Le Mauvais Coton http://www.lemauvaiscoton.fr Music, Art, Cinema, and Event reports Fri, 19 Sep 2014 09:47:27 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.9.2 Tim Parchikov – Maître du suspensehttp://www.lemauvaiscoton.fr/art/tim-parchikov-maitre-du-suspense/ http://www.lemauvaiscoton.fr/art/tim-parchikov-maitre-du-suspense/#comments Fri, 19 Sep 2014 09:07:30 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=36662 TP06Le photographe Moscovite né en 1983 est d’abord diplômé de deux écoles de cinéma et de réalisation à Moscou, il se tourne ensuite vers la photographie. On le connaissait pour ses clichés de street-photography Venetienne et voilà que la MEP nous offre – comme souvent d’ailleurs – une façon nouvelle d’apprécier son travail. Avec cette exposition faite d’images piochées dans les séries les plus importantes de Mr Parchikov : Suspense, Venice Burano ou encore Deconstruction, Jean Luc Soret, commissaire de l’exposition, offre au public une occasion nouvelle d’appréhender la photographie contemporaine.

Le descriptif informe le visiteur : ici il sera question de suspense, de mystère et même de romanesque. Quasiment toutes prises de nuit, ces images tirent leur luminosité d’un rayon de lune, de projecteurs oubliés ou de rares réverbères installés le long de chemins déserts. Une chaise abandonnée à l’allure fantomatique, le regard de deux étrangers se croisant dans un halo lumineux, un camion laissé sur le bas-côté d’une route sinueuse ; si ces sujets semblent à première vue peu attrayants, Parchikov les immortalise avec une telle poésie, que l’apparente banalité laisse rapidement place à une scène des plus atypiques. L’artiste met en exergue la beauté d’un quotidien parfois marqué par l’étrangeté et réaffirme à nos yeux accoutumés que même les choses les moins extraordinaires peuvent elles aussi renfermer la précieuse beauté.

« le suspense, dit Jean Douchet, est la dilatation d’un présent pris entre deux possibilités contraires d’un futur imminent »
TP02Dans le déroulement d’une action il existe pour l’artiste un bref instant, source de suspense – là où le temps semble suspendu. D’une scène commune et habituelle émerge alors une tension poignante : Et si cet homme qui semble rentrer chez lui n’était en réalité qu’un malfaiteur ? Ces deux inconnus dont le regard vient de se croiser se connaissent-ils ? Vont-ils se retrouver ? Comme un scénario inachevé, le photographe semble nous inviter à écrire la suite de ces instants subtilisés. Se dessine alors une hypothèse : ces travaux ne nous interrogent-ils pas sur notre avenir proche, sur cet instant qui va survenir mais qui n’est peut-être pas encore écrit ? Ces photographies ont-elles pour but de nous montrer que les schèmes classiques de causalité peuvent eux aussi être remis en question ?

A l’entrée de l’exposition une image, grand format, représente des barbelés disposés dans l’eau. Un bord de mer ? A leur base, des sacs plastiques semblent figés, déchirés. Ces barbelés forment barrière, protège le large. Le photographe s’est arrêté là. Il nous questionne. La pollution passera-t-elle ces sommaires installations ou s’arrêtera-t-elle là ? Vous l’aurez compris, ces images ne sont pas sans engagement et sous l’apparente dimension poètique se cache un message plus profond, peut-être dramatique.TP03

« Il croit simplement que dans toute chose et à tout moment se cache quelque chose qui a la capacité d’être vu et vécu autrement » Nous dit Ami Barack.

Il y a dans les photographies de Parchikov une telle source de réflexion que chaque visiteur pourrait bien vivre cette exposition de la façon la plus personnelle qui soit.

Maison Européenne de la Photographie
Adresse : 5-7 rue de Fourcy – Paris 4ème

 

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Jean-Charles Hue, réalisateur de Mange tes morts : « Le cinéma, c’est la Bible des temps modernes »http://www.lemauvaiscoton.fr/cinema/entretien-jean-charles-hue-mange-tes-morts/ http://www.lemauvaiscoton.fr/cinema/entretien-jean-charles-hue-mange-tes-morts/#comments Thu, 18 Sep 2014 09:44:15 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=36575 JCH-1

Le Mauvais Coton : Pourquoi avoir voulu prolonger cette expérience dans le milieu des gens du voyage après La BM du seigneur ? Que vouliez-vous y apporter de plus avec ce film ?

La BM du seigneur était à la base un moyen-métrage et on était dépendant de ce premier coup d’essai. Ni moi ni le producteur ne savions que ç’allait devenir un long-métrage. Et puis il y a eu un succès critique qui a surpris tout le monde, y compris nous. Malgré ça, il y avait encore tout à dire. On trouvait qu’on s’était trop attardé sur certains aspects du mode de vie gitan : la confrontation ou les amitiés avec les gadjos, etc. Aujourd’hui encore, on a un projet de série TV. Si jamais on dispose de plusieurs heures, je vais pouvoir aborder toutes les choses que j’ai vues en dix-huit années. En une heure et demi de film, il faut savoir cibler l’affaire ! Et d’un autre côté, il faut rester longtemps à observer et à filmer pour ne pas dire de conneries, surtout quand on n’est pas né dans ce milieu-là…
On aurait pu m’attendre ailleurs pour mon deuxième film, c’est comme ça que ça se passe quand un premier long se fait un peu remarquer, mais j’ai pensé que c’était bien de continuer là-dessus, avec des choses sincères et nécessaires à dire, même si je n’ai aucune envie de devenir le « Monsieur Gitan » du cinéma. Je ne raconte pas que ça… Le cinéma, je l’envisage comme une aventure de vie. Chez Werner Herzog par exemple, la démarche importe beaucoup et il ne fait pas un film parce qu’il a une bonne idée de scénario, mais parce qu’il sait qu’il va vivre une aventure qui va donner naissance à un film. Je fonctionne pareil, il me faut une aventure humaine avec son lot de surprises.

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Par rapport à La BM du seigneur, n’y avait-il pas l’envie avec Mange tes morts d’aller vers plus de fiction, de spectacle ?

Il y a en effet une demi-heure de documentaire dans La BM du seigneur, c’est moi qui l’ai filmée tout seul avec une caméra. Ensuite il y a une petite heure de fiction qui a nécessité trois semaines de tournage. Donc il y avait déjà une trame de fiction. Moi je suis un amoureux du documentaire et comme par hasard les documentaristes que j’aime bien ont toujours ouvert sur une forme de fiction. Après, j’ai d’autres amours dans la fiction comme le western, le polar mais je n’ai jamais trop raisonné en termes de genre, peut-être parce que je viens plutôt du monde de l’Art. Par exemple, j’aime Michael Cimino mais je ne le classe dans aucun genre: Voyage au bout de l’enfer n’est pas un film de guerre même s’il parle de la guerre. Mais il est vrai que dans ce film-ci, je souhaitais laisser davantage de place à ce qui me plaît dans le monde de l’image. A chaque fois que je pense à un film, j’ai un tableau qui me vient à l’esprit.

On sent également, dans le contenu, une envie d’aller vers plus de romanesque…

Ce qui me touche finalement c’est le côté communautaire – les interactions entre les uns et les autres, pourquoi ils s’aiment et se détestent – et chez les gitans c’est très présent parce qu’ils font leur loi interne, ils règlent les problèmes entre eux avant de les régler avec la loi. Les histoires de famille m’ont toujours touché, peut-être à cause des manques que l’on peut avoir dans la vie. Grâce aux films, on trouve des réponses et on fonce là-dedans tête baissée. Il y a des choses que j’ai vues chez les voyageurs qui sont très éloignées de ma propre famille et d’autres étonnamment proches. Quelqu’un qui prend des risques quitte à faire quinze ans de prison pour nourrir ses frères et soeurs, moi ça me parle, je viens d’une famille de restaurateurs où l’on ne fonctionne pas aux câlins et aux bisous, où l’amour ne se communique pas de manière très claire. Par contre, on fout une assiette sur la table et c’est une manière de dire « je t’aime ». Pour moi le cinéma c’est ça : beaucoup de non-dit.

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Plus qu’au polar, votre film s’apparente au film de casse…

Oui, d’ailleurs on me prête des influences auxquelles je ne pense même pas. Je trouve que faire un scénario de casse, c’est toujours un peu compliqué. Si je me réfère au genre, il y a toujours une bonne partie du film dédiée à la complexité de l’affaire. Dans Ocean’s 11 (2001), il n’y a que ça, il faut que ça fasse intelligent, qu’on ne s’attende pas aux rebondissements, c’est un côté Mission : impossible (1996) que je n’aime pas beaucoup. Par contre ce qui est intéressant, c’est l’idée du trésor comme dans Le Trésor de la Sierra Madre (1947), le désir de tout le monde. On a tous un trésor qu’on cherche mais les autres veulent le même pour des raisons différentes donc ça se complique : c’est le côté insatiable de l’être humain. L’affaire finalement, c’est rester en vie parce qu’il y a toujours quelque chose à chercher. Dans mon film, Fred va se confronter au Gadjo parce que, grâce à ça, il se sent en vie au petit matin. C’est ça qui m’intéresse. Le cinéma sur le cinéma m’ennuie beaucoup, tous les artistes qui font de l’art sur l’art m’emmerdent profondément, comme s’il n’y avait que ça d’intéressant… Passer un bon moment au cinéma c’est une chose, mais il faut un enseignement. Le cinéma, c’est la Bible des temps modernes, c’est expliquer au petit peuple les choses de manière simple. Quand je regardais un film de John Wayne petit, je ne me disais pas « je vais passer un bon moment avant d’aller me pieuter pour l’école », mais « il y a un enseignement là-dedans, un jour je serai peut-être comme lui, confronté à des problèmes ». C’est l’important le « devenir », à chaque fois que les cow-boys passent la frontière pour aller au Mexique, c’est la vie !

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Par rapport à votre premier film, y avait-il, chez les acteurs, une conscience de faire naître des personnages de cinéma ?

Oui, ils ont pris conscience du truc et en même temps certains sont de « vrais gitans », comme Mickaël [le frère impulsif et violent, ndlr] : il joue bien et il a conscience de jouer un rôle. De temps en temps, il fait le mec coquet alors qu’il mettrait jamais son plus beau cuir pour aller voler ! Il n’a même pas été voir La BM du seigneur à l’époque. Il n’avait pas vraiment conscience des possibilités de ce film. Par contre, quand il donne sa parole, il va jusqu’au bout. Fred, lui, il a totalement conscience. Il est voyageur jusqu’au bout des doigts mais c’est une tronche. Il a conscience qu’il est en train de témoigner du monde des gitans, qu’il va être sur un écran et il fait tout pour que ça marche. Il y a des niveaux différents de conscience mais ce qui est bien avec eux c’est que c’est seulement pour le fun. Si tu n’as que des mecs qui pensent au pognon et à devenir des stars, c’est l’horreur. A Hollywood, ils jouent très bien mais tout est toujours issu d’un plan de carrière. Et même au retour de Cannes, ils sont redevenus gitans, ils n’ont jamais cessé de l’être. Quand on compare Fred à Tony Soprano, il est fier de lui et c’est normal mais il tourne les talons et rentre à Beauvais et il ne se dit pas « tiens, ma caravane est trop petite et j’ai pas de piscine ». C’est hyper appréciable.

MangeTesMorts-lmc-02Vous écriviez l’ensemble des dialogues ?

Ah oui, tout ! Tout est scénarisé. Je lis les scènes les plus compliquées dans leur totalité, ils essayent de mémoriser deux ou trois grandes phrases. Mickaël a un excellent talent d’improvisation. Fred les lit toutes, il est imperturbable, très professionnel. Quand il voit qu’un membre de la bande n’a pas assez de répondant, il le repère et le remet à sa place. Sur le tournage de La BM du seigneur, il a pris Mickaël à la gorge sans que ce soit prévu et ça l’a réveillé – d’autant plus que Fred l’effraie d’une certaine manière. S’il le voit s’énerver, même s’il s’agit de la fiction, je vois qu’il a peur, et cela joue en ma faveur pour le film. Or, Michaël aurait dû, en bon acteur amateur, se tourner vers la caméra par effet de surprise, mais il ne l’a pas fait ! Il est revenu tout doucement à son rôle d’acteur. Il y a un passage qui se fait entre acteur et non-acteur. Il y a un gros talent d’improvisation dans certains cas, et Fred sert parfois de baromètre.

Avez-vous une direction précise pour vos acteurs ou les laissez-vous « être » ?

C’est une espèce de chimie qui n’est pas très quantifiable. Pour la scène du baptême, je ne savais pas trop comment faire jouer cela. L’avantage, c’est qu’on se rend compte que les acteurs sont décidés à le faire, ce qui est un miracle car on ne fait pas ce genre de choses habituellement. Je dis toujours, avant tout, que mon travail consiste à créer de l’énergie. Il y a tout un tas de petits détails, fumer une cigarette avec quelqu’un, lui taper sur l’épaule, l’embrasser, parfois l’engueuler, et en commençant comme cela bien avant la scène – parfois deux-trois heures plus tôt – cela fait monter quelque chose qu’ils connaissent. Le piège se situe donc aux premiers jours, et je suis tombé dedans, car les scènes tournées au début ne sont pas les meilleures. De fait, quand les choses fonctionnent mal, il faut aller de l’avant… John Cassavetes avait certainement cette méthode. Il tournait avec des proches, ses amis, sa femme et je suis sûr qu’il fonctionnait comme cela. On joue un rôle mais on sait qu’on est tous amis, qu’on est en communauté. On peut donc y aller, être beau, moins beau…

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Pourriez-vous nous parler du rapport que vos personnages entretiennent avec la religion ?

Ce rapport est puissant. Cette communauté est une communauté populaire comme il en reste peu aujourd’hui. La religion n’a pas bonne presse aujourd’hui, ni avec moi d’ailleurs, car il y a cette idée que Dieu est mort et que ceux qui croient sont ni plus ni moins que des imbéciles heureux… Fred et les autres ont un besoin d’inexpliqué, cela fait partie de leur culture. C’est un monde habité d’épiphanies qu’ils veulent compenser avec le réel pour aboutir à un certain dosage. Cela me convient très bien, mes grands-parents étaient comme cela… Parfois, avec leurs chants et leurs pratiques, il y a un côté « chrétien de la première heure » que j’aime beaucoup dans la mesure où il est très sincère et, par ailleurs, il n’y a pas de personnes abêties, abruties par la religion dans cette communauté. Ces personnes sont équilibrées, non possédées. La croyance, c’est comme le « trésor ». Quand on y croit, cela m’ébahit et je peux y croire aussi si l’histoire est bien racontée. C’est comme si tout était possible !

Est-ce qu’à travers ce regard sur les gens du voyage, il n’y a pas une volonté de créer une nouvelle mythologie dans le cinéma français, autour de la religion, de la délinquance… Une grande mythologie populaire finalement ?

Tout à fait. C’est ce qui m’importait, d’avoir l’impression de toucher à une histoire digne de la mythologie. J’aime que cette mythologie soit âpre et qu’elle passe par des gens simples. Une mythologie pour le cinéma français ? Et bien si cela pouvait arriver ça serait bien ! (rires) Encore que, honnêtement, je n’ai pas pensé en ces termes en faisant le film. Maintenant que l’on constate que la critique apprécie le film, commence à parler d’un renouveau d’une forme de cinéma français, cela m’interpelle, même si je ne suis pas le premier à tirer le portrait aux gitans. Cela m’intéresse, d’autant plus que j’ai un profond respect pour le cinéma français. Je suis un très grand fan de Pagnol, Renoir, Carné… Cela me touche, et si jamais je pouvais approcher cela, faire un nouveau Jour se lève (1939), je serais comblé ! Ce que cette communauté m’a offert, c’est l’opportunité de faire quelque chose en banlieue dont je suis assez fier. La poésie est une question de regard, de vie, et cela, ils me l’ont donné ! Je n’avais pas envie d’être consommateur de films toute ma vie. A un moment donné, j’ai voulu être dedans, pas seulement en faisant un film, mais en étant véritablement au cœur de cet univers. Ce n’est pas de la prétention, c’est un rêve de gosse.

Propos recueillis à Lyon le 15 septembre 2014 par Clémence Michalon et Guillaume Perret
Merci à Christophe Chabert du Petit Bulletin dont certaines questions sont reprises ici.
Photos tirées du film : © Capricci Films
Portrait du réalisateur : © Marion Nigoghossian / Le Mauvais Coton

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La Crème du Week End #03http://www.lemauvaiscoton.fr/lifestyle/la-creme-du-week-end-03/ http://www.lemauvaiscoton.fr/lifestyle/la-creme-du-week-end-03/#comments Wed, 17 Sep 2014 17:12:09 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=36574
Paris

 

Jeudi 18 Septembre

Paris Electronic Week 

Du centre Pompidou au point éphémère en passant par l’Institut du Monde Arabe, la PEW explore les musiques électroniques sous toutes leurs formes. A explorer donc.

> Nos recommandations

 

Vendredi 19 Septembre 

TRAX – LA NOUVELLE FORMULE

TRAX renouvelle sa formule!  C’est l’occasion d’organiser une soirée de lancement au Monseigneur avec entre autres Arnaud Rebotini et FKJ, tout récemment signé sur le nouveau label lyonnais Beyeah.

> Event Facebook 

JEFF MILLS PRÉSENTE TIME TUNNEL 4 – THE FINAL EDITION

Suite et fin de la résidence de Jeff Mills à la Machine. Soirée unique en son genre, durant laquelle le pionnier de Detroit fera voyager son public à travers les époques, les musiques, les univers.

> Event Facebook 

> Concours 

 

Samedi 20 Septembre  - 12H

BRUNCH ELECTROPIKAL 

Il est encore temps de profiter du beau temps de cet été indien ! Au programme : manger, danser et bronzer le tout dans une atmosphère décontractée !

> Event Facebook

 

Dimanche 21 Septembre  - 14h

C’est la rentrée des classes pour tout le monde… Et donc malheureusement la closing de Cocobeach. Pour l’occasion, Sven Vath sera de la partie.

> Event Facebook

 

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LYON

 

 

Jeudi 18 Septembre 

Sido Lansari

« Papa suce et Maman coud », tu te souviens ?
Non ?? Alors c’est l’occasion d’aller découvrir un artiste unique dont les œuvres te marqueront !!
Broderies et cul !

> Event Facebook 

POESS

Vernissage de l’exposition POESS  » Un été pas comme les autres »
Du graffiti, des toiles, une belle galerie c’est chez SBK que ça se passe.
Un univers frais et coloré pour finir la semaine en beauté !

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Géraldine Trubert

L’œil vintage galerie invite Géraldine Trubert pour ce vernissage de rentrée qui aura lieu à partir de 19h.

« En 2010, l’Ouragan Igor a terrassé les arbres de Terre-Neuve. Autour de moi, c’est un paysage de souches soulevées, d’arbres renversés, de troncs flottants, de nids fabriqués, qui m’apparaissent comme des abris. Ces demeures bâties ou adoptées me font sentir depuis la peau de la terre jusqu’à sa charpente, l’épiderme du paysage. »

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Vendredi 19 Septembre 

Wassup Girls

L’événement qui rassemble l’univers du skate et les filles le temps d’une journée.

Les filles contribuent fortement à l’effervescence de la culture skate mais sont peu mises en avant.  Le point départ : Lyon, une grande ville du skateboard.

Il s’agit d’une journée différente des compétitions déjà existantes.
Un festival de la culture skate pour les filles sous formes d’ateliers créatifs, d’un concours et d’une soirée.

Event Facebook

Samedi 20 Septembre 

ROLLER DISCO

ROLLER DISCO is BACK et ça va être assez intense..
La thématique sera Japonaise puisque l’invité est Alex From Tokyo.

**Attention aux nouveaux horaires :
Le roller se déroulera désormais l’après-midi de 15h à 21h uniquement. Il préférable d’amener ses propres rollers pour votre confort, toute fois il sera possible d’en louer sur place et de 23h à 04h place à la danse avec le « Club Disco ».

> Billetterie 
Ed Banger Records : Boston Bun

Amateurs de Disco, Funk, Rock et toute autre sonorité dansante, venez apporter votre grain de folie au Petit Salon, nous nous chargeons du reste.

Laissez les rythmes déchaînés des 80′s vous plonger dans l’ambiance.
N’ayez pas peur, c’est rien que du bonheur.

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Tricky, cet insaisissablehttp://www.lemauvaiscoton.fr/musique/chronique-album-tricky-trip-hop-adrian-thaws/ http://www.lemauvaiscoton.fr/musique/chronique-album-tricky-trip-hop-adrian-thaws/#comments Wed, 17 Sep 2014 16:05:53 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=36514 Pour rappel, Tricky, c’est cet artiste britannique des 70’s qui a surfé sur la vague de la Trip-Hop notamment pendant les années 90’s et le début des 00’s. Ecorché par la vie, orphelin dès ses 3 ans et pensionnaire d’une prison de Bristol à 17 ans, Adrian Thaws n’a cessé de ressasser des thèmes sombres dans ses textes et via le canal tout désigné du Trip-Hop.

Mais au fait, c’est quoi le Trip-Hop ? Eh bien aussi cliché que cela puisse paraître, il est très difficile de saisir le dénominateur commun des artistes de Trip-Hop. On peut en tout cas parler d’une base rythmique Hip Hop aux racines de laquelle viennent se greffer certaines musiques électroniques, mais aussi du Rock, du Jazz, du Blues, de la Soul… Parmi les artistes majeurs qui ont marqué ce courant atypique, on peut notamment citer Portishead (on a tous en tête le langoureux et tellement sensuel Glory Box repris par Tricky : Hell Is Round The Corner), Massive Attack (groupe avec lequel Tricky a largement collaboré), Morcheeba (aux allures davantage Pop/Rock) ou encore Björk.

Pendant les 90′s, Tricky a délivré quelques-uns des grands classiques du genre : Nearly God (1996 sur Island Records), Angel With Dirty Faces (1998 sur Island Records) et plus récemment l’incontournable Knowle West Boy (2008 sur Domino Records).

La singularité du Trip-Hop de Tricky tient avant tout à son timbre si particulier et si évocateur d’une morosité chronique. Ainsi, à chaque production, il s’attache à ressentir parfaitement sa musique et son texte, ingurgitant son ambiance musicale et se muant à chaque track en marionnette de sa volonté créatrice. Tricky est également une sorte « d’éponge musicale ». A l’instar du Trip-Hop, il se mue tantôt en Soul-man irrésistible (notamment dans son premier album solo Maxinquaye en 1995), en Beatmaker incontrôlable ou en crooner insaisissable. Tricky est l’un des artistes les plus complets de sa génération et l’un des grands hommes de ce que l’on pourrait appeler le « Melting pot » musical des 90’s/00’s. Tout en offrant des compositions originales fortes, le musicien s’impose comme un formidable remixeur, apportant constamment une valeur ajoutée à ce dont il s’empare.

Son dernier opus en offre une preuve éclatante. L’album éponyme Adrian Thaws se réclame d’une introspection particulière sur ce que l’artiste est et sur ce que sa musique veut exprimer. Nous en retenons une constellation d’influences, portées à chaque fois avec des collaborations saisissantes. On y retrouve tout ce qui a pu définir – tant bien que mal – Tricky. L’ambiance sombre, le timbre d’une gravité surprenante, les dissonances angoissantes sont de mise. En guise de répit par rapport à cette dominante mélancolique, on retrouve également des virages Reggae et des soubresauts Hip-Hop, premières amours du Britannique. Si vous voulez vous en mettre plein la panse, n’hésitez surtout pas à vous gaver de Keep Me In Your Shake (avec Nneka) ou de Sun Down (avec Tirzah), qui exemplifient ce que le Trip-Hop peut avoir de plus varié chez Tricky. On aime également l’énergie de Why Don’t You (avec Bella Gotti) mêlant une violence Punk avec un Flow R’N’B, ou encore le fabuleux Nicotine Love, déjà diffusé cet été.

Tricky nous livre un album qui se veut l’exact miroir de sa personnalité, continuant sur sa lancée de vagabondages musicaux. Adrian Thaws s’écoute de deux manières : sporadique, en vous laissant surprendre à chaque fois que vous écouterez une piste au hasard, ou d’une traite, afin de tenter de saisir le fin ingrédient commun aux 13 pistes. Toujours est-il que cet album marque notre mois de septembre musical, au même titre que Tricky a marqué l’histoire du Trip-Hop.

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Les 10 Tracks de la semaine #37http://www.lemauvaiscoton.fr/musique/playlists/les-10-tracks-de-la-semaine-37/ http://www.lemauvaiscoton.fr/musique/playlists/les-10-tracks-de-la-semaine-37/#comments Mon, 15 Sep 2014 19:28:10 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=36436 10-tracks-37

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Netflix : plus qu’un tremblement de terre, un stimulus salvateur ?http://www.lemauvaiscoton.fr/cinema/series-tv-netflix-france-stimulant/ http://www.lemauvaiscoton.fr/cinema/series-tv-netflix-france-stimulant/#comments Mon, 15 Sep 2014 16:01:51 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=36405 Netflix propose trois forfaits de lancement, avec un mois d’utilisation gratuite sans condition :
- 7,99 euros / mois pour un seul écran avec une résolution standard
- 8,99 euros / mois pour deux écrans avec une résolution HD
- 11,99 euros / mois pour quatre écrans avec une résolution HD
Les écrans concernés peuvent être de type ordinateur, TV, smartphone et tablette.

Pour rappel, Netflix n’est pas producteur mais acquéreur de contenu, sur la base de contrats avec des ayants droit plus ou moins grands. Les contrats en question s’appliquent néanmoins à des territoires déterminés. Par exemple, Disney-Pixar-Marvel-Lucas Films a donné l’exclusivité de ses nouveautés cinématographiques à Netflix… pour le territoire canadien. Netflix commande des séries originales dont il met en ligne plusieurs épisodes simultanément, répondant à la demande sans cesse grandissante du public de fictions télévisées à suivre à la fréquence qui leur correspond – et avec voracité s’ils le souhaitent. Orange is the new black, plongée dans une prison pour femmes, fait parler d’elle depuis sa diffusion sur le Netflix US et est désormais disponible en intégralité (2 saisons) sur le site français. D’autres inédits arrivent : Fargo, d’après le film cutle des frères Coen, la série animée BoJack Horseman ou encore, pour la production made in France, Marseille de Florent Emilio Siri, le talentueux réalisateur de Cloclo (2012) et L’Ennemi intime (2007), une histoire de pouvoir, de corruption et de rédemption annoncée comme « un House of Cards à la française » et centré sur un personnage nommé Robert Taro, maire de la ville.

Mais où est Frank Underwood ?

Mais où est Frank Underwood ?

Pour autant, c’est toujours Canal+ qui détient les droits français du House of Cards en question – du moins jusqu’à la troisième saison. C’est là l’une des mauvaises surprises qu’ont eues ce matin ceux qui, chez nous, attendaient au tournant la mise en ligne du site. L’offre en matière de films n’est pas transcendante non plus. Pour avoir parcouru l’intégralité du contenu, on trouve en moyenne un bon film pour vingt daubes ! Si, par exemple, vous cherchez quelques-uns des films français disponibles depuis peu en SVOD (donc sortis depuis 36 mois ou plus), vous ne trouverez ni Un Prophète de Jacques Audiard, ni Vénus noire d’Abdellatif Kechiche, et pas même le discutable mais tant plébiscité Camping, plus gros succès français de l’année 2010 ! Un site parodique a même été mis en ligne ce matin : Notflix, qui répertorie les films qui ne sont PAS sur Netflix.

Et si l’arrivée de Netflix n’était qu’un pétard mouillé ? Ne balayons surtout pas la nouvelle d’un revers de main, tant certaines des fonctionnalités de la plateforme ont fait leurs preuves à l’étranger et devraient servir de modèle à une SVOD française qui voudrait améliorer son attractivité pour lutter contre le téléchargement illégal. L’algorithme de filtrage collaboratif de Netflix analyse toutes les petites habitudes de chacun : à quel moment vous interrompez un film, les passages du long-métrage que vous repassez, etc. Les dépenses de l’entreprise pour l’amélioration de l’expérience utilisateur sont énormes (9% des dépenses totales) ! C’est clairement là que se situent les carences des concurrents français sérieux tels que CanalPlay Infinity, la version SVOD de  » target= »_blank »>la plateforme CanalPlay (« Netflix propose 2 950 heures de séries, CanalPlay Infinity 3 800 pour 9,99€/mois », déclarait fièrement sa direction sur France Inter ce matin) ou désormais Séries-Flix, la nouveauté de Numéricable (3 000 épisodes disponibles à la location sans frais supplémentaires pour les abonnés.

Il est assez stimulant de voir, dans un tel contexte, une multiplication des plateformes : Arte inaugurait dernièrement la nouvelle version, claire et fournie, de son site web dédié au cinéma, tandis que le réseau social du cinéma Vodkaster lançait dès le mois de mai dernier son nouveau système de numérisation, de lecture à distance et de revente de DVD. L’avantage décisif de cette plateforme ? Elle est intégrée à un site communautaire au contenu haut-de-gamme et prescripteur, qui multiplie les suggestions de films à voir selon vos goûts et permet un échange entre utilisateurs.

Netflix-lmc-Vodkaster

A l’heure où les réflexions gouvernementales sur les moyens de lutter contre le piratage n’ont encore débouché sur aucun gros projet (le rapport Lescure proposait de réduire la fenêtre de diffusion des films en SVOD de 36 à 18 mois, provoquant l’affolement de Canal+, avec sa fenêtre privilégiée de 10 mois), on constate que la principale menace que ciblaient les détracteurs de cette apathie de l’Etat « déçoit » elle aussi. On espère que les projets sérieux arriveront vite, tant le succès de plateformes illégales telles que PopCorn Time permet de prendre la mesure des désirs d’un public à dominante jeune et ultra-connectée : des séries TV et des films de qualité, disponibles rapidement, à faible coût et sur le plus de supports possibles. Sans quoi la chasse aux émules de Megaupload, coûteuse en temps et en argent, sera contrainte de se poursuivre indéfiniment…

Sources : Le Monde, Allociné, HuffingtonPost

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Converse Avant-Poste : le programme pour la nouvelle scène musicale françaisehttp://www.lemauvaiscoton.fr/musique/converse-avant-poste-le-programme-pour-la-nouvelle-scene-musicale-francaise/ http://www.lemauvaiscoton.fr/musique/converse-avant-poste-le-programme-pour-la-nouvelle-scene-musicale-francaise/#comments Mon, 15 Sep 2014 14:13:07 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=35947 Des artistes comme Fakear (qui avait fait la cover de notre playlist #26), Balinger, Weekend Affair, Ok Coral, Yeast, Boogers ont déjà eu la chance de passer par la scène du Café Charbon l’année dernière, et on connait le succès que certains d’entre eux ont rencontré depuis. Car oui, c’est dans cette incontournable institution du 11ème arrondissement que se dérouleront tous les jeudi soir à 22h les concerts Avant-Poste. Pour participer à cet événement, vous devrez vous inscrire via l’application à partir du 11 septembre et jusqu’au 1er octobre.  Le jury, constitué de professionnels de la musique, sélectionnera ensuite les meilleurs d’entre vous. Les artistes sélectionnés bénéficieront aussi de session de travail au nouveau casino, encadré par les équipes techniques de la salle.

Alors si vous avez loupé le premier appel à candidature lancé en février, ne loupez pas la session de septembre. Une chance en or pour tous les talents qui attendent encore leur heure de gloire !

Programmation :
18/09 : TROPICAL HORSES
25/09 : JOHN & THE VOLTA
02/10 : ALPES
09/10 : FALABELLA
16/10 : HOLY TWO
23/10 : MOZIIMO
30/10 : DORIAN & THE DAWN RIDERS
06/11 : LES FILLES ET LES GARÇONS
13/11 : ST4LK

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App Avant-Poste :

https://apps.facebook.com/converseavantposte/

Café Charbon
109 rue Oberkampf
75011 Paris
Métros : Parmentier ou Saint-Maur ou Ménilmontant

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Konditori, la nouvelle cantine du midihttp://www.lemauvaiscoton.fr/lifestyle/konditori-la-nouvelle-cantine-du-midi/ http://www.lemauvaiscoton.fr/lifestyle/konditori-la-nouvelle-cantine-du-midi/#comments Sat, 13 Sep 2014 16:00:32 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=36336 Un décor aux allures nordiques, sobre et épuré, donnant sur une cuisine ouverte où Guillemette concocte tous les jours des lunch box et autres gourmandises à emporter. A la carte, un menu à 11,50 euros (box + boisson + dessert) avec le choix entre deux plats (tartes, scones, focaccia …) et plusieurs douceurs sucrées.

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Ce jour-là, nous nous régalons avec une « focaccia au chèvre et tapenade » accompagnée de trois mini salades (salade de lentilles, céleri branche et tomates ; melon, concombre et basilic ; mesclun), assaisonnées d’une délicieuse sauce aux agrumes. L’assiette est copieuse tout en restant légère, fraîche et savoureuse. Qu’il est loin le temps des jambon-beurre et autres sandwichs au pain sec !

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Pour le dessert, nous succombons à une généreuse part de shortbread millionaire’s ! Inutile de vous en dire plus … si ce n’est que l’on aimerait bien travailler dans le quartier pour en faire notre cantine du midi !

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A noter que la pâtissière fait également des gâteaux sans gluten !

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KONDITORI
9, rue des capucins, Lyon 1er
Lunch box et gourmandises à emporter
Du lundi au vendredi de 11h30 à 14h

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Helmut, des diamants en plexi précieuxhttp://www.lemauvaiscoton.fr/lifestyle/helmut-bijoux-paris/ http://www.lemauvaiscoton.fr/lifestyle/helmut-bijoux-paris/#comments Sat, 13 Sep 2014 14:15:09 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=36265 Hexaèdre, octaèdre et décagone, des mots peu entraînants pour des figures néanmoins élégantes et dans l’air du temps. Ce sont à travers ces formes géométriques que nous découvrons Helmut, une marque de bijoux créée par Camille. Passionnée de mode, cette ex-roubaisienne et Directrice Artistique a décidé d’exprimer sa passion en confectionnant des bijoux pour le moins raffinés.

D’abord destinées à ses proches, ses créations se sont peu à peu faites connaître grâce aux réseaux sociaux. Sa particularité ? L’utilisation de plexiglas. Après plusieurs années de recherches, Camille finit par trouver le matériaux qui lui correspond : l’utilisation de plexi transparent et gravé lui permet de jouer avec la lumière et de révéler tout en finesse les figures citées précédemment. Cette particularité permet à ses bijoux de devenir des accessoires esthétiques qui embellissent les tenues quotidiennes.

Les bijoux Helmut offrent de multiples contrastes, surprenants et délicats : l’association du plastique avec les chaînes d’or et d’argent permettent un juste milieu raffiné entre le chic et le décontracté. De même les couleurs vives du plexi jurent avec sa transparence. Helmut est un mélange de subtilité et de féminité.

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Le plus de sa collection : Le « Cline », un col claudine sous forme de collier composé de trois clips à disposer sur tout type de t-shirt. Dans la même lignée que les bijoux, le Cline sera la petite touche qui transformera le plus basique des tops en un haut sophistiqué.

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La nouveauté de la rentrée est sa collaboration avec You May Love It, une blogueuse lifestyle parisienne. Ensemble elles ont confectionné ce joli bracelet chat aux cœurs dans les oreilles, disponible depuis le 31 août sur l’e-shop Helmut.

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Les bijoux Helmut sont disponibles dans divers magasins parisiens notamment Objet Celeste, Afwosh et Epistrophé. Et pour les moins chanceux qui ne seraient pas dans les parages, vous pouvez commander sur internet.


Site Helmut
Page Facebook
Photos par Thomas Vauchel

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Le cas Étienne Dahohttp://www.lemauvaiscoton.fr/musique/le-cas-etienne-daho/ http://www.lemauvaiscoton.fr/musique/le-cas-etienne-daho/#comments Fri, 12 Sep 2014 16:16:07 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=36327 Etienne Daho, c’est un des chanteurs que nous entendions, petits, dans la voiture de nos parents qui nous déposaient au tennis le mercredi. C’est un chanteur français, un peu crooner, ténébreux, que nos mamans adoraient (et adorent toujours, mais, aujourd’hui, elles ont raison). Elles ont assisté à ses débuts, avec son album Mythomane. C’était en 1981. Et puis, en 1986, il a sorti son 3ème album, Pop Satori, suivi du Satori Tour… Elles ont alors connu la véritable Dahomania, ses concerts sold-out, Etienne qui enflammait les critiques et son public… Nous, il ne nous faisait ni chaud ni froid. Il nous gonflait même un peu avec sa pochette d’album le mettant en scène courant sur une piste d’aéroport, un avion au-dessus de lui… un chanteur has been en somme.

Aujourd’hui, on a grandi. Fini le tennis, le mercredi après-midi est consacré à d’autres activités. Et Etienne Daho nous poursuit… Cette fois, on écoute les paroles, on les aime et… on les entonne (on les chante carrément sous la douche, n’ayons pas peur des mots !). De nouveaux fans d’Etienne Daho sont nés. Présenté comme le parrain de la pop française, ou la figure de proue de la new wave française, Etienne Daho fascine.

Issu du rock rennais, il fait partie de l’entourage d’Hervé Bordier, le créateur des Transmusicales de Rennes. C’est d’ailleurs à cette occasion qu’il monte sur scène pour la première fois, en 1979. Il dira de ses jeunes années : « On avait le feu au slip »… Le ton est donné.

Sa devise, il l’a énoncée en 1991 : « De la vie faire ripaille, avant que j’m’en aille » (Des attractions désastre). Concerts annulés, train de vie rock’n’roll, enregistrements à sensation, Etienne Daho est un rebelle qui semble tout vivre à l’excès, avec passion, comme s’il voulait fuir. Ou rattraper quelque chose. Pourtant un peu mystique, il est discret, et touchant. Il chante des odes à la vie et à la fête, mais parle aussi de sujets plus graves (Boulevard des Capucines…), et d’amour (Me manquer…), il nous emmène même à Rome, pour une escapade à deux, pour retrouver le sourire.

on parcours semble semé d’aberrations, ce qui nous donne envie de crier à l’injustice. En dépit de sa notoriété, et de ses quelques disques de platine, il devra attendre 1993, et plus de dix ans de carrière, pour que l’un de ses titres entre dans le Top 10 français. C’est sa reprise d’Edith Piaf, Mon manège à moi, qui fait alors chavirer les cœurs et se hisse à la 4ème place des ventes de 45 tours français. Il n’a eu sa Victoire de la Musique qu’en 2007, pour l’opus L’invitation, après 16 nominations…

Et pourtant, on dirait qu’il n’a fait aucune fausse note. De son désormais mythique portrait, shooté par Pierre & Gilles, pour son album La Notte, La Notte ; en passant par Tous les goûts sont dans ma nature, avec Jacques Dutronc et dont le clip est censuré, car jugé trop provoquant ; la pochette délicieusement kitsch de Tombé pour la France où des musiciens apparaissent comme de petits soldats de plomb, à côté d’un jeune Etienne Daho ; son titre en duo avec Dani, L’amour comme un boomerang, écrit par Serge Gainsbourg ; ses duos avec Vanessa Paradis, Philippe Katerine, Jane Birkin, Camille, Alain Bashung, Marianne Faithfull, Catherine Deneuve et d’autres ; l’enregistrement de son dernier album dans les fameux studios d’Abbey Road, à Londres… Tout semble réglé comme du papier à musique. Tout arrive, au bon moment. Tout sonne juste. Et on l’admire pour cela.

On l’admire aussi parce qu’il semble incarner le parfait mélange entre la force du chanteur adulé, et la fragilité de l’homme blessé. Mais qu’on ne s’y trompe pas, Etienne Daho a La Peau Dure, c’est un peu l’essence même du rockeur. A l’image de sa carrière et de ses chansons, il se promène, avec classe, dans le paysage musical français. Parce qu’Etienne Daho est intemporel. Aujourd’hui, il s’est assagi, le monde aussi. Mais il sait conserver son petit côté punk, avec une nonchalance, qu’on lui envie terriblement.

En novembre dernier, la pochette de son treizième album est censurée par la RATP. Il a alors dit : « Elle peut être controversée, ça m’est égal. On ne va pas se mettre à sticker tous les seins des statues du Louvre ». Il a raison, et on a envie de scander à ses côtés : le rock n’est pas mort, vive le rock !

NOTE – Il y a quelques semaines, j’ai vu Etienne Daho à Musilac. C’est quelque chose qui me réjouissais vraiment, parce que j’ai appris à l’aimer au fil des années. J’avais envie d’écrire sur son concert, mais il me semble qu’il faut appréhender les choses depuis le début pour comprendre le cas Etienne Daho…

 Crédits photos : Ward Ivan Rafik pour Libération

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