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DJ Kentaro, le 24 novembre 2012 à la Marquise (Lyon)

Livomatique Musique — 05-10-2012

À l’occasion de la sortie de son dernier album « Contrast » et sa tournée mondiale du même nom, le Japonais s’est rendu lundi dernier à la Marquise afin de nous exposer -très brièvement- son talent incontestable en Turntablism, encadré par un set franchement insipide et décousu.

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La veille même, je n’avais encore aucune idée de ce qui m’attendait. « Du gros son nippon », qu’il disait. Membre de la sainte famille Ninja Tune, champion du monde DMC en solo la même année que les Birdy Nam Nam : effectivement de quoi s’attendre à une grosse pointure, pour se changer des Dj Set qui prédominent sur nos péniches lyonnaises. Du moins je croyais.

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Fosse très clairsemée, une heure écoulée à attendre une première partie inexistante, Dj Kentaro annonce enfin haut et fort son blaze, après avoir pris soin de nettoyer la cellule de ses platines. « Kikkake » (en collaboration avec Dj Krush) pour commencer, et ça démarre très fort avec une session de scratch prononcée Hip-Hop, maniée d’une dextérité et d’une rapidité ahurissante. Ce live s’annonce à la hauteur des attentes, un vrai show avec la subtile idée de filmer et projeter en arrière plan tout le travail fourni sur les platines.

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Après seulement une dizaine de minutes sur scène, vient le pire moment de la soirée : Kentaro enfile son casque. S’en suivent des titres comme « Down The Road » de C2C (qui fait un featuring avec Kentaro dans son nouvel album), où chaque seconde défile et nous torture avec cet irrésistible espoir -jamais assouvi- d’entendre ce titre réarrangé et destructuré à la sauce du japonais. Vient « Robot Rock » de Daft Punk, avec une très forte introduction scratchée, pour ensuite laisser le titre couler pour nous redonner ce même espoir…

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Il en sera de même pendant tout le reste du set, qui tournera à 180° direction Dubstep, Drum’n’Bass, et parfois Trap avec quelques touches personnelles, mais sans vraiment être d’une rigoureuse cohérence avec par exemple son titre « Higher » suivi quelques minutes plus tard d’un « We Will Rock You » de Queen, qui même remixé, nous donne l’impression de ne pas trop savoir où il veut aller.

Étrange amertume lorsque le set touche à sa fin, avec cette impression d’avoir vu du très bon, comblé avec du passable, et ce sentiment d’avoir vu un set à l’envers, avec les meilleurs moments en début de set. Le Japonais aurait-il oublié de se convertir au sens de lecture occidental ?


www.djkentaro.jp
Texte : Sidney Krauch
Photographies : Marion Nigoghossian

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