Le Mauvais Coton http://www.lemauvaiscoton.fr Music, Art, Cinema, and Event reports Tue, 29 Jul 2014 22:31:32 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.9.1 Des Lives, et un Ponthttp://www.lemauvaiscoton.fr/musique/festival-lives-au-pont-pont-du-gard/ http://www.lemauvaiscoton.fr/musique/festival-lives-au-pont-pont-du-gard/#comments Mon, 28 Jul 2014 18:23:08 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=33977 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Decor-1 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Decor-2 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Decor-3 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Decor-8 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Decor-9 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Decor-10 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Decor-14 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Decor-12 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Decor-13 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Decor-15 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Decor-17 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Decor-11

Cadre - 

Pont-aqueduc romain le plus haut au monde contribuant à l’époque à relier la fontaine d’Eure aux castellum divisorium (pour les intimes) de Nîmes, le Pont du Gard est depuis bientôt trente ans classé patrimoine mondial par l’Unesco. Enjambant gracieusement le Gardon, cet édifice est totalement intégré dans un tableau presque idyllique.

La journée, on y côtoie les randonneurs fluviaux profitant d’un break pour savourer les claquements de guitare d’un Keziah Jones qui s’échauffe. Le soir, on profite des rives aménagées de cahutes à ciel ouvert embrassées par une vague chaude de soleil. « Mon lieu préféré en France », dixit Joseph Mount. On veut bien le croire. Mais c’est la nuit tombée qu’on s’aperçoit des inconvénients et lacunes d’une si vaste superficie.

Manque complet d’éclairage entre la scène et les deux bars ainsi que sur le reste du site, on ne s’aventure plus qu’à réaliser les allers-retours bar / scène, le site ne disposant d’aucun autre lieu pour flâner, rencontrer ou se retrouver. La scène, le bar, le néant (où se situent les toilettes).

Malgré cela, les quelques envies de faire dos à la scène nous ont permis de contempler la remarquable mise en scène du pont, habillé de lumières variant en concordance avec la scène. Bon ok: la scène, le bar, le pont… (Et entre : le néant.)

KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-55

KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Decor-4

KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Decor-5

Public - 

D’une amplitude horaire allant de 18h à 2h et quelques minutes mais pas plus (cf. le crew James Blake’s 1800 Dinosaur qui s’est gentiment fait chasser de la scène) associé à une programmation qualitative et variée, il est impossible de s’imagine le stéréotype du festivalier du Lives au Pont. C’est d’ailleurs son principe même : la diversité.

Des enfants sur les épaules de papa allant de mamie kiffant à donf, du festivalier aguerri à la teenage girl venue pour déverser quelques larmes devant London Grammar (parce que c’est trop sentimental et qu’ca m’rappelle trop des trucs nostalgiques de mon existence t’vois), l’ambiance générale est excellente. On n’a pu être confronté à beaucoup de sourires, de respect et de politesses. L’air frais et le cadre n’y sont sans doute pas pour rien.

KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Decor-7

Musique - 

Première soirée plutôt orienté Black Music, la seconde aura les deux pieds dans le Pop / Rock, le tout pour finir sur des sets electros.

Les têtes d’affiches (même si on peut s’accorder à dire qu’elles le sont toutes) n’ont pas déçu: on a pu compter sur London Grammar pour la voix, Metronomy pour la classe et la théâtralisation de leur prestation, La Femme pour leur folie et leur originalité, et Phoenix pour leur live impeccable (mais malheureusement trop identique à ce qu’on a pu voir à Fourvière).

On regrette avec amertume d’avoir loupé une bonne partie du live de Keziah Jones, attendant -pour une conférence de presse – London Grammar bloqué dans les bouchons (qui n’aurait sans doute jamais joué sans une escorte des services de l’ordre), mais avons pu nous consoler avec une suite dantesque…

Car si on devait parler d’un live de cette édition 2014 … C’est bien celui des mythiques Method Man & Redman. En effet même si les deux dépassent maintenant la quarantaine, armés de dizaines de bouteilles d’eau pour rafraichir un public incandescent,  c’est justement en pionniers du hip-hop qu’ils ont foulé la grande scène du Lives au Pont. Wu-Tang & Def Squad Rpz, un instant auquel on pourra se vanter longtemps d’avoir participé.

Chaque soirée s’est terminée par un set electro. La première par un décevant James Blake’s 1800 Dinosaur stoppé assez soudainement, faisant durer le set jusqu’à 2h40 sans vouloir s’arrêter (incohérent par rapport à leur implication sur scène), et la seconde par Chloé remplaçant l’absence de dernière minute de Seth Troxler (autre grosse déception). Mais cette dernière n’aurait pas mieux fini le festival avec une prestation techno démente (comme à son habitude), poussant jusqu’aux derniers retranchements les basses du soundsystem. Un grand bravo à elle.

KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Decor-18

Fooding - 

Le pont du Gard étant très excentré de la ville (on se voit mal faire 8km à pieds pour un kebab à Remoulins), il est donc impossible de se ravitailler ailleurs que sur le site. Il faut donc compter sur les installations qui sont sur place, c’est à dire… Les deux bars. Exit les food trucks ou autre stand, ici, c’est sandwichs indus’ et hot dog pour la boustifaille. Simple et efficace, on pourra se consoler d’un service relativement rapide même lors des changements de plateau assurés par DJ Pone & Tim Paris qui ont su retenir les foules.

KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Decor-16

Transport / Logement - 

Nous y voici: Le gros point noir du festival. Étant partis dans un contexte de dernière minute en mode piéton, faire ce festival a relevé de la mission.

Le site du pont du Gard est accessible en bus via Avignon et Nîmes. Parfait timing pour faire une escale au Festival d’Avignon qui tombe la même période, sac photo chargé sur le dos & duvet/tente/bagages sur les bras.

Chose importante à savoir: Si vous voulez flâner à Avignon… Il n’existe aucune consigne à la gare, ou nul part ailleurs. Calvaire donc, de se balader chargé jusqu’au cou dans la foule opaque. Autrement, le détour est à faire absolument d’une part pour la ville, d’autre part pour l’ambiance qui y règne.

Une fois arrivé sur place avec les 2 bus de l’après-midi (à trois heures d’intervalle…), se pose la question du logement. Quelques campings overbookés depuis des semaines, idem pour les hôtels à 30km à la ronde: sur les 30 000 festivaliers, on a fait parti de ceux qui ont dormi à la belle étoile, avec un agréable réveil par la sécurité. Car certes, des navettes ramènent les noctambules dans les villes les plus proches, mais quitte à dormir dehors, autant le faire dans la nature. On peut toutefois faire mille mercis à l’hôtel Les Acanthes de Remoulins, qui a accepté de nous prêter un local pour y décharger tous nos bagages pour la nuit.

KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Backstage-11 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Backstage-1 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Backstage-2 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Backstage-3 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Backstage-4 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Backstage-5 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Backstage-6 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Backstage-7 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Backstage-14 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Backstage-15 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Backstage-16 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Backstage-18 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Backstage-17 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Backstage-19 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Backstage-20 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Backstage-22 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Backstage-21 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Backstage-23 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Backstage-24 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Backstage-25 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Backstage-26 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Backstage-27 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Backstage-13 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Backstage-12

Backstage –

Malgré des artistes cloitrés dans leur espace, nous avons profité d’un corner presse avec un accueil aux petits oignons. Découverte des lieux, organisation photo / conférences de presse plutôt bien rodée avec les quelques 60 photographes prévus, l’équipe reste  à l’image du public: très agréables et accueillant. La majeure partie des artistes ont joué le jeu de la conférence de presse, à l’exception de James Blake, capricieux, déclinant au dernier moment.

KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Decor-6

En Bref  - 

Le Festival Lives au Pont, c’est avant tout des lives plus qu’un festival. Il n’a de festival que le format sur 2 jours avec une succession d’artistes, pas plus. Mais à cause de sa situation géographique isolée, il mériterait cruellement d’une organisation adaptée pour les sédentaires (type Eurockéennes), accompagné d’animations annexes pour vraiment y créer un cocon « festival ».

On s’y retrouve l’année prochaine? Oui à 100%. Pour la programmation, le lieu, et aussi pour les 30 ans de l’entrée du pont au patrimoine mondial de l’Unesco qui s’avère – d’après les organisateurs – être une année « exceptionnelle ».

Trêve de bavardage, on vous raconte tout ça en image.

Les Lives, Jour 1 : Mofo Party Plan, Keziah Jones, London Grammar, Method Man & Redman, Chinese Man, 1-800 Dinosaur, Dj Pone

KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-1 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-2 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-3 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-4 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-5 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-6 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-7 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-8 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-9 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-10 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-11 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-12 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-13 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-14 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-15 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-16 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-17 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-18 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-19 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-20 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-21 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-22 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-23 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-24 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-25 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-26 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-28 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-27 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-29

 

Les Lives, Jour 2 : Mummy’s Gone, Phoenix, Metronomy, La Femme, Todd Terje, Seth Troxler Chloé, Tim Paris0

KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-30 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-31 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-32 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-33 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-34 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-36 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-37 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-38 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-39 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-40 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-41 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-43 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-42 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-44 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-45 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-46 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-48 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-47 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-49 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-51 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-52 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-53 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-54 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-50 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-56 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-57 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-58 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-59 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Live-60

 

Et vous.

KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-1 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-2 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-3 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-4 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-5 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-6 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-7 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-8 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-9 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-10 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-11 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-12 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-13 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-14 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-15 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-16 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-17 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-18 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-19 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-20 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-21 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-22 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-23 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-24 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-25 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-26 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-27 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-28 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-29 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-30 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-31 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-32 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-33 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-34 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-35 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-36 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-37 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-38 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-39 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-40 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-41 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-42 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-43 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-44 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-45 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-46 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-47 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-48 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-49 KRAUCH_Sidney-Lives_Au_Pont-Public-50]]>
http://www.lemauvaiscoton.fr/musique/festival-lives-au-pont-pont-du-gard/feed/ 0
Les 10 Tracks de la semaine #29http://www.lemauvaiscoton.fr/musique/playlists/les-10-tracks-de-la-semaine-29/ http://www.lemauvaiscoton.fr/musique/playlists/les-10-tracks-de-la-semaine-29/#comments Fri, 25 Jul 2014 17:11:23 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=34505 10 tracks 29

]]>
http://www.lemauvaiscoton.fr/musique/playlists/les-10-tracks-de-la-semaine-29/feed/ 0
On a revu « Paris, Texas »http://www.lemauvaiscoton.fr/cinema/critique-paris-texas-wim-wenders-palme-d-or/ http://www.lemauvaiscoton.fr/cinema/critique-paris-texas-wim-wenders-palme-d-or/#comments Thu, 24 Jul 2014 15:58:25 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=33933 Un ami, très peu au fait du palmarès du dernier Festival de Cannes, nous questionnait récemment sur Paris, Texas en étant persuadé qu’il venait de remporter la Palme d’Or. Il avait vu dans le métro, sur les belles affiches roses du film de Wenders, cette prestigieuse mention, sans aucune année de précisée… On vous reparle très bientôt de la Palme d’Or 2014, la vraie. Paris, Texas, lui, fête cette année ses trente ans (il fut le vainqueur à l’unanimité du Festival de Cannes 1984). L’anecdote dit très fort deux choses. La première, c’est à quel point le travail des distributeurs spécialisés dans les films de patrimoine est remarquable. En cohérence avec des technologies qui permettent une restauration toujours plus précise de l’image et du son, ils répondent à une problématique passionnante : comment faire vivre au présent le cinéma du passé ? La seconde, c’est que Paris, Texas ne fait effectivement pas son âge. On l’a déjà dit ici : les films les plus simples sont souvent les plus forts, mais ils sont aussi ceux qui vieillissent le mieux. Celui-ci raconte l’histoire d’un homme au passé mystérieux qui cherche à renouer avec le fils qu’il a abandonné et à retrouver la femme qui l’a quitté, lui. On fait difficilement enjeux plus forts et intemporels. Tout en étant ancré dans une époque et un décor bien particuliers, le chef-d’oeuvre de Wenders est sans cesse en quête d’universalité. Voilà peut-être pourquoi il a la trentaine si resplendissante.

ParisTexas-1

D’un Ouest à l’autre

Une large partie de la réussite de Paris, Texas tient aux rapports complexes qui s’y nouent entre Europe et Amérique. Au tournant des années 1970, Wim Wenders s’impose au côté de Rainer Werner Fassbinder ou Volker Schlöndorff comme l’une des figures clé du Nouveau cinéma allemand. Un film comme Alice dans les villes (1974) est à la fois un témoignage précis sur une Allemagne de l’Ouest, tristement moderne, et une oeuvre dont les lignes de fuite sont liées à un imaginaire américain. Même commentaire sur L’Ami américain (1977), transposition d’un polar de Patricia Highsmith à Hambourg, avec deux grands noms venus d’outre-Atlantique, Denis Hopper et Nicholas Ray. Wenders glisse ainsi vers les Etats-Unis jusqu’à y tourner Hamett (1984) et se brouiller avec Francis Ford Coppola, qui le produit sans envisager le même film que lui.

On comprend que le cinéaste ait eu envie, pour Paris, Texas, d’une production franco-germanique indépendante qui lui laisse enfin s’approprier l’imaginaire étasunien de la manière dont il le voulait. Son approche de l’Amérique fascine par son mélange de déférence et de recul critique. Il est évident que ce que Wenders exploite avant tout, c’est le Grand Ouest comme terre immédiatement romanesque, gorgée de souvenirs cinématographiques. Dès l’ouverture, il joue sur le décalage entre un décor de pur western et un personnage qui y déambule lentement, « à l’européenne », mystérieux mais surtout vidé, comme en décalage avec le monde qui l’entoure. Tout l’enjeu du film sera de sonder cette âme égarée. Sa plus grande réussite sera de répondre à cet enjeu par ce qu’il faut bien appeler un suspense sentimental.

ParisTexas-2

Les plages de silence et les visages impassibles des films allemands du cinéaste, on les retrouve ici, mais pris dans une histoire autrement construite et prenante qui permet d’élargir l’audience de son cinéma. Tout en filmant Houston comme il filmait Wuppertal ou Bonn, tout en immeubles tristes, ruelles délabrées et grands échangeurs routiers, Wenders ravive le feu des grands récits romanesques de l’Amérique, ceux qu’il ne trouve pas dans l’Allemagne coupée en deux. Les démons de son pays d’origine, il aura le courage de s’y confronter plus tard : ce sera un autre chef-d’oeuvre, Les Ailes du Désir (1987)… Sa démarche est facilitée par sa collaboration avec au moins deux Américains. Sam Shepard, qui n’a pas encore explosé en tant qu’acteur dans Les Moissons du ciel de Terrence Malick (1979), lui offre son beau roman triste Motel chronicles comme base à son scénario. Pour l’écriture, qui évolue largement pendant le tournage, Wenders est aidé par L.M. Kit Carson, qui n’est autre que le père de Hunter Carson, le jeune acteur du film. A l’arrivée, on obtient une superbe appropriation des grands motifs du mélodrame : secrets et déchirements familiaux, enfance blessée et amour impossible.

ParisTexas-3

L’homme qui aimait de loin

Un autre Américain célèbre auquel Paris, Texas nous renvoie, c’est le peintre Edward Hopper. Les personnages esseulés et mélancoliques, inscrits dans des décors où s’affrontent nature et monde moderne, le tout composé en de grands aplats de couleurs vives : tout cela donne des images-tableaux extrêmement fortes qui impriment durablement la rétine. Wenders impressionne par la manière peu courante dont il tire une étrange beauté des décors les plus tristement communs. Cela passe la pure mise en scène, qui cherche du spectaculaire partout, et notamment par le jeu sur l’éclairage, sans cesse dénaturalisé. Non seulement le cinéaste exploite sans cesse les tonalités artificielles des néons, mais il invente des ciels rouge-orange ou d’un bleu presque électrique :

ParisTexas-4

La poétique particulière de Paris, Texas tient largement à ces audaces visuelles, plus encore qu’aux compositions élégiaques du grand guitariste Ry Cooder. Wenders peint ses ciels et ses murs de la couleur des sentiments. Ici, les cieux paraissent violets tandis qu’Anne et Walt (Aurore Clément et Dean Stockwell) s’apprêtent à se séparer du petit Hunter qu’ils ont élevé comme leur propre fils. Là, Travis (Harry Dean Stanton), le héros, s’enfonce dans les néons rouges de la passion à laquelle il doit refaire face en retrouvant la belle Jane (Natassja Kinski). Les vastes paysages désertiques ou urbains ne font-ils pas écho, par leurs dimensions, à une autre immensité : celle de la peine? ou de l’amour ?

ParisTexas-5Wenders a cette intelligence de dépasser la dimension purement figurative des décors et des objets pour en faire des reflets de l’intériorité des personnages ou des facteurs décisifs de leur parcours émotionnel : grâce à eux (les talkies-walkies) ou malgré eux (les miroirs sans tain), les sentiments s’expriment. Un sommet de poésie moderniste est atteint à l’entrée dans le peep-show où travaille le personnage de Natassja Kinski, baby doll magnifique. Là, les call girls, déguisées en serveuses ou en infirmières dans des décors rudimentaires, écoutent les clients se confier plus qu’elles ne cherchent à les exciter. Là, Wenders s’empare des décors vulgaires d’un monde de consommation décomplexée et de mouvement perpétuel pour les investir d’une torpeur presque hallucinée. Le film entre en suspens, se met à flotter après avoir erré.

La rime est magnifique entre l’écran sur lequel on découvre, en milieu de métrage, des images super-8 pleines de souvenirs et le miroir sans tain à travers lequel l’objet de ces mêmes souvenirs réapparaît, dans le peep-show. Le dialogue tant attendu entre Travis et Jane, par le brio de ses idées de mise en scène, la beauté du texte et l’intensité inouïe de l’interprétation, est un sommet dans l’oeuvre de Wenders. Au terme d’une attente de plus en plus insoutenable, on saisit enfin ce que Paris, Texas raconte : l’histoire bouleversante d’un Orphée moderne. Celle d’un homme qui ne peut se retourner sur le passé qu’il partage avec une femme, sous peine de la détruire, et qui se retrouve condamné à l’aimer de loin.

ParisTexas-6

A lire aussi sur LMC :

> Critique du Sel de la Terre, le nouveau film de Wim Wenders, en salles le 15 octobre 2014


]]>
http://www.lemauvaiscoton.fr/cinema/critique-paris-texas-wim-wenders-palme-d-or/feed/ 0
Pömz & Friends remettent le couverthttp://www.lemauvaiscoton.fr/art/pomz-friends-remettent-le-couvert/ http://www.lemauvaiscoton.fr/art/pomz-friends-remettent-le-couvert/#comments Thu, 24 Jul 2014 11:52:32 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=34297 Pour fêter leur 1 an, ils ont invité 15 artistes, lyonnais pour la plupart, issus d’univers artistiques différents : du street art à l’illustration en passant par du graphisme.

Le plus pour cette édition, est leur conner de print des originaux à prix doux, une belle initiative pour permettre de démarrer (ou d’augmenter) une collection d’art. L’expo durera jusqu’au samedi 2 août et proposera deux autres rendez-vous les jeudi 24 et 31 juillet.

> Event du RDV#2

POMZ-2014-LMC-1

POMZ-2014-LMC-2

POMZ-2014-LMC-3

POMZ-2014-LMC-4

POMZ-2014-LMC-5

POMZ-2014-LMC-6

POMZ-2014-LMC-7

POMZ-2014-LMC-8

POMZ-2014-LMC-9

POMZ-2014-LMC-10

POMZ-2014-LMC-11

POMZ-2014-LMC-12

POMZ-2014-LMC-13

POMZ-2014-LMC-14

POMZ-2014-LMC-15

POMZ-2014-LMC-16

POMZ-2014-LMC-17

POMZ-2014-LMC-18

POMZ-2014-LMC-19

POMZ-2014-LMC-20

POMZ-2014-LMC-21

POMZ-2014-LMC-22

POMZ-2014-LMC-23

POMZ-2014-LMC-24

POMZ-2014-LMC-25

POMZ-2014-LMC-26

POMZ-2014-LMC-27

POMZ-2014-LMC-28


https://www.facebook.com/pomzfriends

]]>
http://www.lemauvaiscoton.fr/art/pomz-friends-remettent-le-couvert/feed/ 0
Musiques en Stockhttp://www.lemauvaiscoton.fr/musique/musiques-en-stock/ http://www.lemauvaiscoton.fr/musique/musiques-en-stock/#comments Wed, 23 Jul 2014 14:00:42 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=34132 À l’occasion de sa 14ème édition, l’équipe du festival nous a offert une programmation « plutôt guitare » comme dirait l’autre.

LMC39

Pour vous donner une idée du site on pouvait retrouver une grande scène, une petite « la plage » (proposée par la salle locale « l’atelier »), une zone buvette-restauration-merchandising, des stands de prévention et enfin une zone consacrée au jeune public (la gaminerie) proposant jeux, maquillage et même un bar à sirops.

LMC89

Il faut souligner que ce festival est totalement gratuit et ce depuis la première édition de 2001.
C’est un vrai festival de passionnés, où le bénévolat fonctionne à merveille. L’équipe a aussi à coeur d’offrir un festival éco-responsable (merchandising en coton bio, restauration locale, tri des déchets, WC sec, navettes…).

LMC85

« Musiques en Stock » a également la particularité de lier Musique et BD. En effet, depuis 2001 l’affiche officielle est dessinée par un auteur du 9ème Art (Lostal, Zep, Margerin, Berberian…). Ces 2 derniers animaient également tous les après-midi un programme radio en direct du site (Radio-Lucien). La plupart des artistes y sont conviés pour jouer en acoustique et répondre aux questions de nos acolytes, grands passionnés de rock ! Pour des questions de commodité, l’enregistrement n’est réservé qu’aux journalistes et bénévoles.
> Detroit lors de leur passage à Radio Lucien

LMC37

Grâce à la venue de Détroit le premier jour, le festival a accueilli plusieurs milliers de spectateurs âgés de 2 à 82ans, malgré un 3ème jour pluvieux. À « Musique en Stock » nous souhaitons une très longue vie, car le travail des organisateurs et des bénévoles est exemplaire. (Au passage rappelons que la municipalité a failli passer à l’extreme-droite lors des dernières élections et cette possibilité a ébranlé durant des semaines l’avenir de l’événement).

Comme on est très sympa on vous a concocté une avalanche de photos au jour par jour :

Jour 1 : The Family Rain – Zval and the Savates – Blood Red Shoes – Narrow terrence – Detroit

LMC01 LMC02 LMC03 LMC04 LMC05 LMC06 LMC07 LMC08 LMC09 LMC10 LMC11 LMC12 LMC13 LMC14 LMC15 LMC16 LMC17 LMC18 LMC21 LMC22 LMC23 LMC25 LMC26 LMC27 LMC28 LMC29 LMC31 LMC33 LMC34

 

Jour 2 : Polar – Harold Martinez – Midlake – Mozes and the Firstborn – Nada Surf

LMC35 LMC36 LMC38 LMC40 LMC41 LMC42 LMC43 LMC44 LMC45 LMC46 LMC47 LMC48 LMC49 LMC50 LMC51 LMC52 LMC53 LMC54 LMC55 LMC56 LMC57 LMC58 LMC60 LMC61 LMC62 LMC63 LMC64 LMC65 LMC66 LMC67 LMC68 LMC69 LMC70 LMC71 LMC72 LMC73 LMC74 LMC75 LMC76 LMC77 LMC78 LMC79 LMC80 LMC81 LMC82 LMC83 LMC84

 

Jour 3 : Peter von Poehl – Seraphin & the Blues Candles – The Veils – Ethan Johns – The Jon Butler Trio

LMC86 LMC87 LMC88 LMC90 LMC91 LMC92 LMC93 LMC94 LMC95 LMC96 LMC97 LMC98 LMC99 LMC100 LMC101 LMC102 LMC103 LMC104 LMC105 LMC106 LMC107

Bref, on y retournera sans aucun doute.


http://www.musiques-en-stock.com/index.php?id=306

]]>
http://www.lemauvaiscoton.fr/musique/musiques-en-stock/feed/ 0
Arles et Sète, deux villes pour deux RDV artistiques immanquableshttp://www.lemauvaiscoton.fr/art/arles-et-sete-deux-villes-pour-deux-rdv-artistiques-immanquables/ http://www.lemauvaiscoton.fr/art/arles-et-sete-deux-villes-pour-deux-rdv-artistiques-immanquables/#comments Tue, 22 Jul 2014 12:35:32 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=34046 Les rencontres de la photographie d’Arles Jusqu’au 21 septembre 2014

Impossible de décrire « Les rencontres de la photographie d’Arles » dans un passage d’article tellement ce qui est présenté dans cette petite ville du 7 juillet au 21 septembre est un condensé riche de la scène internationale de la photographie actuelle. Riche et divers, le monde de la photographie trouve sa capitale en la cité arlésienne tous les étés depuis quinze ans.  On s’attardera ici, comme on s’atarde toujours plus dans ce lieu, aux Atelier SNCF. Cette année, pour cause de reprise d’une partie du lieu par la Fondation LUMA et donc pour travaux, l’espace est moins étendu.

Au fond du terrain on découvre le bâtiment qui abrite les trois pavillons des expos 13 – 14 – 15. Celle du fond, la numéro 15 présente le Prix Pictet, prix qui récompense le développement durable et la photographie, et le travail assez déroutant de Chema Madoz, qui reprend à son compte et à travers la photographie la célèbre « Trahison des images » de Magritte. Le « ceci n’est pas une pipe » n’a jamais été aussi photographique.

photo 5

Le pavillon 13 présente le Prix Découverte avec les différentes propositions de Quentin Bajac, Alexis Fabry, Bohnchang Koo, Wim Melis et Azu Nwagbogu. Si celles-ci n’apportent pas l’éclat qu’on attend des Rencontres d’Arles, on prend soin de noter que le commissariat d’exposition les place juste après une très belle scénographie dans une salle en point de fuite autour du travail de Lucien Clergue. Son travail est un subtil mélange de nus et de la poésie de ces hommes comme Picasso qu’il a d’ailleurs beaucoup pris comme modèle. Fondateur des Rencontres internationales de la photographie d’Arles, il précède dans cette installation les photographes d’aujourd’hui, qu’il a souhaité mettre en lumière toute sa vie.

Le pavillon 14 reste le plus intéressant. Photographie certes, mais avant tout art contemporain. La photographie est avant tout le support de réalisation d’un concept. « Small Universe / Le besoin Hollandais de documenter», pavillon entièrement dédié à la jeune scène photographique hollandaise, présente les projets les plus intéressants des Ateliers SNCF. Hans Van Der Meer reconstitut un catalogue de mobilier urbain à partir de photographie qu’il a réalisé de scènes quotidiennes de la rue. Jos Houweling présente quelques un de « ses 700 collages », accumulation sur un thème de détails de la vie quotidienne, constituant une certaine typologie d’Amsterdam, commandée par la ville pour fêter son 700ème anniversaire. Et enfin, Hans Eijkelboom artiste qui explore l’empreinte photographique qu’on laisse tous mais dans le cadre de vies factices qu’il crée.  Père d’une famille qui n’est pas la sienne, témoin de fait divers qu’il guette, professionnel dans un métier qu’il n’exerce pas.  La photographie est une empreinte laisser dans la vie, mais celle-ci peut-être factice.

photo 2

Sur le cartel d’entrée du pavillon, la métaphore de l’image .jpeg est utilisé pour symboliser ce petit espace qui est occupé par les personnes dont la taille moyenne est la plus grande d’Europe. Un format compressé qui dévoile de grandes choses une fois qu’on l’ouvre, une idée de la scène photographique hollandaise, mais qui peut aussi évoquer ce travail de mise en valeur des Rencontres de la Photographie d’Arles.

photo 1

Rédaction : France Davoigneau
Photographies : Sylvain Maupas

***

Miro – vers l’infiniment libre, vers l’infiniment grandMusée Paul Valéry – Sète – Jusqu’au 9 novembre 2014

Peintre et sculpteur du subconscient, figure emblématique d’un art qui dans les années 20 assassinait, tuait et violait toutes les règles conventionnelles, Joan Miro est de ces artistes qui passionnent. En 65 ans de carrières le catalan aura traversé un XXème siècle tourmenté, meurtri et pourtant riche de ce terreau qui fit naître les plus grands noms de notre culture. Postimpressionniste, cubiste ou fauviste à ses débuts, Miro prendra finalement la voie d’un surréalisme partiel, au côté de Breton, Aragon et tant d’autres.

miro la ferme

La Ferme – J. Miro

En 70 œuvres, peintures, sculptures et travaux sur papiers, le musée de Sète offre au visiteur une entrevue polymorphique avec l’œuvre de l’artiste. Intitulée Miro, vers l’infiniment libre, vers l’infiniment grand, l’exposition tend sans doute à présenter l’auteur de La Ferme sous un double aspect : alors que les premiers travaux exposés nous livrent la libre pensée de l’artiste sur des sujets sociétaux, tels que la politique ou la femme, les suivants s’attachent eux à présenter une œuvre pleine d’onirisme et d’abstraction. Evoquant souvent un ciel étoilé, les toiles de Miro nous renvoient directement à la création d’un ailleurs, à la volonté de penser une ouverture du champ des possibles, comme un refus de se soumettre à sa seule condition d’Homme, aux seuls drames de son temps. La notion de « grand », peut alors faire référence à l’espace de la pensée, aux limites de l’imagination. Limites que Miro, lui, avait décidé de franchir.

Dotée d’une poésie incontestable, d’un intérêt graphique sans commune mesure et d’un langage pictural savamment utilisé,  l’œuvre toute entière de Joan Miro nous questionne sur les notions d’espace, de liberté et de violence. Déroutante  pour certains, elle reste malgré tout empreinte d’une véritable fraîcheur d’invention, d’une réflexion sur l’humain et l’animal, le végétal et le spatial.

Pour cet été 2014 nous vous convions donc à découvrir ou redécouvrir les travaux de cet artiste dont la liberté n’a, selon Breton lui-même, jamais été dépassée.

draft_lens1615480module13565342photo_1232537994Joan_miro_The_Poetess

J. Miro, The Poetess

miro 2

J. Miro, Nocturne

Rédaction : Pierre Bultez


http://www.rencontres-arles.com/Home
http://www.ot-sete.fr/musee-paul-valery-expo-miro.html

> Lisez notre premier article sur les expositions à ne pas manquer en juillet.

]]>
http://www.lemauvaiscoton.fr/art/arles-et-sete-deux-villes-pour-deux-rdv-artistiques-immanquables/feed/ 0
Ma Demoiselle Pierre : une demoiselle pas comme les autreshttp://www.lemauvaiscoton.fr/lifestyle/ma-demoiselle-pierre-une-demoiselle-pas-comme-les-autres/ http://www.lemauvaiscoton.fr/lifestyle/ma-demoiselle-pierre-une-demoiselle-pas-comme-les-autres/#comments Mon, 21 Jul 2014 16:32:44 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=33957 Aujourd’hui, en matière de bijou, le mot d’ordre semble être « Exit le bling bling ! ». On le voit partout, la tendance est à la régression. Mais pas n’importe laquelle. Maintenant, on prône le discret, le délicat, le bijou de famille, ou encore celui auquel on est attaché, avec une vraie valeur sentimentale. Même les bracelets brésiliens de notre enfance peuvent désormais s’acheter chez les géants du prêt-à-porter ! Un peu comme des portes bonheurs, on peut jouer la carte du less is more, ou les accumuler comme de précieux grigris (qu’on aimerait presque porter toute la vie).

Mademoiselle-Pierre-LMC-5

Nous avons justement rencontré l’une de ces créatrices qui montent, qui font un peu la pluie et le beau temps dans l’univers du bijou. Etablie depuis novembre 2012 dans sa jolie boutique du 11ème arrondissement de Paris, elle commence à sérieusement nous titiller les pupilles… elle, c’est Ma Demoiselle Pierre.

Mademoiselle-Pierre-LMC-4

Ma Demoiselle Pierre, c’est l’histoire de Stéphanie Allerme qui a réalisé le rêve que l’on fait un peu toutes secrètement : tout plaquer et vivre de sa passion. Et surtout, réussir à le faire.
Sa collection, un brin garçon manqué, se décline autour de la gourmette revisitée en bagues, bracelets, colliers… Depuis quelques mois, elle propose également des plaques à message sur lesquelles vous pouvez graver, au choix : mot doux, déclaration, style, humeur…, afin de personnaliser votre look jusqu’au bout des doigts.

Mademoiselle-Pierre-LMC-2

Pour créer ses jolis bijoux, Stéphanie utilise des matériaux précieux tels que le plaqué or 24 carats, le palladium ou, plus récemment, l’or rose. Ce précieux que nous pouvons notamment retrouver dans sa dernière collection, sobrement intitulée « PINK ».

Mademoiselle-Pierre-LMC-1

La créatrice a également planché sur une collection textile. Des sweat et tee-shirt arborant des noms des héros de nos séries d’antan : Brenda, Dylan ; ou encore un iconique « Demoiselle ».

Mademoiselle-Pierre-LMC-8

Alors, sa recette miracle ? En plus de son talent indéniable de créatrice, Stéphanie est une « girl next door » du bijou : équipe sympa, boutique friendly dans laquelle on passerait bien nos journées, travail avec les petits ateliers parisiens, événements entre copines… C’est un peu notre copine à toutes, celle que tout le monde adore. Aujourd’hui, elle est adoubée par les bloggeuses, citée régulièrement dans les magazines, bref, elle cartonne !

Si vous aussi vous souhaitez habiller vos doigts ou poignets de ces superbes créations, retrouvez la au 155 rue Amelot PARIS 11ème pour les parisiennes ou sur son e-shop.

Mademoiselle-Pierre-LMC-6

Mademoiselle-Pierre-LMC-3


http://www.mademoisellepierre.com
Page Facebook

]]>
http://www.lemauvaiscoton.fr/lifestyle/ma-demoiselle-pierre-une-demoiselle-pas-comme-les-autres/feed/ 0
On y était : dans la bulle du Worldwide Festivalhttp://www.lemauvaiscoton.fr/musique/live-report-wordwide-festival-2014/ http://www.lemauvaiscoton.fr/musique/live-report-wordwide-festival-2014/#comments Fri, 18 Jul 2014 14:06:33 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=33853 Public - 

Très largement anglophone, le public du Worldwide n’en reste pas moins éclectique. Ici pas de KIDs en quête de brutalité sonore post-adolescente. Ici, on aime la musique. On ne m’a demandé qu’une seule fois en quatre jours si je vendais de la « D », ce qui constitue une performance en soi. Nous avons beaucoup discuté avec des gens détendus, ouverts et curieux. Nous avons même assisté à un choc culturel entre les locaux sètois fêtant la Saint-Pierre (fête des pêcheurs) et les festivaliers. Curieux métissage qui fonctionna à merveille, emmené par ce génie de Giles Peterson. Bref, un vrai bol d’air frais made in U.K.

Musée-worldwide

Fooding - 

Qu’on se le dise : on s’est goinfré pendant 4 jours midi et soir. La gastronomie sétoise est parfaitement adaptée à un marathon-festival comme le Worldwide, à savoir : grasse, revigorante et pleine de saveurs. On a pu ainsi goûter aux joies d’une macaronade, célèbre spécialité locale composée principalement de pates et de brageoles (mélange de viande de boeuf, de saucisses et de tomates) le samedi midi avant de se mouvoir à la plage. Brillante idée. Mais aussi au sandwich de longanisse (saucisse épicée) à 2h du matin accompagnée de ses frites juteuses ou encore aux fameuses (et étranges) Tielles de Sète qui réussissent l’exploit de nous faire manger une tourte de poulpe en fin d’après-midi. Vous l’aurez compris, le Worldwide propose donc un programme alimentaire riche et exotique en parfaite adéquation avec les heures de danse que les festivaliers s’imposent de tenir.

Macaronade

Musique - 

Ce qui est bien avec Gilles Peterson (fondateur et programmateur de l’évènement), c’est que l’on sait à l’avance que même si l’on ne connaît pas une bonne partie des noms de la programmation, on ne repartira pas déçu tant l’éclectisme est au rendez-vous.

Et pour cause : le Franco-suisse s’est construit un solide bagage dans le monde de la musique en mettant entre autre en place dès 1998 une émission sur BBC Radio intitulé… Worldwide. Au menu : dub, reggae, jazz, soul, drum&bass, hip-hop. En bref, un peu de tout ce que l’on a pu retrouver pendant ces quatre jours à Sète !

sete

À l’opposé de beaucoup des festivals copié /collé que l’on peut trouver un peu partout en France avec les mêmes lines up (oui, Fauve, Stromae et Gesafelstein, c’est vous qu’on regarde), on aura ici eu droit à du gros digging d’artistes bourrés de talents, mais pas que.

Pour les digging d’artistes qui mériteraient d’être plus connus, on pense notamment au projet Hex de Toshio Matsuura, au vrai talent de Taylor McFerrin pour le beatbox et à la cross-performance musicale et cinématographique de Chassol. Mention spéciale à Lefto, pour son set hip-hop Jazz et ses transitions hors norme : être DJ ca n’est pas simplement enchaîner les tracks en synchronisant automatiquement le BPM avec des CDJ.

Concernant les têtes d’affiches, les différents musiciens ont fait le job. Après avoir pu voir Four Tet et Floating Points indépendamment l’un de l’autre pour les Nuits Sonores, nous étions impatients de découvrir ce qu’ils allaient pouvoir nous proposer réunis. Avec un set sans concessions orientié afrobeat, difficile de ne pas se laisser aller aux rythmes endiablés des deux Anglais. Du coté de Seth Troxler, le set techno est sans bavure et ne manque pas de faire mouche auprès des festivaliers.

Et comment ne pas réserver un hommage spécifique à Sadar Bahar, qui a su toucher notre corde sensible avec ses perles de black music ? Alignant les 45 tours qui pour la plupart doivent maintenant être des pièces de collection, le Chicagoan a transporté la plage au plus profonds des clubs groovy du Nord-Est américain. Un grand moment.

Seule petite « fausse note » de cette programmation du Worldwide : nous n’avons pas compris le besoin d’ajouter un MC intervenant beaucoup trop souvent lors des performances musicales, sans grande valeur ajoutée. Et encore, c’est bien parce qu’il fallait trouver un point négatif !

Cadre - 

C’était notre première à Sète et nous n’avons pas été déçus. Beau temps et cadre de carte postale étaient au rendez-vous. Nous nous sommes rendus sur la « WF Beach » les après-midis pour siroter quelques Get-Perrier glacés et danser sur la soul de Sadar Bahar. Une sorte d’Ibiza mais avec de la bonne musique. Le St-Christ, sanctuaire et épicentre du festival, est le lieu de rendez-vous nocturne pour tous ceux qui ont leur « pass ». De 22h à 5h du matin, cet endroit situé au bout d’une jetée, face à la mer et au pied d’un phare (rien que ça), accueille les artistes et les festivaliers pour le plaisir de tous. De l’air et de l’espace : deux luxes qui se font rares de nos jours en soirée et que l’on apprécie tout particulièrement sur la fin de festival.

On regrette de n’avoir pu tester le Théâtre de la Mer, sublime amphithéâtre où se sont déroulés les premiers concerts et soirées, ainsi que le Musée Paul Valéry ou encore la C.r.a.c. Autant de lieux singuliers qui créent une réelle identité à ce festival.

theatredelamer

sète-01 sète-02

Transports - 

C’est peut-être le seul talon d’Achille de cet événement ! Si vous avez l’occasion de vous rendre un jour au Worldwide (ce que l’on vous recommande fortement, vous l’aurez compris), prenez un vélo, un scooter, une voiture, un skate, une planche à voile ou tout ce qui pourra sauver vos mollets des kilomètres qui séparent chaque lieu. Parce que le concept de la ponctualité ne semble pas faire l’unanimité au syndicat des conducteurs de bus sètois, nous avons marché. Beaucoup. Ceci étant finalement un mal pour un bien car cela nous a permis de longer la côte à pied sur plusieurs kilomètres, deux mecs en maillots de bain ne constituant apparemment pas la combinaison parfait de l’auto-stoppeur.

Sète côte

Backstage - 

Que dire si ce n’est que là aussi l’ambiance était encore une fois aussi décontractée que joviale. Les artistes jouaient le jeu en étant très accessibles, probablement grâce au cadre et à l’atmosphère ambiante qui émane de ce festival. Nous avons ainsi discuté Beatbox avec Taylor McFerrin, échangé quelques vannes avec Four Tet et Sadar Bahar ou encore quelques paroles avec un Connan Mockasin guilleret (hum…). Transats et canapés au pied du phare, bar efficace, vue sur la mer. On le classe certainement dans notre top 5 backstages.


 

Le plus : la bulle Get 27

Un oasis au milieu du désert, c’est un peu le sentiment que l’on ressent lorsque l’on rentre dans la micro-architecture installée par Get 27 au milieu de la plage. Un espace de fraîcheur et de verdure qui a su séduire le dos brûlé de mon camarade sans crème solaire. Un Get-Perrier glacé, quelques animations, un bol d’air frais et c’est reparti pour des heures de danse dans le sable !

la-bulle Get 27

Bulle Get 27 Bulle Get 27

En somme le Worldwide est un festival à découvrir et re-découvrir, pour les amoureux de musique aux oreilles aiguisées. À l’année prochaine !

]]>
http://www.lemauvaiscoton.fr/musique/live-report-wordwide-festival-2014/feed/ 0
[Sponsorisé] Roger Federer VS Lindsey Vonn : un match à 3 454m d’altitude !http://www.lemauvaiscoton.fr/lifestyle/sponsorise-roger-federer-vs-lindsey-vonn-un-match-a-3-454m-daltitude/ http://www.lemauvaiscoton.fr/lifestyle/sponsorise-roger-federer-vs-lindsey-vonn-un-match-a-3-454m-daltitude/#comments Fri, 18 Jul 2014 12:26:34 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=33868 Les deux sportifs sont des utilisateurs assidus des réseaux sociaux et interagissent régulièrement avec leurs fans. Federer (près de 2 millions de followers twitter) avait lancé un défi intriguant la semaine dernière à Lindsey Vonn (320K followers) par le biais d’une vidéo, 2 jours après la finale de Wimbledon. On voyait alors le tennisman appeler la skieuse sur Skype depuis sa chambre d’hôtel et lui faire un dessin, en guise de teasing, du challenge qu’il lui lançait. Lindsey, Roger, une montagne : l’intrigue laissait place à tous les scénarios possibles. La réponse est désormais délivrée par cette deuxième vidéo ! On peut voir de magnifiques vues aériennes du glacier et d’un surprenant terrain de tennis posé au sommet, en plein milieu de la neige. Roger propose alors à Lindsey de mettre en jeu un chocolat Lindt si elle réussit à le battre. « Go easy on me » lance-t-elle, répondu par un sobre « Of course, I’m a gentleman, you know » de monsieur. Les bases sont posées… on vous laisse découvrir la fin.
Cette opération marketing fait echo à un tweet envoyé par Roger en octobre 2013 qui défiait les autres sportifs sur leurs propres sports. Lindsey Vonn avait alors répondu que s’il skiait avec elle, elle jouerait au tennis contre lui. Une belle illustration de ce que peut donner l’interaction entre communication digitale et happening « IRL ».

Roger Federer VS Lindsey Vonn

Roger Federer VS Lindsey Vonn

Roger Federer VS Lindsey Vonn

Roger Federer VS Lindsey Vonn

Roger Federer VS Lindsey Vonn

Roger Federer VS Lindsey Vonn

Capture d’écran 2014-07-18 à 12.51.15



La première vidéo de l’invitation au défi :

]]>
http://www.lemauvaiscoton.fr/lifestyle/sponsorise-roger-federer-vs-lindsey-vonn-un-match-a-3-454m-daltitude/feed/ 0
GusGus : Mexicool http://www.lemauvaiscoton.fr/musique/gusgus-mexicool/ http://www.lemauvaiscoton.fr/musique/gusgus-mexicool/#comments Thu, 17 Jul 2014 16:36:18 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=33851 Après une décennie affaiblie par ces mouvements, albums dispensables et cicatrisation du groupe (notamment de l’après succès commercial), c’est en quatuor à présent (Daniel Agust , Stephan Stephensen, Birgir Þórarinsson, Urður Hákonardóttir ) que GusGus a retrouvé son véritable son. Il nous livre enfin un nouvel album absolument majestueux, à l’aura divinement positif.

gusgus-mexico-LMC

A l’instar du racé « Polydistortion » (1997) et léché « This is normal » (1999), le cru 2014 « Mexico » reprend la production épique d’une trilogie qui semblera aujourd’hui innée, intemporelle à l’écoute de ces 9 nouvelles perles, riches en couleurs et brillances auditives.
 

On décortique track par track :

 
- « Obnixiously sexual » ouvre l’album sur une rythmique eighties soignée, hypnotique de bout en bout, dont la voix familière posée possède la justesse de sensualité pour y succomber tout en dansant. Le saxo à la The The (infected) s’invitant en plein milieu et le violon romantique final donne à ce titre un pouvoir d’attraction irrésistible qui dépasse le cadre de la surconsommation musicale. « Obnixiously sexual » est la réponse au « killer » d’Adamski et Seal un quart de siècle plus tard. Absolument fascinant, aimant absolu. Un vrai tube.

- « Another life » réussi le pari de fusionner le revival d’une scène électronique oubliée (l’acid house des Shamen, Bomb the Bass) à celle plus sophistiquée de la scène mutante des Crystal Castles sur son dernier opus (III). La voix féminine old school se marie étrangement à celle trafiquée au vocoder (Daft Punk n’est pas si loin) dans une ambiance gentiment barrée, ironiquement commerciale, clairement originale.

- « Sustain » à nouveau très old school dans son introduction, « Sustain » évolue sur une boucle Morderesque (Midnight Express). B.O imaginaire d’un « drive movie » européen, la voix extasiée de crooner disco l’habillant pour des clubs moites pourrait se téléporter directement à Berlin et se faire déshabiller (remixer).

- « Crossfade » suis le même cheminement après une introduction que n’aurait pas reniée Depeche Mode jadis (avant l’air Ben Hillier), le refrain en plus inspiré, prononcé (c’est le 1er single). La trame tout en montée nous amène dans une transe qui flirte avec le plaisir sexuel. Il y a du Faithless dans les sons, du Hot Chip, IAMX dans les vocaux, mais l’efficacité ré-appartient à GusGus qui renoue avec l’éveil du plaisir et de la trouvaille mélodique qui rend fou.

- « Airwaves » au titre prometteur n’a rien à voir avec une reprise de Kraftwerk, mais plutôt avec les sonorités ensoleillées du « song of life » extrait du cultissime « leftism » de Leftfield (1995). La voix prédicatrice omni présente de Daniel en effet ré-verbe prône la danse ensorcelée, celle d’une rave utopiste. En attendant, en l’entendant, on se le passera en mode lévitation.

- « God Application » magnifié dès l’introduction par un déchirant violoncelle, l’application dévoile un synthé vintage lumineux à La Sébastien Tellier (Sexuality), avant qu’un vocal soul nous dévie sur un groove electro RnB sensuel et imposteur. « God application » démontre le potentiel de GusGus à tout façonner épicuriennement.

- « Not the first time » so British, so trance, so trainspotting. Choose Life ! Ce titre sonne faussement rétro dans sa 1ère partie avant de lâcher une nappe de synthé poignante sur le refrain à la Donna Summer (I feel love). Un « anthem » à la Moby de l’avant « play » remodelé replay seconde time.

- « Mexico » l’unique titre instrumental, éponyme, ravive les vertus cérébrales de l’electro acid music des nineties  (KLF, Shamen, orbital, meat beat manifesto..), mais ne sonne ni nostalgique ni obsolète, car le résultat est contemporain tout plein. Le morceau se suit à chaque humeur, de jour comme de nuit, bien luné ou non, s’adapte à la situation. Le traitement des sons dénoue des nœuds dans la tête, les fait voyager, planer où vous voulez (Tantôt sur le périphérique pollué de Mexico, tantôt sur la plage fantasmée d’Acapulco ). « A masterpiece » comme disent les Anglais le vaut bien, car le karma du  « summer of love 1988» y a survécu, tout comme les multi reliefs du trip à domicile, au casque ou dans les enceintes y naissent. Pour l’amateur n’étant même pas né à cette époque, il constatera que la musique électronique à effet rétroactif peut être facteur de révélation, même de révolution. Cela dit, « Mexico » est une prouesse de pure son caressant, titillant, dopant l’esprit et corps.

- « This is what you get when you mess with love » conclut l’album émotivement. Voix intimiste posé sur un tapis sonique orgasmique, en se disant déjà nostalgique qu’on va se refaire l’album encore et encore, chez soi, dans son lecteur cd, pc, table de mixage, sous la couette, dans la baignoire, dans son autoradio, I-pod dans le métro, supermarché, agin, ivre, stone, seul, en amoureux, entre potes, en fête, en club, au travail, au sport, sur la plage… en live. Le message est clair « this is what you get…with love »


Site internet GusGus

Texte par Josse Juilien

]]>
http://www.lemauvaiscoton.fr/musique/gusgus-mexicool/feed/ 0