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7ème édition d'un festival à Poleymieux au Mont d'Or en pleine nature

Livomatique Musique — 01-07-2011

Pour notre premier festival de l’été, nous avons grimpé en voiture les collines du Nord de Lyon jusqu’à Poleymieux au Mont d’Or pour la septième édition du festival Démon d’Or les 24 et 25 juin dernier. Le Mauvais Coton s’est mis au vert pendant deux jours et a même planté sa tente, loin des vernissages et du gris des pentes de la X-Rousse. Les légendaires et locaux High Tone, les roots Takana Zion, Peter Solo, The Qemists et Dark Dark Dark, la bonne ambiance et les rencontres, on vous raconte notre week-end champêtre.

Créé au coeur des Monts d’Or en 2005 par une bande de potes et partant de la très bonne initiative de faire la fête en musique, il aura fallu quelques années et le festival voir chaque année danser de plus en plus de fêtards pour que l’événement prenne une telle ampleur en 2011. Nous découvrons donc le festival lors de sa septième édition, séduits par son esprit détente/campagne/fête/alternatif/écolo. La prog sentait bon avec le nom d’High Tone en grosses lettres, le plus roots des reggae avec des Clinton Fearon et les originaux Quemists. Nous remercions et applaudissons le collectif Démon d’Or pour son organisation et son espace presse digne d’un grand festoche.

Vendredi soir

Pour être honnête, la fine équipe du Mauvais Coton n’a pour la coup pas été du tout dans la finesse pour se rendre sur place. Après « les Bidochons et le GPS », nous pénétrons les hautes herbes du site de Poleymieux. On nous dirige vers le parking supplémentaire un peu plus loin de l’entrée, ce qui nous fait dire d’abord que nous sommes un peu en retard, mais surtout que les gens sont bien là ce soir, et sans quart d’heure de politesse. En s’approchant de l’entrée du festival, on entend les grondements dubs des têtes d’affiches qui doivent être en train d’ambiancer les premiers arrivés : Clinton Fearon et Jaqee. Trois chapiteaux ont été installés pour mettre en place trois scènes le long du vaste terrain de 4×4 de Poléymieux : L’Arène Démon, la Cage aux Fauves et la Roulotte Endiablée.

Pour être une seconde fois francs avec vous, le vendredi n’est pas le soir du festival où nous avons été les plus balezes. Disons que l’on s’est au moins familiarisé avec l’ambiance, puisque Démon d’Or ne propose pas seulement des concerts. Des espaces de rencontre artistique sont aménagés comme le Black Chilla Zouk où certains y découvrent les joies du bodypainting. Plus tard dans la soirée, les cracheurs de feu de la compagnie de cirque nous foutront un coup de chaud, entourés de personnages sorti d’un conte d’horreur aux costumes très réussis (et assez flippants). Pas très loin, le village associatif nommé « Ch’asso Trés’or » nous invite à passer du temps avec les acrobates, les conteurs et à apprécier les chants traditionnels. Mais l’endroit le plus fou, nous y avons atteri un peu comme Alice était tombée dans le trou de son pays des merveilles. En fait, le Chilla Out Cirk’Adelik est un eldorado d’hallucinations, injecté de musique transe, aux fontaines vertes fluo et tapissé de formes psychédéliques et colorées. Cet espace clos ressemble à un salon dans la nature, avec des canapés et poufs de récupération au fond desquels nul n’aurait envie d’autre chose que d’un champignon magique.

Nous avons tout de même apprécié le show de Takana Zion, dans l’Arène du Démon, vibrant au ralenti au son d’un dub années 70 très raffiné. Mais le meilleur moment musical de la soirée viendra à 2h du matin avec le show des Qemists. Les anglais de Brighton nous ont livré avec envie une prestation de grande classe, même si certains se verront déçu de n’avoir entendu qu’une série de remixs. Les DJ que nous avons vus sont un vrai groupe dans le sens où ils jouent le plus souvent avec de vrais instruments, ce qui explique largement pourquoi nous avons été traversés par tant d’énergie. Le trio jouant ce soir avec un MC survolté nous a convaincu que la Drum’n'bass avait en elle une énergie tout droit tirée du rock, pour leur puissance maîtrisée et leur présence incroyable. Enfin, les deux rappels témoignent que le public est friand de ce genre d’électrochocs.

Notre soirée s’achève avec l’interview pertinente du même trio ; qui termine la veille d’un samedi soir dont on vous promet un report qui comprendra les interviews d’High Tone et de notre sensation folk du week-end, Dark Dark Dark.

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  • Festival Démon d’Or. http://www.demondor.com
  • Photos par Florian Ardérighi, texte par Vincent Zarragoza

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Graphic&Web Designer // Fondateur du Mauvais Coton