Le Mauvais Coton http://www.lemauvaiscoton.fr Music, Art, Cinema, and Event reports Tue, 02 Sep 2014 22:43:16 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=3.9.2 Photo Docks Art Fair : Lyon en mode photohttp://www.lemauvaiscoton.fr/art/photo-docks-art-fair-lyon-en-mode-photo/ http://www.lemauvaiscoton.fr/art/photo-docks-art-fair-lyon-en-mode-photo/#comments Tue, 02 Sep 2014 17:00:09 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=35560 Depuis 2007, Docks Art Fair (DAF pour les intimes) tente de placer Lyon sur la carte du marché international de l’Art. Il va sans dire qu’il s’agit là d’un exercice terriblement périlleux tant le monde de l’Art est concentré dans quelques capitales qui rivalisent toutes d’apparats pour se montrer plus culturelles et « arty » les unes que les autres. Oui, ceci est bien dommage et contribue malheureusement au phénomène de distinction inhérent à l’art contemporain et oui, cela reflète une réalité biaisée car le monde de l’art c’est avant tout des histoires de gens passionnés qui réalisent des expositions, des foires, qui plus que des événements créent des moments.

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En flânant dans les travées de Docks Art Fair on peut vivre ce genre de moments où les artistes parlent, rient, où les galeristes et les collectionneurs déjeunent avec l’amateur d’oeuvres, où l’on peut discuter peinture autour d’une cigarette ou d’un café sans avoir le sentiment gênant d’avoir payé trop cher pour apprécier le moment (coucou la FIAC ! ).

Bref, chez LMC nous sommes ravis que cette foire biennale se dote d’une alternative Photo en lieu et place de ses années d’absence. Mais alors qu’y verra-t-on et sous quel format ? Tentatives de réponses :

Une Foire puis une exposition.

 

Vendredi Photo Docks Art Fair ouvre au public et ce jusqu’à dimanche. Ces deux jours et une soirée se dérouleront comme une foire classique. Vous y trouverez des stands sur lesquels des galeries présenteront le travail d’artistes qu’elles représentent.

Mais à partir du mercredi 10 septembre les galeristes seront rentrés dans leur galerie et ne demeurera que les oeuvres.

À voir au Pavillon 8 

> Les galeries lyonnaises

Françoise Besson présentera notamment le travail de Dolorès Marat qui témoigne dans un style très doux des vies au bord de la Méditérranée. La galerie Houg montrera les photographies de l’italien Maurizio Savini, que l’on connaît plus pour ses sculptures en chewing-gum. Chez Regard Sud vous découvrirez le travail d’Agnès Prospek et celui de Beatrix von Conta sur le stand du Réverbère.

Vue de l'exposition "Plus Loin en Méditerranée" de Dolores Marat, Musée de la mer, Cannes. Courtesy Galerie Françoise Besson.

Vue de l’exposition « Plus Loin en Méditerranée » de Dolorès Marat, Musée de la mer, Cannes. Courtesy Galerie Françoise Besson.

> Les galeries venues d’ailleurs

On retrouve à nouveau les allemands de chez Voss qui présenteront Iwajla Klinke et ses portraits inspirés du classicisme flamand. La galerie Jean-denis Walter vous surprendra par sa spécialité en photographie sportive quand les Marocains de 127 vous feront voyager sur les rives du Maghreb. La mexicaine Daniela Edburg, qui sera exposée chez Spazio Nuovo, vous enchantera par ses mises en scène mystiques.

Daniela Edburg - SPINSTER Courtesy galerie Spazio Nuovo

Daniela Edburg – SPINSTER, Courtesy galerie Spazio Nuovo.

Côté parisiens on appréciera le retour de la galerie Bertrand Baroudou avec le travail de Stéphane Steiner comme celui de la galerie Bînome avec Corinne Vionnet. Enfin le lauréat du prix Mont Blanc / Docks Art Fair 2013 Vincent Olinet (Galerie Laurent Godin) présentera son travail photographique, jamais montré à Lyon.

La mezzanine de Photo Docks Art Fair sera consacrée à un projet curatorial : « CHINA ? FARAWAY, SO CLOSE ! » inspirée du titre du film de 1993 réalisé par Wim Wenders. L’exposition explore le champ des créations d’artistes proches et pourtant si lointains. Curateurs : Zhou Ying (Chine) et Jodé Drummond (Portugal).

Itinérances

Un des atouts majeurs de cet événement est sans aucun doute le parcours « Itinérances » proposé par les organisateurs. Il s’agit d’associer à la foire des initiatives d’expositions disséminées dans la ville et au-delà. Parmi les nombreux projets voici notre sélection :

« Nous sommes la nuit » – Exposition collective

 

Laure Abouaf - Série "La part de l'ombre", Courtesy de l'artiste.

Laure Abouaf – Série « La part de l’ombre », Courtesy de l’artiste.

Sans doute une des propositions les plus attendues, ce projet mettra en avant une nouvelle génération de photographes lyonnais qui a pris soin de travailler sur le thème de la nuit. Amateurs de tirages argentiques vous serez servis. RDV à la Mairie du 1er de Lyon.
> Vernissage samedi 5 septembre à 18H30. Exposition du 2 au 12 septembre 2014.
> Event Facebook

« Autres combinaisons du hasard » – Cédric Rouillat

 

Cédric Rouillat - Série "Souvenir des plaisirs évanouis", Courtesy de l'artiste

Cédric Rouillat – Série « Souvenir des plaisirs évanouis », Courtesy de l’artiste

On ne peut que voir l’influence d’Erwin Olaf dans le travail de Cédric Rouillat même si il a su trouver son propre style, froid et énigmatique, travaillant sur les corps, sur la domination ou la répétition.
> Du 2 au 27 septembre à la galerie COD
http://www.cedricroulliat.com/photography

« LA // NYC » – Donatelle Liens

 

Donatelle Lien - Série "L.A.", Courtesy de l'artiste

Donatelle Liens – Série « L.A. », Courtesy de l’artiste

Mention spéciale pour notre Donatelle. Car oui, chez LMC nos photographes exposent leur talent. Mlle Liens a posé son regard délicat sur les deux côtes du pays de l’oncle Sam et vous propose de détailler son travail chez Laureline’s Corner. Tant qu’à faire, hein.
> Du 3 au 24 septembre chez Laureline’s Corner
> Event Facebook

« Shadow of a doubt » – Alison McCauley

 

©Alison McCauley

©Alison McCauley

Tout en jeu d’ombres, l’artiste se prête à l’exercice de la photographie de rue à l’heure où la lumière est rasante. Entre lumière et noir profond, les formes se dessinent durement sur les clichés exposés à l’atelier / galerie de l’Abat-jour.
> Vernissage le 6 septembre à 18h. Exposition du du 4 septembre au 8 novembre 2014.
> Event Facebook

« Welcome to Sarahland » – Sarah Seené

 

Sarah Seené - "Le Chant des Iris", Courtesy de l'artiste.

Sarah Seené – « Le Chant des Iris », Courtesy de l’artiste.

Instagram c’est bien. Les polaroïds c’est mieux. En le Pola Café, Sarah Seené a trouvé un lieu tout indiqué pour nous introduire en douceur dans son univers instantané. De belles images vous y attendent, pleines de poésie et d’imprévu.
> Vernissage le 5 septembre à 18h. Exposition du 5 Sept. au 5 Oct. 2014
http://sarahseene.tumblr.com

La programmation complète du programme « Itinérances »

Vous l’aurez compris, le mois de septembre sera riche en propositions photographiques. Ne cachons pas notre bonheur.


http://docksartfair.com/2014/

 > Gagnez vos places pour le vernissage de Photo Docks Ar Fair 2014

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Pourquoi relire… « Plateforme » de Michel Houellebecq, ou le talent de l’inacceptablehttp://www.lemauvaiscoton.fr/litterature/critique-plateforme-michel-houellebecq-le-talent-de-l-inacceptable/ http://www.lemauvaiscoton.fr/litterature/critique-plateforme-michel-houellebecq-le-talent-de-l-inacceptable/#comments Tue, 02 Sep 2014 12:22:48 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=35564 Certains succès ne s’expliquent pas

Style percutant, imagination débordante, plume insidieuse, hasards et coups de poker éditoriaux, perception accrue de la sensibilité humaine ou cruelle distillation de théorèmes sociologiques, il n’existe pas de recette miracle pour faire d’un livre, et ici d’un roman, un succès. Lister d’hypothétiques ingrédients de réussite, comme l’équilibre ou l’originalité, reste un exercice intellectuel louable lorsque l’on souhaite, avec toujours cette volonté chirurgicale de voyeuriste, comprendre et esquisser les contours flous d’un mécanisme littéraire gagnant. Délaissant ces outils d’analyse classique, chers à l’Intelligencia contemporaine, que reste-t-il alors au lecteur, un tant soit peu éveillé, pour évaluer ou simplement ressentir la force d’une œuvre ?

On pourrait sans doute se raccrocher, dans une ultime tentative désespérée, à des facteurs absolument étrangers à la qualité et à la dialectique intrinsèque même d’un ouvrage. L’âge de l’auteur par exemple. Un génie lyrique balbutiant déchaîne souvent les passions d’une foule avide de miracles. Edouard Louis et son En finir avec Eddy Bellegueule en est un exemple flagrant. Au contraire, le retour d’un meistre littéraire sur le devant de la scène est un excellent stimulateur de matière grise, un moyen, assez honnête, pour justifier un regain d’intérêt envers la sortie d’un livre que plus personne n’attendait. La Fête de l’Insignifiance de Milan Kundera fait partie de ces cas de figure qui s’apparentent presque à une résurrection divine. Savant mélange de surprises et de révélations, de mystères et d’attentes, ces triomphes en demi-teintes pullulent lors des rentrées littéraires. Critiques et onanistes cérébraux se livrent alors à de véritables batailles rangées pour savoir qui du novice, du sage, de l’écrivain de best-seller ou de l’icône des ménagères, verra son nom propulsé au rang d’immortel.

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Souvenir d’une controverse

Mais quand est-il des auteurs de renom ? Ceux qui, année après année, livre après livre, assoient sans crainte leur suprématie sur le monde littéraire ? N’ayant plus rien à prouver aux yeux du monde, mais caressant sans cesse de sa plume la foule des cyniques, Michel Houellebecq fait parti de ces êtres auréolés de gloire et de sarcasmes. Il est la proie facile, la vieille bête solitaire, cible préférée des critiques en manque de sang frais. Il ne s’agira pas aujourd’hui d’évaluer ou bien d’expliquer les tenants et aboutissants du phénomène Houellebecq – auteur mondialement connu à la prose décharnée et cynique, mais jouissant d’une certaine acuité pragmatique en ce qui concerne l’univers de l’édition et son rôle de personnage public – mais simplement de savoir pourquoi il faut, à tout prix, relire Houellebecq. Car Michel, ce funambule des temps modernes, reformule à chaque roman son propre concept houellebecquien, réorganise et détruit les attentes que le monde se fait d’un auteur à succès contemporain. Oublions donc les critères, les règles, les tacles assassins ou les louanges, pour nous concentrer sur son roman Plateforme, paru en 2001. Un roman qui, au-delà du clivage déclenché lors de sa sortie, reste l’une des œuvres incarnant au mieux l’image d’antihéros que renvoie son auteur.

Une petite rétrospective s’impose avant d’appréhender ce roman qui, avec ses trois cent soixante-neuf pages noircies de jets d’encre amer, en fit couler davantage encore. Tout commence bien avant la mise en vente du roman. Tel un murmure corrosif, habillement orchestré par Michel et son éditeur Flammarion, de nombreux extraits sont savamment distillés dans les journaux et les gazettes, nourrissant rumeurs et légendes, et annoncent ce qui restera sans conteste l’un des écrits les plus controversés de l’auteur. « Le nouveau Houellebecq traite du tourisme sexuel… Il ferait même l’apologie de la prostitution… », s’échauffent fans et critiques impatients d’en découdre. Aussi, au travers d’une interview accordée au mensuel Lire, l’auteur des Particules élémentaires déclare, à sa manière laconique et nonchalante : « La prostitution, je trouve ça très bien. Ce n’est pas si mal payé comme métier… » Et plus loin, l’œil vide : « La religion la plus con, c’est quand même l’islam. Quand on lit le Coran, on est effondré… effondré ! ».

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Le tohu-bohu que vont provoquer ces déclarations est suffisant pour convaincre l’éditeur de lancer une réimpression, jusqu’à cent trente mille exemplaires, avant même la sortie officielle du livre. Un succès déjà annoncé ou une simple mise en scène marketing ? Ce nouveau roman est-il une œuvre digne de son auteur – et par extension, de ses lecteurs – ou une nouvelle forme de supercherie littéraire ? Existe-il encore un engagement artistique pour ces écrivains renommés ou ceux-ci se contentent-ils de gérer leur carrière comme le ferait n’importe quel acteur ou homme politique, en se concentrant uniquement sur leur campagne promotionnelle ? Voilà les questions qui assaillent les esprits quelques mois avant la sortie de Plateforme. Prostitution, tourisme sexuel, religion… Les thèmes sont bouillants et fleurent bon le scandale.

Les médias s’emparent du phénomène et attisent un feu déjà ardent, qui n’exige qu’une légère brise pour se muer en incendie. Le directeur du Guide du Routard, dont les collaborateurs sont traités de « connards humanitaires protestants » à la cinquante-huitième page du roman, ouvre les hostilités et menace d’un procès en diffamation. Flammarion se frotte déjà les mains. Voilà pour ce qui est de l’ambiance, quelque peu houleuse, d’avant la sortie. Nous parlions plus haut des facteurs qui définissent – ou du moins tenteraient d’expliquer – le succès d’un roman. Cette ombre nauséabonde de polémique qui plane alors sur Plateforme est certes aguicheuse mais n’inspire nullement confiance. Il faut donc essayer de garder son sang froid avant entamer cet ouvrage, entreprise délicate lorsque l’on connaît le poids des médias, mais aussi celui de la plume parfois assassine de Houellebecq.

Sexualité mondialisée, plaisirs standardisés

Houellebecq03-lmc« Mon père est mort il y a un an. Je ne crois pas à cette théorie selon laquelle on devient réellement adulte à la mort de ses parents ; on ne devient jamais réellement adulte. » Première phrase, froide, implacable, qui pose les bases – en tous points pessimistes – de ce que sera la pensée du personnage imaginé par Houellebecq. La quarantaine fatiguée, la mine grise et dégarnie, en accord avec ses éternels costumes élimés qu’il traine dans les limbes administratives du Ministère de la Culture, Michel, héros éponyme de son auteur – qui dessine ainsi les prémisses d’une autofiction qu’il achèvera avec son dernier livre La Carte et le territoire – tente de survivre à son époque. Désabusé, solitaire, égocentrique, un penchant libidineux pour les peep-shows, notre antihéros évolue dans la première partie du roman dans les ruelles vides d’un Paris sombre et étouffant. Et l’on ressent presque le poids de cette solitude, l’atmosphère suffocante de cloisonnement des relations humaines qu’impose la société libérale décrite par Houellebecq, avec toujours ce pessimisme naturaliste et ce style décharné qui le caractérise.

Michel a peu de loisirs, peu d’envies, peu de contacts humains hormis les quelques inévitables poignées de mains avec ses collègues de travail. Il décrit crument la sexualité mondialisée, les notions de beauté et de plaisirs standardisés. Homme grimé de résignation, il n’accorde qu’un intérêt modéré au monde qui l’entoure. Désabusé, le monde occidental lui apparaît comme un énorme tourbillon de consommation et de mensonges, où chacun tente – avec un résultat plus ou moins probant – d’atteindre le bonheur. Cette notion même de bonheur, en tant que finalité concrète, lui est d’ailleurs partiellement étrangère. Très vite, le lecteur est alors embarqué dans l’échappée dépassionnée de Michel vers les contrées chaudes et charnelles de la Thaïlande. Organisé par le tour opérateur Nouvelle Frontière, ce voyage est le théâtre d’un jeu de massacre – assez sinistre évidemment – au sein d’un groupe de touristes français composé d’un panel de personnages tous plus guignolesques les uns que les autres. Les regards que croise Michel sont autant de miroirs fêlés, renvoyant l’image d’une société désorientée, reflet d’un monde épuisé, cherchant désespérément une branche à laquelle se raccrocher. Partage, découverte, amitié, amour ou plus simplement plaisir sexuel : tous les moyens sont bons pour s’approcher d’un idéal qui s’apparenterait, de près ou de loin, au bonheur.

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De Patong Beach à Koh Phi Phi, hauts lieux du tourisme sexuel, ce long périple est l’occasion pour Houellebecq de jeter un regard critique, non dénué d’humour, de dérision et parfois même de tendresse sur ces hommes et ces femmes en quête d’exotisme. Du couple triste et touchant de « bidochons » aux retraités ternis, en passant par les Jurassiens écolos et consommateurs de produits bios, les « bimbos » peu utiles ou encore les citoyens modèles sans grand avenir, une description joyeusement désespérante teinte les cent-cinquante premières pages du roman. Un portrait du monde occidental que Houellebecq brosse avec une certaine jouissance malsaine et néanmoins burlesque.

Au milieu de ce groupe d’individualités, Michel n’a d’autre motivation que d’écumer les bars à hôtesses afin de profiter pleinement de ses congés payés et des mains expertes des jeunes prostitués thaïes. Les descriptions des body massages – soucis du détail naturaliste oblige – sont crues, brutales, allant parfois jusqu’à l’obscène, mais caractérisent parfaitement le style dépouillé et sans fioriture de Houellebecq. La femme, l’érotisme, la jouissance, la prostitution sont autant de notions que Michel, homme abattu et torturé, rattache au symbole universel d’amour physique, de plaisir simple, sans compromis dans l’union des corps. Durant sa quête hédoniste du plaisir, Michel fait la rencontre de la troublante Valérie. Jeune femme de 28 ans désinhibée et employée de Nouvelles Frontières avec laquelle, dès son retour de Paris, il connaîtra l’amour.

« Les gens ont besoin de sexe. »

La seconde partie du roman met alors en scène la relation intense qui va naître entre ces deux personnages. Valérie s’avère être, sur le plan sexuel, en total osmose avec Michel. Assouvissant tous ses fantasmes, belle et généreuse, elle est – contrairement à la plupart des femmes occidentales frigides – encore capable de donner du plaisir sans rien attendre en retour, dans un pur et total abandon de soi. Jouissant tous deux d’un niveau de vie élevé (Michel hérite de la fortune de son père au début du roman et Valérie se voit propulsée à la tête d’une chaîne de clubs de vacances), ils décident de s’installer ensemble pour continuer leur vie d’humain lambda. Elle, jeune femme ambitieuse et prédatrice froide ne travaillant que pour l’argent et acceptant passivement les règles du monde capitalisme, et lui, héritier relativement riche et passif, découvrant pour la première fois de sa vie l’amour et se laissant voguer lascivement sur les ondes du plaisir et du bonheur. Cette atmosphère morose dans laquelle évoluent Michel et Valérie va se voir bouleverser lorsque ce dernier expose sa théorie sur la mondialisation du sexe, et son idée afin de relancer la fréquentation des stations touristiques.

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« Pourquoi les villages de vacances sont désert ? Parce que les gens ont besoin de sexe. Ils doivent pouvoir faire l’amour. Les réseaux de prostitutions sont certes nombreux, mais les touristes ne peuvent pas ramener les filles dans leur chambres. Bien que tout le monde s’en défende, le sexe est devenu un bien de consommation. Alors qu’il fait le bonheur de l’économie souterraine, il pourrait devenir un marché normalisé à part entière. Les Occidentaux, bien qu’ils possèdent d’un point de vue matériel tous ce qu’il faut, n’arrivent plus à coucher entre eux. Peut-être à cause du narcissisme, de l’individualisme, du culte de la performance ; néanmoins ce besoin est toujours présent, et ne se dissipe que très lentement. [...] D’un côté, il y a plusieurs centaines de millions d’Occidentaux, riches, mais qui n’arrivent plus à trouver de satisfaction sexuelle, et de l’autre, plusieurs milliards d’individu qui n’ont rien, qui ont faim, qui meurent jeunes et qui n’ont plus rien d’autre à vendre que leur corps ; c’est simple, c’est une situation d’échange idéale. » Les bases d’un nouveau marché touristique dit « tourisme de charme » sont posées, et avec elles, une « success story » industrielle qui plongera notre héros dans un tourbillon de plaisir et de doutes, happé par la vague instable et inconsistante du bonheur, le confrontant à son propre vide.

Entre description cruelle du désenchantement de son époque et espoir désincarné en l’amour, Michel Houellebecq excelle ici dans l’analyse mortifère de l’évolution de la civilisation contemporaine. Le développement du tourisme et des besoins mondialisés devient ainsi le symbole de la globalisation des désirs. Le monde se transforme peu à peu en un espace standardisé, où chaque sursaut de gaieté se transforme peu à peu en une succession de rêves médiocres, des « produits » préemballés et tarifés pour catalogues de voyages. L’univers tout entier ressemble à un aéroport, « un espace de vie sécurisée, affaiblie, pleinement adaptée aux standards de la consommation mondiale ». En passant par l’islam, les organisations humanitaires, le tourisme de masse, la sexualité, l’insécurité dans les banlieues, l’amour et, bien sûr, la prostitution, Michel Houellebecq dépeint dans Plateforme une société aux bords de l’implosion, et conduit son récit – qui se parcourt d’une traite et sans aucune difficulté – d’une main de maître.

On pourrait sans doute reprocher à Houellebecq la redondance de ce sentiment de vide contemporain ou l’impossibilité des relations humaines déjà décrite dans plusieurs de ses ouvrages, ou encore son renoncement à toute forme d’envolée lyrique, qui semble exprimer l’adéquation entre sa vision du monde et ceux qu’il fait vivre à l’intérieur. Reste que l’on est envoûté par ce livre déroutant, qui réveille en nous une curiosité malsaine, un abattement que l’on ne se soupçonnait pas et qui enfle de page en page, pour ensuite se dissiper doucement, comme une caresse chaude et amère, une fois le point final atteint. Tout se termine en ces termes : « Un acte de décès sera établi, une case cochée dans un fichier d’état civil, très loin de là, en France. Quelques vendeurs ambulants habitués à me voir dans le quartier hocheront la tête. Mon appartement sera loué à un nouveau résident. On m’oubliera. On m’oubliera vite. »

Ce roman ne fut peut-être pas le succès littéraire escompté, le chef-d’œuvre que l’on attendait de son auteur, mais il est de ces livres dont on ne ressort pas indemne. Pour toutes ces raisons et mille autres encore, il faut absolument relire Plateforme, un roman que l’on n’oubliera pas de si tôt.


Éditions Flammarion
Site officiel de l’auteur

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Les classiques font (aussi) leur rentréehttp://www.lemauvaiscoton.fr/cinema/rentree-classiques-patrimoine-paris-lyon/ http://www.lemauvaiscoton.fr/cinema/rentree-classiques-patrimoine-paris-lyon/#comments Mon, 01 Sep 2014 17:57:15 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=35439 PARIS

Cinémathèque française

Le Bon, la Brute et le Truand_affiches L’annonce des grandes lignes de la programmation 2014/2015 de la Cinémathèque a été, en juin, une superbe réjouissance ! La première partie de ce beau programme en est une belle version réduite, d’une variété inouïe de propositions et marquée par de grands événements. On pourra voir tous les films américains primés au Festival de Deauville qui fête ses 40 ans, 40 classiques du cinéma américain (un par an : quel beau cycle!), poursuivre l’exploration du cinéma de la Grande Guerre, admirer des portraits de femmes chinoises (du propagandiste Détachement féminin rouge au Grandmaster de Wong Kar-waï), découvrir les oeuvres de Guy Gilles, auteur oublié du cinéma français des années 1960-70, ou les films noirs de Phil Karlson… Mais trois gros morceaux créeront l’événement plus que tout le reste. C’est d’abord la rétrospective Sergio Leone, dont on ne se lasse pas de revoir la Trilogie du dollar (Et pour quelques dollars de plus et Le Bon, la Brute et le Truand dans de nouvelles restaurations) et la Trilogie des Il était une fois…. Avec comme trait d’union entre les deux l’immense Il était une fois dans l’Ouest (1968), qui dépasse son statut de western pour s’imposer comme l’une des plus grandes fresques sur l’Amérique, qui naît dans le sang et la poussière par l’effacement d’un ordre ancien (règlements de comptes sauvages, déviance et vengeance) au profit d’un nouveau, le capitalisme moderne en germe, mené par des hommes d’affaire véreux autant que par des figures pleines d’espoir (la sublime Claudia Cardinale, l’une des premières femmes héroïnes de western)… Deux semaines de septembre seront sûrement marquées par une effervescence toute particulière : John McTiernan, enfermé pendant près d’un an pour une affaire d’écoutes illégales, soutenu par ses fans en France plus que nulle part ailleurs, viendra donner une master class (samedi 13 septembre : déjà complète) et présenter quelques-uns de ses films. Ce sont de sacrés monuments du cinéma d’action US : Last Action Hero (1992), Predator (1986) ou encore les deux meilleurs volets de la saga Die Hard : Piège de cristal (1987) et Une Journée en enfer (1994). Enfin, 2014 est une grande année de commémoration de la cinéphilie avec, après le centenaire de la naissance d’Henri Langlois, le co-fondateur de la Cinémathèque, les trente ans de la disparition de François Truffaut, l’un de ses plus fervents disciples. Du 8 octobre au 25 janvier, une grande exposition événement donnera accès à ses archives professionnelles et intimes, tandis que tous ses films seront montrés, ainsi que les films qu’il a scénarisés ou produits ou encore ceux qu’il a influencés depuis dans le cinéma français. Tous ces événements constituent assurément le plus grand hommage qui ait jamais été rendu à l’un des plus grands noms de notre cinéma.

Forum des Images

QuelleConnerieLaGuerreOutre le fait qu’il accueille du 4 au 14 septembre la 20e édition alléchante de l’Etrange Festival (lire notre article de présentation), le Forum des Images, la cinémathèque des Halles, propose un superbe cycle autour de la commémoration de la Première Guerre Mondiale. Baptisé « Quelle connerie la guerre ! », il explore comment l’idée de paix traverse le cinéma mondial sur tout un siècle, de la dénonciation des horreurs des tranchées jusqu’aux images de Sarajevo assiégé, en passant par Munich, la Guerre froide ou les luttes contre celle du Vietnam… Marquée par deux conférences prometteuses, sur l’utopie d’un cinéma pacificateur et la participation de cinéastes US à la Seconde Guerre Mondiale, cette rétrospective proposera un nombre impressionnant de bijoux. Commencez par les standards A l’Ouest, rien de nouveau de Lewis Milestone (1930), La Grande Illusion de Jean Renoir (1937), le superbe mélodrame Le Temps d’aimer et le temps de mourir de Douglas Sirk (1958) ou Les Sentiers de la gloire de Stanley Kubrick (1957). Ou prenez votre courage à deux mains pour aller vous confronter à des tranches de cinéma qui vous malmèneront quelque peu pour mieux pour faire sortir changé et grandi. On parle plus bas (Lyon / Ciné-collection) de Johnny s’en va-t-en guerre de Dalton Trumbo (1971) et sa caméra subjective. Requiem pour un massacre d’Elem Klimov (1985) est plus éprouvant encore, nous confrontant sans détour aux pires exactions commises par les SS en Biélorussie, mais avec une distanciation propice à la réflexion (regards caméra et stylisation parfois extrême). Enfin, on profitera assurément de l’occasion rare de découvrir une trilogie japonaise monumentale, La Condition de l’homme de Masaki Kobayashi (1959-1961), samedi 27 et dimanche 28 septembre. Retrouvez toutes les infos sur le cycle.

Autres événements

MassacreALaTronçonneuse-afficheParticulièrement autour de la Rue des Écoles, dans le Quartier-Latin, les célébrations de l’histoire du cinéma sont permanentes, à vous de les surveiller ! Mais on peut déjà vous inviter à faire un tour au Grand Action qui clôture bientôt son joli cycle dédié au cinéma d’action des années 1980-1990, avec les cultissimes Total Recall de Paul Verhoeven (1990), Terminator 2 de James Cameron (1991), Last Action Hero de John McTiernan (1996) ou encore Strange Days de Kathryn Bigelow (1996). A partir du 3 septembre, en parallèle de la rétro intégrale à la Cinémathèque (voir plus haut), le cinéma sort une restauration numérique inédite de Piège de Cristal de McTiernan (1988). Rue Champollion, la Filmothèque proposera un cycle Otto Preminger, grand cinéaste d’origine autrichienne, immigré à Hollywood où il brilla par ses films noirs (Laura, 1944, Le Mystérieux Docteur Korvo, 1949, Mark Dixon, détective, 1950), ses fictions politiques (Exodus, 1960, Tempête à Washington, 1962, Le Cardinal, 1963) ou encore ses films de procès, tels que le superbe Autopsie d’un meurtre (1959), avec l’inimitable James Stewart. Enfin, le distributeur Carlotta, spécialisé dans les classiques restaurés, organise le mardi 23 octobre au Grand Rex une soirée événement pour les 40 ans de Massacre à la Tronçonneuse (1974), en avant-première de sa ressortie le 29. Le réalisateur Tobe Hooper viendra présenter la restauration numérique qu’il a lui-même supervisée ainsi que son premier court-métrage, entouré de nombreux invités surprise. Un événement à ne pas rater, assurément ! Réservations en ligne

Enfin, notons l’ouverture tant attendue, le 10 septembre, de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, conçue par Renzo Piano, 73 avenue des Gobelins dans le 13e arrondissement :

LYON

Festival Lumière : 6e édition du 13 au 19 octobre

AfficheFestivalLumiere2014C’est LE rendez-vous cinéphile lyonnais, qui établit dans une ambiance festive irrésistible des ponts entre le cinéma d’hier et celui d’aujourd’hui : des classiques en copies restaurées sont présentés par ceux qui y ont participé ou des gens de cinéma qui les aiment et viennent le partager avec le public. Le grand Pedro Almodóvar recevra le prestigieux Prix Lumière, succédant à Clint Eastwood, Milos Forman, Gérard Depardieu, Ken Loach et Quentin Tarantino. La Soirée d’ouverture, déjà complète, mettra à l’honneur l’actice américaine Faye Dunaway avec une projection de Bonnie and Clyde (1967) le lundi 13 octobre devant 5000 spectateurs à la Halle Tony Garnier. La programmation, dont le détail paraîtra très bientôt, comprend des cycles Frank Capra, Claude Sautet, westerns spaghettis, des hommages à Coluche, Isabella Rossellini, une nuit consacrée à la saga Alien etc. La grande projection jeune public, le mercredi 15 après-midi à la Halle Tony Garnier, en sera une de l’immense Voyage de Chihiro (2003) en hommage à Hayao Miyazaki qui a sorti son dernier film en début d’année, Le Vent se lève. Retrouvez notre présentation de la programmation en attendant, jusqu’au 13 octobre, les annonces des nombreux invités qui seront là durant cette semaine à ne pas rater ! Enfin, pour une présentation avec explications détaillées et extraits de films, inscrivez-vous aux soirées spéciales organisées à l’Institut Lumière en septembre. Réservez vos places pour les événements déjà en vente.

Institut Lumière : cinéma italien, Jane Campion & cie.

CycleItalia70N’oublions pas que le dit festival est organisé par l’Institut du même nom, temple lyonnais de la cinéphilie situé sur le lieu même de la naissance du cinéma. En septembre, on pourra y voyager à travers l’une des décennies les plus passionnantes du cinéma italien, les années 1970, où le pays remporta pas moins de quatre Palmes d’Or à Cannes et trois Oscars du meilleur film étranger. Dans un pays assombri par les années de plomb, dans une société de consommation en plein essor, les cinéastes, souvent passés par le journalisme satirique, jettent un regard féroce et drôle sur leurs contemporains – les caricaturant parfois jusqu’à l’extrême – sur la lutte des classes, la lutte des sexes, l’attrait de l’argent, l’Eglise, et toujours le pouvoir. On attire en particulier votre attention sur trois bijoux : L’Argent de la vieille de Luigi Comencini (1972), qui réduit un affrontement de classes terrible en un jeu de cartes impitoyable et hilarant, et deux des meilleurs films d’Ettore Scola : Nous nous sommes tant aimés (1974), qui ausculte l’après-guerre à travers un triangle amoureux, et Affreux, sales et méchants (1976), peinture sociale féroce et controversée qui traque chez les plus démunis les répercussions d’une société de consommation de plus en plus folle… Egalement au programme en septembre : un week-end consacré à la Néozélandaise Jane Campion, seule femme cinéaste détentrice d’une Palme d’Or et qui présidait le jury de Cannes cette année, une projection de Lucie Aubrac de Claude Berri (1996) en commémoration de la Libération de Lyon, des soirées spéciales Almodóvar pour patienter jusqu’à sa venue au Festival Lumière et de grands classiques en copies restaurées. Détails, réservations et horaires

Ciné-collection : un classique par mois dans tout le Grand Lyon

SecondsAffichePrès de trente salles adhérentes au réseau du GRAC (Groupement Régional d’Action Cinématographique) projettent chaque mois un même classique en copie restaurée. La nouvelle saison de Ciné-collection est simplement magnifique. On ne présente plus La Mort aux trousses d’Alfred Hitchcock (1959, projections du 8 septembre au 20 novembre), monument d’entertainement avec Cary Grant en publiciste embarqué par erreur dans une histoire de complot rocambolesque, à la mise en scène grandiose et au rythme trépidant. En revanche, Seconds, l’opération diabolique de John Frankenheimer (1966, projections du 11 septembre au 12 décembre) est un bijou injustement oublié, ressorti à Paris avec succès cet été. Ce film hallucinant, à la mise en scène délirante et au trouble constant, voit une mystérieuse organisation proposer à un homme d’un certain âge de changer complètement d’identité et de physique. Parabole glaçante sur le mythe de la seconde chance, déboulonnage impitoyable du rêve américain, le film fascine tout du long et est à ne pas rater. Johnny s’en va-t-en guerre de Dalton Trumbo (1973, projections du 25 septembre au 1er décembre) est tout simplement l’un des plaidoyers antimilitaristes les plus radicaux que le cinéma ait jamais connu. Filmé pour moitié en caméra subjective à travers les yeux d’un homme ayant perdu l’ensemble de ses facultés physiques, il invite à un voyage mental bouleversant qui vous marque à vie. Enfin, La Vie de château (1966, projections du 1er décembre au 5 janvier) est le premier film délicieux de Jean-Paul Rappeneau, à qui l’on devra plus tard quelques-uns des fleurons du cinéma populaire français (Le Sauvage, Tout feu, tout flamme, Cyrano de Bergerac). Catherine Deneuve, Pierre Brasseur et Philippe Noiret y sont au centre d’un chassé-croisé souvent hilarant qui épingle les travers d’une certaine bourgeoise française sourde aux duretés du monde et recroquevillée sur ses histoires de coeur et d’honneur. Bref, rien que de l’indispensable !

SORTIES NATIONALES

Reprises en salles

Macbeth-afficheSi l’été, où les sorties de première exclusivité sont moins nombreuses, est particulièrement propice aux reprises de classiques restaurés, celles-ci ne reculent pas tant que ça à la rentrée. L’offre est constante, réjouissante par sa variété. On a déjà évoqué plus haut les ressorties de Piège de cristal de John McTiernan (1988) le 3 septembre et de Massacre à la Tronçonneuse de Tobe Hooper (1974) le 29 octobre. Signalons celles, le 10 septembre, de Macbeth (1948), superbe adaptation de Shakespeare par et avec Orson Welles, et de Mademoiselle Julie d’Alf Sjöberg (1951), adaptation de la mythique pièce de théâtre de Strindberg qu’Ingmar Bergman aimait tant mettre en scène. Le même mercredi sortira d’ailleurs une nouvelle adaptation du même texte, avec Jessica Chastain et Colin Farrell, signé par Liv Ullmann, qui fut la muse et la compagne du même Bergman ! Signalons, pêle-même, les rééditions de grands classiques français : La Chienne (1931), l’un des plus grands films de Jean Renoir avec l’immense Michel Simon (le 17 septembre), Le Jour se lève de Marcel Carné (1939), bijou du réalisme poétique français d’avant-guerre avec Gabin et Arletty disant du Jacques Prévert (le 24 septembre), ou encore Le Dernier métro (1980), l’un des plus célèbres films de Truffaut (le 15 octobre), en parallèle de l’événement qui lui est consacré à la Cinémathèque (voir plus haut). Autour de la commémoration de l’Armistice du 11 novembre 1918 ressortiront plusieurs films importants sur la Première Guerre Mondiale. Le 5 novembre, A l’Ouest, rien de nouveau de Lewis Milestone (1931), d’après Erich Maria Remarque, et Les Ailes de William Wellman (1927), premier film à mettre en avant l’armée de l’air, dans des scènes impressionnantes pour l’époque. Le 12, ce sera au tour des Croix de bois de Raymond Bernard (1931), bijou antimilitariste sur le flétrissement des idéaux dans un contexte barbare que le film restituait alors avec une sincérité peu commune… Les distributeurs exhument parfois des films totalement inédits en France, comme Les Films du Losange le feront le 26 novembre pour Baal (1969), transposition par Volker Schlöndorff de la toute première pièce de Bertolt Brecht dans la RFA de l’époque. Dans le rôle titre d’un poète dévoré par sa pulsion de vie et ses excès en tous genres, on trouve une autre grande figure du Nouveau cinéma allemand, Rainer Werner Fassbinder, qui ressemble tant à son personnage que le film devient comme une prémonition de son destin fulgurant et funeste : il disparaîtra à 37 ans avec plus de 40 réalisations à son actif, littéralement dévoré par son art… Enfin, l’une des dernières grandes reprises événements de 2014 sera celle, le 10 décembre, de A Hard day’s night (Quatre Garçons dans le vent) de Richard Lester (1964), qui créait une fiction jubilatoire autour d’une tournée des Beatles !

Editions DVD/Blu-ray

CoffretWernerHerzogSi le marché ne cesse de reculer, les chiffres montrent que les éditions qui tiennent bon sont majoritairement celles, souvent magnifiques, de classiques du cinéma proposés en version restaurée et accompagnés de bonus de qualité. Difficile de s’en étonner quand on voit le superbe travail d’éditeurs tels que Carlotta, Wild Side, Potemkine, ou encore Gaumont et Pathé qui effectuent un superbe travail sur leur patrimoine. Carlotta sortira le 8 octobre Sidewalk Stories de Charles Lane (1989), bel hommage noir américain au Kid de Chaplin, ainsi que trois films cultes pour la première fois en blu-ray : Affreux, sales et méchants d’Ettore Scola (1976), L’Homme de l’Ouest d’Anthony Mann (1958) et Les Tueurs de Robert Siodmak (1946). Wild Side fait sa rentrée le 3 septembre avec Inspecteur de service (1958), un film rare et méconnu de John Ford plongeant dans la brigade criminelle de Scotland Yard, et Le Prête-nom (1976), film à la fois drôle et engagé dans lequel Woody Allen se trouve confronté au Maccarthysme… comme le réalisateur Martin Ritt en son temps. Suivront Les Dimanches de la ville d’Avray de Serge Bourguignon (1963) le 1er octobre, évocation du trauma de la Guerre d’Indochine récompensé d’un Oscar du meilleur film étranger, et Règlement de comptes (1953), l’un des chefs-d’oeuvre de Fritz Lang, le 27 novembre. Potemkine, à qui l’on doit notamment de superbes coffrets Tarkovski, Rohmer ou Jean Epstein, nous régalera avec de nouvelles parutions luxueuses. Enfin, restent à dater deux événements asiatiques : un coffret DVD regroupant les 6 films inspirés par la figure du combattant philosophe Miyamoto Musashi (dont le premier est signé Kenji Mizoguchi) et une édition collector des immenses Sept Samouraïs de Kurosawa (1954), avec livret spécial. Le 4 novembre : trois films-clés de Mikhail Kalatozov (Quand passent les cigognes, Palme d’Or 1958, La Lettre inachevée, 1959, et Soy Cuba, 1962), l’un des plus grands cinéastes soviétiques dont la mise en scène était d’une virtuosité acrobatique sans égale à l’époque. Le même jour paraîtra le premier volet d’une intégrale Werner Herzog en quatre volumes, qui contiendra notamment deux bijoux de cette figure du Nouveau cinéma allemand : l’hallucinogène Aguirre (1972) et l’envoûtante Enigme de Kaspar Hauser (1974). Enfin, Pathé exhume le 10 septembre deux films réjouissants de son impressionnant catalogue : L’Africain de Philippe De Broca (1983), mélange irrésistible de comédie et de film d’aventures avec Philippe Noiret et Catherine Deneuve, ainsi que Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ (1982), parodie délirante et culte des péplums où Jean Yanne réunit autour de lui Coluche, Michel Serrault et Michel Auclair.

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Hundreds : Köln Callinghttp://www.lemauvaiscoton.fr/musique/hundreds-koln-calling/ http://www.lemauvaiscoton.fr/musique/hundreds-koln-calling/#comments Mon, 01 Sep 2014 16:17:35 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=35362 Ce fût le cas ce jeudi 21 Août 2014 à 19h00 quand nous retrouvâmes Eva Milner (chanteuse et compositrice de Hundreds) assise sur les marches extérieures de la salle WDR Funkhouse à 2 pas de la cathédrale, alors qu’ elle n’y joue pas avant 22 h 30. Plongée dans son smartphone tout en fumant une cigarette et vêtue d’une tenue citadine décontracte elle ressemble à une jeune étudiante de passage, loin de l’imagerie de diva. Elle sera rejointe par son frère Philipp et Florian Wienczny, dernier membre additionnel du groupe.

LMC : Pourquoi avoir choisi le nom Hundreds (des centaines) pour le groupe ? Est-ce pour sa sonorité harmonieuse ou plutôt pour une raison personnelle ?
Eva : C’ était un rêve que j’ai eu où j’étais avec Philipp au sommet d’une prairie, nous jouions à un jeu, quand tout plein de Philipp apparurent, des centaines …

Quand j’ai parlé à Phillipe du rêve , il m’a dit c’est bon on a notre nom pour le groupe, car on le cherchait depuis longtemps ( grand sourire )

Votre musique sonne vraiment comme un crossover entre l’ Electronica , la Pop et même le Folk. Quelques fois vous me faites penser au duo Anglais des années 90 : Everything But The Girl (ndlr : quand ils se sont mis à l’électronique).
Merci !

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Quelles sont donc vos véritables influences musicales ?
Mes toutes premières influences musicales proviennent du trip hop anglais Portishead, Lamb,  Massive Attack, Morcheeba … Ce genre de groupe anglais de la fin des années 90. À l’époque j’avais 19 ans et m’imaginais que si j’avais moi-même un groupe, je suivrais cette même voie. (La question de pourquoi du chant en Anglais ne se pose donc plus).

Avez-vous pris des leçons de solfège ou de chant dans votre jeunesse, car vos prestations sont vraiment parfaites ?
Merci beaucoup (en français, éclat de rire).

Sweetest perfection ( je réitère ! ) ou peut être votre talent est juste inné ?
Je ne sais pas , je n’ai jamais commencé de leçon de chant, ni de musique classique … mais quand j’avais 14 et 15 ans en cours de musique, j’avais une très bonne prof de jazz dont les performances ont sans doute aidé à m’ inventer.

Ce soir vous jouez dans une salle configurée pour les orchestres de musique classique, qui selon votre dernier statut facebook vous honore. Peut-on s’attendre à un show particulier ?
La différence est que les places soient assises et que les gens ne peuvent pas danser comme debout … (plus tard hors ITW , Eva nous précisera que nous sommes chanceux d’assister à l’unique long show de la tournée estivale).

Le son sera peut être meilleur dedans ?
Oui le son sera nettement plus bon c’est certain !
Florian  : J’ai vu les murs ( d’enceintes j’imagine ? ) c’est superbe !

Est-ce qu’une tournée française est prévue prochainement ?
Eva : Heu oui bien sûr (YES ! ) mais heu.. (un peu gênée) c’est très difficile avec le marché français, nous essayons, nous cherchons un partenaire et d’ailleurs nous avons rencontré un français très sympa à L.A. qui est un gros tourneur. Il était très intéressé par nous , donc nous allons essayer, mais c’est dur. Le problème est que nous avons une grosse production et que ce n’est pas simple de payer tout le monde ; c’est un peu cher pour nous réserver maintenant. Nous voulons faire une tournée chez nous. La dernière fois nous avons joué à Toulouse, Bordeaux … et Paris … Paris était plein , il y avait 200 personnes , c’ était très agréable (ndlr : Le Batofar 2011 avec Mohini Geisweiller en 1ère partie).

Mais oui bien sûr nous avons des projets, nous aimons la France. Récemment nous avons joués à Paris dans un très bel endroit, la Gaité Lyrique. Le public a été superbe car il dansait et tapait dans les mains plus pour nous qui étions simplement en première partie ! ( $ndlr : le concert initialement prévu en vedette au batofar de la veille avait été annulé, faute de promos, annoncé 2 semaines avant seulement )

Avez-vous vu justement Thomas Azier (la tête d’affiche) après vous ?
Oui un petit peu, ça sonne un peu comme du Hurts je trouve, en plus froid.
Florian : c’est un très bon spectacle à regarder ,
Eva : oui un bon show …

Donc toi Florian, vas-tu perdurer ta collaboration aux percussions avec Hundreds, qui passe de duo à trio sur scène ?
Je ne sais pas, j’ai commencé à jouer pour eux en Février, et j’espère que ça continuera oui … mais j’ai l’impression d’être à part du groupe.

Comment s’est passée la rencontre avec Hundreds ? Est-ce par réseau professionnel où êtes-vous amis ?
En fait j’ai joué en première partie plusieurs fois pour eux avec mon propre groupe, car j’ai plusieurs autres groupes, et là j’avais du temps libre … ( sourire )

À Eva : Votre chanson « rabbits on the roof » est épique (un vrai tube), serait-ce le prochain single ?
Eva : No ! ( éclat de rire ) le prochain single est « Ten Headed Beast » qui risque d’être le dernier single, mais oui « rabbits on the roof » serait un bon 4ème titre …
Florian : mais nous avons une vidéo de « Rabbits on the roof » session live studio en préparation …
Eva : Ouais, c’est en préparation, projet de vidéos live à venir …

Eva nous a témoigné une franche et belle personnalité à l’ image finalement du son positif d’ Hundreds . Florian lui, plus discret, une grande sympathie.

Lors d’une conversation qui a eu lieu un peu plus tard avec le groupe nombres d’anecdotes jubilatoires sur le travail en studio ont fleurit. On a retenu qu’initialement « Rabbits On The Roof » devait être un titre orienté industriel comme les vieux Depeche Mode (chronique LMC …dans le vrai ), que « Our Past » a été le titre le plus compliqué à enregistrer au point d’appeler en renfort un producteur à la dernière minute (voir Eva mimer les accords de piano ou basse fût un régal de mélomane).

Elle a évoqué entre autre « L’aigle noir » de Barbara comme sa chanson française fétiche et « Ultra » comme son album de Depeche Mode préféré ( « Aftermath » est d’ailleurs bien estimé sur les forums de fans allemands). Parler d’Hambourg, leur ville de résidence, Berlin où ils sont populaires ou encore de Lille et son vieux quartier qu’ elle a aimé arpenter, de La Femme qu’ elle trouve fou (nos petits français qui se font entendre vraiment partout), fût une tranche de vie inoubliable. Le courant est passé comme avec les 2 albums joués religieusement à domicile. Un épisode heureux de la quatrième dimension promettant une suite.

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22 h 30 : Le Live

La salle est classe en effet ; de petite capacité pourtant, 300 ou 400 sièges, elle laisse place à une grande fluidité entre la scène et nous, les allées et le public (trentenaire) qui est majoritairement venu en couple. Nous nous installons confortablement au 1er rang devant les machines sophistiquées qui clignotent, prêtent à l’emploi pour leurs opérateurs.

Les nombreuses enceintes millimétrées dans la disposition (on est pas loin du show 3D de Kraftwerk à Düsseldorf l’année précédente) sont opérationnelles pour envoyer les sons d’introduction. Hundreds qui excelle dans cet exercice  (phénoménal à la tournée précédente) vont aller encore plus loin car l’ excellent inédit « Seals » (disponible seulement sur l’édition deluxe limitée de l’ album « Aftermath ») se joue en direc . Philipp est aux claviers à gauche de la scène et Florian à droite aux percussions électroniques.

La trame hypnotique, cinématographique, de l’instrumental nous plonge directement dans l’univers onirique d’ Hundreds. Le son parfait dépote sous les 1er frissons des coups graves portés aux percussion. La mélodie inquiétante sous des arrangements pêchus, nous renvoie directement aux travaux d’ Alan Wilder (pour Recoil ou pour les B-Sides de Depeche Mode façon « Christmas Island »).

Eva pieds nus , les paupières maquillées de diamant, vêtue sobrement d’une robe délicieusement rétro aux épaulettes et col Claudine, entre en scène sur le majestueux «  Beehive ». On croirait une fée tout droit sorti d’un conte étranger. Ses envolées vocales suivent sa gestuelle gracieuse, ses sauts aériens, tout en allégeant le rythme soutenu par Florian et les machines.

Si Hundreds s’influence du Trip Hop, le scratch est remplacé par des mélodies au piano belles à pleurer et le tempo mou par des rythmes atypiques saccadés. À défaut de pouvoir s’exprimer avec les jambes et bras, affalés dans nos fauteuils plus encore que dans un cinéma, c’est le cerveau qui vrille, les sens des yeux et ouïes en émois. Les Allemands sont tellement disciplinés qu’ils se plient au concept de la salle, nous on se délie des fauteuils spirituellement.
Les lumières feutrées passant du bleu au vert au rouge, agrémentées d’un écran vidéo central diffusant des formes abstraites, habillent le show d’une dimension sérieusement arty. Il y a du Nine Inch Nails dans ce visuel, en plus modeste, et surtout du How to Destroy Angels (l’autre projet de Trent Reznor).

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Le puissant «  Rabbits On The Roof » augmente la sensation du mode progressif jusqu’à son final inédit épique (car même les sons piquent) , poussif mais jamais putassier dans les sonorités électros. On ressent bien l’influence de l’Electronica pure, cérébrale, pointue et urbaine de Berlin. « Fighter » du 1er album enchaine comme une caresse sensuelle avec son piano amoureux et jeu de tempo qui nous drague. « Aftermath » dans sa première partie minimaliste émouvante  pose l’ accalmie. Dans la seconde on retrouve du David Sylvian au féminin, tant dans la profondeur du titre, que dans ses influences qui flirtent avec le piano d’un Ryuichi Sakamoto.

Le plaintif et déchirant « Please Rewind » augmente la sensibilité. « Our Past » qui connait son introduction longue arrive à point pour relancer l’autre facette du duo, celle à tube qui colle à la vie. On a le droit aux sourires d’ Eva qui connait notre ressenti. C’est merveilleux et gravé à jamais, évident comme une photo de vacances. L’audience commence enfin à taper dans les mains, réalisant sans doute le privilège de l’instant et générosité des bonnes ondes que produisent nos 3 artistes. «  Our Past » devrait être diffusé comme thérapie contre le mal être. Un « Happy Virus » en fait, comme le nom du titre qui suit, extrait du 1er album, se vit comme une ballade intermédiaire entre légèreté et grosse sonorité ( forêt et zone industrielle ).

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l’hymne « let’s write the streets » qui les a lançé outre Rhin n’a rien perdu de sa foi, ni de sa mysticité, ni de sa beauté. Si la trame mélodique est la même, le final aux percus est plus industriel dans sa version 2014 à l’instar d’un rythme militariste à la Laibach. Eva à côté de Florian simule sur place le rythme des pas comme un soldat pendant que son frère se concentre sur le traitement synthétique des notes. Le moment est fort et provoque les 1ers cris du public avec une émotion palpable. S’en suit logiquement « Grab The Sunset » qui balance avec bravoure et amour des arrangements de génie dont la voix d’Eva samplée et retravaillée en direct pour le plus grand plaisir des auditeurs avides d’ effets spéciaux musicaux.

Philipp terminera en solo le travail sur ses machines à l’instar d’ un « Music non Stop » impérial. On aimerait que ça dure tout le temps, comme un orgasme rare. Deux rappels se grefferont à cette première heure de musique électronique dantesque pour un set acoustique de 4 chansons. D’abord le poignant « Stones », la ballade « Circus » (joué notamment sur un violoncelle couché par Eva) et « song for a sailor » folkissime, démontrent que la force première du duo est vraiment cette alchimie entre la voix bienfaitrice d’Eva et le piano virtuose de son frère Philipp. « Little heart » en final en est le summum. Alors qu’ Eva interprète la chanson avec une émotivité à fleur de peau, le piano joué avec les tripes touche au divin dans ses développements inédits. Philipp est le dieu du clavier et se barre magnifiquement à la fin (jamais vu telle performance).

Difficile de contenir ses larmes, non pas de tristesse, mais de conscience. Conscience de cette beauté sentimental mise en musique. Conscience de cette magie qu’offre Hundreds. Conscience du talent indéniable de ces artistes authentiques. Si chez Hundreds, le cœur donne raison à la résonnance musicale qui frise la perfection, donnons-leur au moins les moyens de la faire résonner sans prétention chez nous.


Relisez notre critique de « Aftermath »
http://www.hundredsmusic.com

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[PUB] Un Appart À la Clé saison 3 : la société générale prépare ta rentréehttp://www.lemauvaiscoton.fr/lifestyle/pub-un-appart-a-la-cle-saison-3-la-societe-generale-prepare-ta-rentree/ http://www.lemauvaiscoton.fr/lifestyle/pub-un-appart-a-la-cle-saison-3-la-societe-generale-prepare-ta-rentree/#comments Sun, 31 Aug 2014 13:02:54 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=35479 Une immense chasse au trésor sera lancée du 3 au 15 septembre à travers 6 villes françaises (Strasbourg, Lyon, Nantes, Toulouse, Marseille et Paris), mais aussi à l’étranger avec Barcelonne, Rome et Berlin. Le concept ? Trouvez des indices pour débloquer les niveaux sur Street View et trouvez des objets cachés pour participer aux tirages au sort. En dehors du « gros lot » qu’est l’appartement, la Société Générale met à disposition des tablettes, des sacs de rando et des chèques cadeaux d’une valeur de 40€.

Pour cela suivez les 4 étapes :

  1. Inscrivez-vous sur www.unappartalacle.com et choisissez l’appart pour lequel vous voulez jouer
  2. Complétez tous les niveaux en remplissant les missions dans Street View
  3. Trouvez des objets cachés dans les 6 niveaux pour participer aux tirages au sort et tenter de gagner des cadeaux
  4. Trouvez les nombreux bonus cachés dans le jeu pour augmenter vos chance

Le petit plus : connectez-vous au jeu avec votre mobile pour suivre votre évolution à tous moment.

Good luck !

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5 conseils ciné – août 2014http://www.lemauvaiscoton.fr/cinema/5-conseils-cinema-aout-2014/ http://www.lemauvaiscoton.fr/cinema/5-conseils-cinema-aout-2014/#comments Fri, 29 Aug 2014 17:12:21 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=35381 Brillant

5ConseilsCineAout2014-01
Winter Sleep de Nuri Bilge Ceylan (Turquie, 3h16)
On a déjà beaucoup parlé de la Palme d’Or 2014, au moment où elle l’est devenue puis en détails à sa sortie, mais on en remet une couche car c’est tout simplement le meilleur film du moment. Exigeant, certes. Les exploitants jouent le jeu, à la demande du distributeur, et conservent le film à l’affiche à la rentrée, vous laissant le temps de trouver 3h de votre temps pour plonger dans une toile de relations humaines complexes et passionnantes que Nuri Bilge Ceylan explore de fond en comble. Le personnage principal, un intellectuel bourgeois se persuadant d’être un humaniste admiré de tous, voit peu à peu son petit royaume s’agiter et lui échapper. Extrêmement bien dialoguée et remarquablement mise en scène, cette fresque de l’intime sait organiser le spectacle qui préserve son public (disponible et attentif) de toute léthargie.
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Réjouissant

5ConseilsCineAout2014-02
Les Combattants de Thomas Cailley (France, 1h38)
Un jeune homme réservé rencontre une jeune femme brillante, déterminée et persuadée que la fin du monde approche. Il la suit dans ses excès, jusque dans un stage d’entraînement militaire. Kevin Azaïs et Adèle Haenel, la nouvelle coqueluche du cinéma français, forment un irrésistible duo dans cette comédie romantique qui évite tous les clichés en cherchant ses dynamiques profondes ailleurs, dans le buddy movie et le film d’aventures. S’attacher avant tout à ses personnages et à leur imprévisibilité fait advenir le comique : le jeune Thomas Cailley l’a compris dès ses superbes débuts, c’était pourtant simple. On voit le carton en salles se profiler et on s’en réjouit !
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Etourdissant

5ConseilsCineAout2014-03
Detective Dee II : la Légende du Dragon des mers de Tsui Hark (Hong-Kong, 2h14)
Après deux films décevants, souvent laids et qu’on avait eu beaucoup de mal à suivre (dont le premier Detective Dee), Tsui Hark sait enfin mettre davantage d’ordre dans ses excès, aussi bien narratifs que visuels. L’enchaînement foutraque des péripéties laisse ici place à une succession de morceaux de bravoure hallucinants et parfois éblouissants, que le cinéaste raccroche à des enjeux simples et forts : honneur, trahison, passion amoureuse et exclusion. Face à un spectacle aussi foisonnant et grisant, une question : Tsui Hark a-t-il un millier de personnes qui lui envoient des idées folles chaque jour pour en avoir autant ? C’en est presque épuisant ! Le meilleur blockbuster de l’été est donc hong-kongais.
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Hilarant

5ConseilsCineAout2014-05
22 Jump Street de Chris Miller et Peter Lord (USA, 1h52)
On n’avait pas forcément prêté d’attention à 21 Jump Street (2012), adaptation très libre de la série TV culte qui avait révélé Johnny Depp. Puis, l’incroyable Lego Movie est arrivé, on vous en parlait en février dernier. Depuis, on retient bien les noms de Chris Miller et Peter Lord, car ces deux-là paraissent prêts à tout dézinguer à Hollywood, résolus à dynamiter le grand spectacle de l’intérieur en en mettant à jour avec ironie les rouages les plus éculés. 22 Jump Street est en quelque sorte un « méta-blockbuster ». Un film où l’important est aussi bien l’histoire racontée que les attentes que le public a envers elle et que le duo de réalisateurs se délecte à déjouer, à commenter ou à satisfaire dans des explosions pops jubilatoires. C’est certes un peu long, mais on rit énormément, et le duo d’acteurs-producteurs Jonah Hill/Channing Tatum fonctionne du tonnerre de Dieu !
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Déroutant

5ConseilsCineAout2014-04
Enemy de Denis Villeneuve (Canada/Espagne, 1h30)
Un professeur taciturne voit son quotidien répétitif chamboulé lorsqu’il se découvre un exact double, en la personne d’un acteur « de troisième zone », fier et fantasque. Le réalisateur d’Incendies (2010) et Prisoners (2013) qui adapte José Sarramago, avec le très bon Jake Gyllenhaal ? On ne pouvait qu’être intrigué. Intriguant, le film l’est assurément, s’ouvrant sur une séquence à l’étrangeté folle et entourant son histoire de résonances sociopolitiques intéressantes… sans jamais en tirer grand-chose de concluant. Résolu à ne rien boucler, justement, Denis Villeneuve préfère peaufiner sa très belle ambiance visuelle et sonore. C’est si bien fait que notre attention se maintient sans mal, mais on ressort du film avec un sentiment d’inachevé… A voir pour les curieux et les amateurs d’irrationalité.
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Un vendredi à Rock en Seine 2014http://www.lemauvaiscoton.fr/musique/un-vendredi-a-rock-en-seine-2014/ http://www.lemauvaiscoton.fr/musique/un-vendredi-a-rock-en-seine-2014/#comments Fri, 29 Aug 2014 16:00:05 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=35391 1. Kitty Daisy and Lewis (and Paul, Michael, Betty and Oncle Jimmy)

Sans déconner, il y avait toute la famille sur scène. Mais si le blues a été très présent pour commencer cette soirée (entre Gary Clark Jr et Hozier), c’est ce bon rockabilly millésimé qui aura mis tout le monde d’accord. Assis dans l’herbe à 1km de la scène, comme les autres, bien sûr.

Kitty Daisy & Lewis

 

2. Camp Claude : ‘All Shook Up’ sous la tente

Si le chapiteau Île-de-France ressemblait à un atelier ‘tirage de gueule entre professionnels blasés‘, on relèvera de leur cold wave minimaliste, à mi-chemin entre Lana Del Rey et les Velvet, cette chaude reprise d’Elvis.

Camp Claude RES 2014

 

3. Le stand Martini

Entre deux concerts, notre partenaire Martini nous a offert un prosecco/martini bianco dont on s’est délecté confortablement assis sur l’espace qu’il avait aménagé pour l’occasion. Une bonne manière de déguster un cocktail goûteux au royaume de la bière tiède sans bulle à 7€ la pinte.

martini-01

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4. Michel Polnareff

qui ressemblait de ouf à Blondie, et cette reprise inattendue des Beastie Boys.

blondie Rock En Seine

 

5. Mac Demarco

et sa reprise débile de ‘Yellow‘ de Coldplay. On commence à se sentir mal lorsque quelqu’un dit encore qu’il s’agit du mec le plus cool du monde, mais démuni, face à ce joyeux luron, clope au bec, on pense quand même très fort qu’on a envie d’être son pote.


Mac DeMarco au festival Rock en Seine 2014

6. Il cache sa copine qui urine accroupie

en l’entourant à 180° à l’aide de son sweat shirt. Vu du bas de la dune, c’est très louche, puis tu découvres avec enchantement un artifice habile et solidaire. Une belle image de sport comme on en voit plus beaucoup, Jean-Michel.

larque

7. Double Rainbow, OMG !!!

Le double arc-en-ciel, appelé communément ‘double rainbow‘ suite à une vidéo désormais classique, est un phénomène naturel aussi grisant que rare. Il nous aura amusé pendant un quart d’heure.

double rainbow

 

8. Les bons chouchous entre deux bières

 

9. Die Antwoord meilleur concert de la soirée

Oubli de soi, saut à pieds joints avec main levée en l’air, pure folie, cela faisait longtemps que l’on avait oublié de se poser des questions pendant un concert.

 

10. Ces bons vieux Arctic Monkeys

Un peu comme quand tu te remets Pulp Fiction sans l’avoir revu depuis 5 ans : 1 heure et demie avec de la bonne musique, moments excitants, pas de grosse surprise mais ça joue bien et tu en ressors toujours content.


Merci à Label Mademoiselle pour les photos.

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[Pub] Prêt à jouer avec Fanta et Golden Moustache?http://www.lemauvaiscoton.fr/lifestyle/pub-pret-a-jouer-avec-fanta-et-golden-moustache/ http://www.lemauvaiscoton.fr/lifestyle/pub-pret-a-jouer-avec-fanta-et-golden-moustache/#comments Tue, 26 Aug 2014 13:46:57 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=35316 Et avec ses 100 défis proposés, il y en a pour tous les gouts :

  • #51 Prends-toi en photo sous une pluie de confettis
  • #20 Habille-toi aux couleurs d’un arc en ciel
  • #30 Lance une bataille de polochons en public
  • #11 Rends ton Fanta Géant
  • #37 Mime la première lettre de ton prénon
  • Et 95 autres à découvrir !

Mais ça n’est pas tout…

Tout l’équipe de Golden Moustache, experte de vidéos humoristique sur internet,  s’est aussi prise au jeu de ce défi géant !  A l’occasion du défi « #Fanta70 by Golden Moustache » 3×2 places pour le concert de Beyonce et Jay-Z au Stade de France sont à gagner !

‎Pour participer, publie tes clichés sur Twitter, Instagram ou mur Facebook avec le bon hashtag : #Fanta11 pour « Rends ton Fanta géant » et #FantaFR !

Toutes les infos sur  www.fanta.fr/fanta100

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Xavier Dolan et bien d’autres présentent leur film à Lyon à la rentréehttp://www.lemauvaiscoton.fr/cinema/avant-premiere-xavier-dolan-mommy-lyon/ http://www.lemauvaiscoton.fr/cinema/avant-premiere-xavier-dolan-mommy-lyon/#comments Tue, 26 Aug 2014 09:12:24 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=35289 Mercredi 10 septembre / 20h / Cinéma Comoedia : 3 coeurs, en présence du réalisateur Benoît Jacquot

Dans une ville de province, alors qu’il a raté son train, Marc rencontre Sylvie. Ils errent dans les rues jusqu’au matin, parlant de tout sauf d’eux mêmes, dans un accord rare. Quand Marc prend le train, il lui donne rendez-vous, à Paris, quelques jours après. Ils ne savent rien l’un de l’autre. Sylvie ira à ce rendez-vous, et Marc, par malheur, non. Il la cherchera et trouvera une autre, Sophie, sans savoir qu’elle est la sœur de Sylvie…
Le réalisateur des Adieux à la Reine (2012) réunit un superbe triangle amoureux, avec Charlotte Gainsbourg et Chiara Mastroianni, deux des meilleures actrices de leur génération, dans les rôles de soeurs amoureuses du même homme, incarné par Benoît Poelvoorde. Avec comme mère observatrice la grande Catherine Deneuve. Le film est en Compétition Officielle à la Mostra de Venise (du 27 août au 6 septembre).
Préventes aux caisses du cinéma à partir du mercredi 3 septembre en début d’après-midi
Sortie nationale le 17 septembre

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Lundi 15 septembre / 20h30 / Cinéma Comoedia : Mange tes morts, en présence du réalisateur Jean-Charles Hue

Jason Dorkel, 18 ans, appartient à la communauté des gens du voyage. Il s’apprête à célébrer son baptême chrétien alors que son demi-frère Fred revient après plusieurs années de prison. Ensemble, accompagnés de leur dernier frère, Mickaël, un garçon impulsif et violent, les trois Dorkel partent en virée dans le monde des « gadjos » à la recherche d’une cargaison de cuivre.
C’était l’un de nos coups de coeur des sections parallèles du dernier Festival de Cannes (lire notre article) : Jean-Charles Hue a secoué la Quinzaine des Réalisateurs avec ce deuxième film largement inspiré de sa propre expérience au sein d’une communauté des gens du voyage. L’approche documentaire du réel y glisse vers une exploration inédite du cinéma de genre avec un naturel inouï et une intensité impressionnante. La rencontre avec le metteur en scène, toujours généreux en anecdotes incroyables et en récits personnels, s’annonce passionnante !
Préventes aux caisses du cinéma à partir du lundi 8 septembre en début d’après-midi
Sortie nationale le 17 septembre

Jeudi 18 septembre / 20h / Cinéma Comoedia : Near Death Experience, en présence du co-réalisateur Gustave Kervern

Employé sur une plate-forme téléphonique, Paul est en plein « burn-out ». Un vendredi 13, la chronique du journal télévisé sur ce jour particulier lui apparaît comme un signal pour passer à l’acte. Décidé à concrétiser son geste, il s’enfuit dans la montagne où il va vivre une expérience particulière.
Deux ans après Le Grand soir, les coréalisateurs grolandais Benoît Delépine et Gustave Kervern explorent aujourd’hui l’Expérience de Mort Imminente avec comme seul comédien le romancier et poète Michel Houellebecq. Détonant et alléchant !
Préventes aux caisses du cinéma à partir du jeudi 11 septembre en début d’après-midi
Sortie nationale dès le 10 septembre

Samedi 20 septembre / 20h30 / Ciné Mourguet (Sainte-Foy-lès-Lyon) : Timbuktu d’Abderrahmane Sissako, en présence du réalisateur et de la co-scénariste Kessen Tall

Non loin de Tombouctou tombée sous le joug des extrémistes religieux, Kidane mène une vie simple et paisible dans les dunes, entouré de sa femme Satima, sa fille Toya et de Issan, un petit berger âgé de 12 ans qui s’occupe de son troupeau de vaches. Kidane et les siens semblent un temps épargnés par le chaos de Tombouctou. Mais leur destin bascule le jour où Kidane tue accidentellement Amadou le pêcheur qui s’en est pris à GPS, sa vache préférée…
Huit ans après le superbe Bamako (2006), le cinéaste mauritanien Abderrahmane Sissako revient enfin avec un film auxquels beaucoup promettaient la Palme d’Or au dernier Festival de Cannes, dont il est finalement reparti avec le Prix du jury oecuménique. De fait, Timbuktu est un plaidoyer assez fort contre l’intolérance et l’extrémisme qui muselle les populations et réfrène les pulsions de vie, les folies créatrices et les élans du coeur. Parfois lâchement construit et pesamment stylisé, le film n’en demeure pas moins un précieux témoignage sur le Mali contemporain.
Sortie nationale le 10 décembre
Le Ciné Mourguet fête sa réouverture le samedi 20 septembre avec cette belle avant-première, très en amont de la sortie du film, une projection jeune public et une projection de classique restauré.
+ d’infos sur le site du Ciné Mourguet

Xavier Dolan (en vert), entouré des acteurs Anne Dorval, Antoine Olivier Pilon et Suzanne Clément au Festival de Cannes ©PHOTOPQR/NICE MATIN

Xavier Dolan (en vert), entouré des acteurs Anne Dorval, Antoine Olivier Pilon et Suzanne Clément pour présenter « Mommy » en Compétition au Festival de Cannes ©PHOTOPQR/NICE MATIN

Mercredi 1er octobre / 20h40 / Cinéma Comoedia : Mommy, en présence du réalisateur Xavier Dolan et de ses acteurs

Une veuve mono-parentale hérite de la garde de son fils, un adolescent TDAH impulsif et violent. Au coeur de leurs emportements et difficultés, ils tentent de joindre les deux bouts, notamment grâce à l’aide inattendue de l’énigmatique voisine d’en-face, Kyla. Tous les trois, ils retrouvent une forme d’équilibre et, bientôt, d’espoir.
On avait à peine le temps de se dire un peu déçu par Tom à la ferme que l’infatigable Xavier Dolan gagnait le coeur des festivaliers et repartait de Cannes avec un Prix du jury ex-aequo avec le grand Jean-Luc Godard (lire notre compte-rendu du palmarès). Face à une Compétition Officielle parfois agaçante par l’aigreur qui y régnait, on attend plus que jamais le cinéaste québécois pour nous offrir une explosion de couleurs, de sons et surtout d’émotions ! Soyez au rendez-vous pour l’ouverture des préventes : le film n’a pour l’instant eu aucune projection publique en France depuis Cannes, c’est un véritable événement !
Préventes aux caisses du cinéma à partir du mercredi 24 septembre en début d’après-midi
Sortie nationale le 8 octobre

Lundi 6 octobre / 20h / Cinéma Comoedia : Geronimo, en présence du réalisateur Tony Gatlif

Sud de la France. Dans la chaleur du mois d’août, Geronimo, une jeune éducatrice veille à apaiser les tensions entre les jeunes du quartier Saint Pierre. Tout bascule quand Nil Terzi, une adolescente d’origine turque s’échappe de son mariage forcé pour retrouver son amoureux, Lucky Molina, un jeune gitan.
Tony Gatlif, cinéaste du pourtour méditerranéen brûlant (Exils, Indignados), chantre des gens du voyage (Gadjo Dilo, Transylvania, Liberté) et amateur de musique et de danse (Latcho Drom), frappe un grand coup avec une tragédie moderne entre hip-hop et flamenco, portée par la performance de Céline Sallette.
Préventes aux caisses du cinéma à partir du lundi 29 septembre en début d’après-midi
Sortie nationale le 15 octobre

On les attend de pied ferme :

- Bertrand Bonnello, Gaspard Ulliel, Jérémie Rénier et Louis Garrel pour Saint Laurent (sortie le 24 septembre)
- Olivier Nakache, Eric Toledano (les réalisateurs d’Intouchables) et leurs acteurs Omar Sy, Charlotte Gainsbourg et Tahar Rahim pour Samba (sortie le 15 octobre)
- Céline Sciamma et ses jeunes actrices pour Bande de filles (sortie le 22 octobre)
- François Ozon, Romain Duris et Anaïs Demoustier pour Une Nouvelle amie (sortie le 5 novembre)
- Mia Hansen-Løve et ses acteurs pour Eden (sortie le 19 novembre)

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Les 10 Tracks de la semaine #34http://www.lemauvaiscoton.fr/musique/playlists/les-10-tracks-de-la-semaine-34/ http://www.lemauvaiscoton.fr/musique/playlists/les-10-tracks-de-la-semaine-34/#comments Mon, 25 Aug 2014 19:05:18 +0000 http://www.lemauvaiscoton.fr/?p=35258 10-tracks-34

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