Notre Jim Jones Review
Concert des Jim Jones Revue, samedi 25 février 2012 au Clacson

2.03.12

Si je me souviens bien, c'était en 2010 que le groupe jouait au festival des Nuits Sonores. La programmation dévoilée depuis peu, le rock n'y est plus vraiment à l'ordre du jour, et les Jim Jones Revue préfèrent un endroit on ne peut plus approprié : Le Clacson.

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La bonne vieille salle affichait complet et à 20h00, les fans de 6 à 66 ans montaient déjà la garde devant les portes.
Cavemen Five démarre fort avec des morceaux Rock Garage à souhait. Le chanteur à la voix fluette ne se laisse pas impressionner par un public peu réactif. Le parquet de la scène tremble autant que les enceintes, et les sons de saxophone et tambourin s’accordent bien à une musique sympathique même si, il faut le dire, pas franchement unique en son genre.
Les oreilles bien chauffées et le genou toujours foufou, une pause s’impose. Je l’aurais espéré un peu moins longue… Le temps de siroter une autre pinte, de flâner à travers une belle collection de bouquins du Grand Guignol en écoutant du Iggy Pop, ça traînasse dans les backstage ! Si bien que les stars n’arrivent qu’à 22h30 devant une salle archi-pleine. Blousons en cuir, santiags et la coque, les rockeurs sont prêts à nous foutre le feu avec un charisme que l’ex-Thee Hypnotics contient en surdose.  » Burning Your House Down  » provoque un pogo soudain surplombé d’un ou deux slams dans la foule hétéroclite et toute émoustillée. Les yeux cernés de noir du bassiste la transpercent, pendant que Mortimer s’agite avec démence sur son clavier. Les cinq londonniens ne remontent pas la moyenne d’âge, mais bel et bien la température. Ils passent en revue leurs titres phares tels que « Elemental, Rock N Roll Psychosis », ou encore « Princess & The Frog » dont l’énergie s’empare de notre corps et nous fait aussi bien taper du pied que secouer la tête avec frénésie. Chaque particule de la voix éraillée de Jim Jones provient directement de ses tripes et le monsieur lui même nous incite à chanter et à taper des mains ; on ne peut lui refuser ça. La classe du King et la crasse des MC5, de la puissance et de la sueur qui dégouline d’un rock aux saveurs anciennes, rien de mieux pour nous remettre à neuf. C’est du grand art. De l’art brut et spontané. Chapeau bas gentlemen !

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Texte : Violette le Coultre
Photographies : David Strickler
Myspace : http://www.myspace.com/thejimjonesrevue
Le Clacson : http://www.clacson.fr/