Herman Dune, ce dandy Gandhi
Herman Dune au Ninkasi Kao, dimanche 27 novembre 2011

28.11.11

Ce qui nous marque le plus lors d’un concert d’Herman Dune, c’est la dégaine de Yaya : ce grand barbu sentimental à l’allure déguingandée qui se dandine sur scène d’une manière unique au monde. Hier soir au Ninkasi Kao, dans une ambiance très intime, LMC s’est délecté de ses chansons mélancoliques, toujours à fleur de peau, jamais ennuyantes.

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« Bonsoir nous sommes Herman Dune. Ça va ? Okay. Nous, ça va très mal. » C’est avec un sens de l’humour sans faute que le trio Herman Dûne s’est introduit hier soir dans la salle du Ninkasi Kao. Qu’on vous mette à la page : depuis qu’André a quitté ses deux autres frères David-Ivar et Néman, c’est un certain Ben Pleng qui se colle à la basse, et il n’y a plus de tréma sur le « u » de Düne. Le concert commence logiquement avec deux titres du dernier album des français « Strange Moosic » avec Lay Your Head On My Chest et Ah Hears Strange Music. Un nouvel album qui vient se poser en haut d’une pile déjà haute de dix CD au total, enlevant au passage trois ans de poussière, depuis Next Year In Zion. Le chanteur va donc nous balader entre les albums, de « Mas Cambios » (With A Fistful Of Faith) à « Next Year In Zion » (On A Saturday, Next Year In Zion). En revenant aussi à la très belle balade du dernier album Tell Me Something I Don’t Know, qui nous avait marqué avec le yéti bleu du clip. Celui-là :

 

Après une petite pause, Yaya revient tout seul avec sa guitare acoustique, nous chantant dans un silence absolu une folk song très émouvante que l’on a pas réussi à identifier. Ca faisait « Once a brother, once a friend… », et c’était assez triste, peut-être que vous pouvez nous aider ? Bref, accrochés aux lèvres de ce conteur d’histoires des temps modernes, on était un peu pendu religieusement à la barbe de Yaya. Arrive ensuite Jolie Holland, chanteuse texane qui assurait la première partie, pour apporter sa grâce à cette exquise reprise du standard Blue Moon. Elle restera encore en bonne compagnie du chanteur pour la dévouée My Home Is Nowhere Without You.

Néman, connu pour beaucoup comme étant la moitié de Zombie Zombie, s’illustrera tout au long de la soirée comme un batteur talentueux. À ce moment précis de la soirée, il apportera ses fûts au devant de la scène pour les faire résonner sur les dernières chansons : Why Would That Hurt ? et Your Name My Game. Entre deux chansons, le groupe se met à envoyer un bon rock and roll binaire, un peu comme s’ils voulaient prouver qu’ils savaient aussi envoyer la sauce. Réussi. Après ça, « Ca va mieux ! », qu’ils nous disent.

Le groupe nous a donc montré hier soir qu’il maîtrisait toujours aussi bien son style de musique. Une pop folk élaborée aux mélodies virales, de celles qui te collent à la peau et ne te lâchent plus : on a tous vécu cet effet « chanson qui fait du bien » avec I Wish That I Could See You Soon. À notre grande surprise, le groupe n’a d’ailleurs pas joué cette chanson -plus qu’attendue-, ce que l’on explique sûrement par la lassitude, ou par l’oubli ! Encore un bon moment avec les Düne, qui ont ce talent de garder une esthétique pop-folk, lente sans jamais être chiante.

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