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The Princess Part I & II, sortis le 20 avril 2012, Etage Noir Recordings

Chroniques Musique News — 07-06-2012

Comment résumer l’atmosphère de ce bon vieux Parov ? Ce compositeur autrichien approchant la quarantaine est toujours désigné comme le précurseur d’une génération, comme un créateur de style innovant. Allons-voir.

ParovStelarPrincess

Si l’on devait essayer de percer le secret d’un « Gut Parov » par un assemblage musical, ça pourrait grossièrement donner cela :

  • Une trame électro-house ciselée de basses élégamment violentes (le fameux « Catgroove »)
  • Des souffles raffinés de cuivres voguant à travers des mélodies sautillantes (« Hotel Axos »)
  • Quelques featuring frissonnants avec des voix d’univers très différents (« Promises »)
  • Une langueur rationnellement usée (« Wake Up Sister »)
  • Une nette influence Nu-jazz & Swing dans les samples utilisés (« Kiss Me Twice »)
  • Et surtout l’idée d’assembler tous ces ingrédients pour créer un genre qui en a inspiré plus d’un : l’Électro – Swing.

Avec The Princess, Marcus Füreder (ah c’est sûr ça le fait tout de suite beaucoup moins) signe son 14ème opus en 8 ans. Il est également à la tête du Label ÉEtage Noir Recording ( avec notamment Cayetano, Loopa Scava ou encore Lilja Bloom – également sa compagne -) qu’il fonde en 2000. Il en a d’ailleurs convaincu plus d’un à travers son sillage Électro-Swing innovant (Emmanuel Bravo ou Kormac pour ne citer qu’eux).

Véritable boulimique de création musicale, et de set DJ qu’il effectue depuis plus de 20 ans, Parov avait encore de quoi nous épater en 2012. Peut-être vous disiez-vous comme nous que cet énième album allait avoir la même sonorité musicale que les autres parutions et qu’au final tous ses morceaux commençaient à se ressembler… Et bien Négatif ! The Princess est un album à savourer ou en tout cas à comprendre. Déclinaison chromatique des humeurs virevoltantes du compositeur, cet album décevra peut-être ceux qui voulaient uniquement du gros son à mettre dans la Clio pour faire bouger Mademoiselle. Il faudra davantage tabler sur des séquences émotions, en gros définir The Princess comme une ode à l’É lectro – « Melancholia » – Swing.

Outre la deuxième partie de l’album nettement plus Swing et Dancing (« Jimmy’s Gang », « Baska Brother »), cet Autrichien qui fait fureur (facile…) nous livre de la sensibilité et surtout une diversité musicale que l’on n’attendait pas forcément. On attire votre attention notamment sur « Mila’s Dream » qui ouvre le bal des esprits moroses, ou encore l’énergique « Sally’s Dance » qui pimente l’écoute, sans oublier les recuits du Maxi La Fête (mai 2011) comme « Wanna Fête ».

Parov Stelar, un artiste sur qui il est indispensable de se pencher pour se la jouer coolos dans les soirées hipster ou ne serait-ce que par l’intérêt évident de l’originalité et l’enrichissement musical que ce parrain Électro nous jettent aux tympans. Une tirade de 28 tracks qui se laissent boire comme du petit lait !


http://www.etagenoir.com/

Texte : Thibault Van der Schooten

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