féminine est sans doute la première chose dont G I R L rend compte. Avec 48 œuvres – dont 12 spécialement produites pour l’occasion – le 60 rue de Turenne nous offre en effet une exposition protéiforme et riche d’intérêt pour celui qui souhaiterait, par ailleurs, prendre le pouls du marché de l’art actuel. On retiendra surtout la projection de « Rest Energy with Ulay », (1980), performance de Marina Abramovic et Ulay avec leur arc tendu en face à face ; exprimant par-là, la tension créatrice entre homme et femme.

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Jean-Michel Othoniel, Double Collier Emeraude

Pharell Williams, en chef d’orchestre de cette grande réunion d’artistes réputés, semble malgré tout s’être accaparé une part plus que conséquente dans les productions présentées. Nous le retrouvons dans quasiment chaque pièce de l’exposition. Takashi Murakami et son Tondo aux couleurs éclatantes, représentant Pharell et son épouse. Ou encore un canapé deux places très pop conçu par l’artiste américain Robert Pruitt, sur lequel apparaît le visage de Pharell au côté d’un grand nombre d’icônes de notre époque. Ou la sculpture de Daniel Arsham en verre brisé et résine, se voulant être une représentation de l’artiste ayant acquis la sagesse en vieillissant. Comme le souligne la journaliste Valérie Duponchelle, « Le culte de la personnalité a donné bien des bustes de Jules César et autres Marc Antoine », alors pourquoi pas ?

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Rob Pruitt, « Studio Loveseat (Pharell) », 2014

Si l’actuelle exposition de la galerie Perrotin dresse un portrait pleins de nuances des femmes comme du marché de l’art actuel – par l’hétérogénéité des artistes présentés – il n’en reste pas moins que le sujet central – vous l’aurez sans doute deviné – n’est autre que Pharell Williams. Un journaliste avisé me répondrait sans doute que la chose n’a rien d’anormale, du fait même que le nom de l’exposition renvoie à la vision propre des femmes selon Pharell. Certes.

Artistes bien connus, star du moment, hôtel particulier de prestige, rien n’a été laissé au hasard pour le lancement de cette nouvelle galerie. Et quoi que l’on en dise, tous en parlent et vous vous y rendrez surement. Et c’est bien là qu’était le défi pour Mr Perrotin. Allez-y, soyez attentifs et revenez-nous car cette exposition sera source de discussions et sachez le, nous serons là pour les animer.

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Germaine Richier, L’escrimeuse, 1943

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Tracey Emin, Wanting You

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Paola Pivi, Untitled, 2005

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www.perrotin.com

Salle de Bal, Galerie Perrotin, 60 rue de Turennes, Paris IIIème

27 mai – 25 juin 2014

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