Qwel x Busdriver x Blake Worrell à l’Epicerie Moderne
Un mercredi hip-hop contagieux

9.04.11

Mercredi dernier, l’Épicerie Moderne (Feyzin) ouvrait ses portes à un plateau hip-hop bien ficelé. Qwel, Blake Worrell et Busdriver se sont passés le relai pour donner une soirée plus que sympathique.

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Qwel tout d’abord.
Un petit homme avec un certaine rage dans le coeur. Un petit roudoudou avec une sacrée envie de se mouver. Il le dira lui-même « Faut pas croire j’adore danser ! ». Oui, nous l’avons vu. Ce petit déhanché ne laisse personne indifférent. Diffusion de bonne humeur à travers toute la salle, le flux vient du coeur, le sourire toujours présent.
Soit.

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En interrogeant son DJ, Maker, j’ai pu en savoir plus. « Nous venons de Chicago. Pour ma part, j’ai commencé le son en 1996, avec Qwel on avait pas mal de potes en commun ce qui fait qu’on s’est tout de suite connecté. Notre première album ensemble fut ‘The Harvest ‘. Une sacrée collaboration. »
A ce titre, j’en profite pour conseiller à chacun d’écouter le track Capathy.

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Ensuite Blake Worrell. Un artiste tout nouveau sur les scènes. Il n’a pas l’expérience d’un Qwel mais son univers scénique s’impose massivement.
Arrivé il n’y a qu’un an à peine sous les projecteurs, Blake semble avoir une expérience importante du live. Le personnage est fantastique : un grand latino moustachu en pantalon et chemise noire surmonté d’un chapeau – noir lui aussi – « Aujourd’hui je voulais être tout en noir, d’habitude le chapeau est blanc » – Info.
Blake, c’est le lover, le violent, le torturé. Soit un mélange de pop, de dub-step et de hip-hop préparé avec soin. Le jeune homme est seul avec ses machines et ses micros mais n’en impose que davantage.
Ça déconcertera les puristes mais ça fait bouger les jambes – Le lover s’impose, il balance un peu de français… On danse…

Sur scène, l’univers de l’ex Puppetmastaz est présent. « J’ai pas vraiment été à l’aise au début, je voulais marquer mon territoire d’où les trois luminaires qui m’accompagnent et qui me permettent de créer mon espace. Pour ce qui est du personnage non je ne l’ai pas vraiment travaillé. »

Busdriver enfin. Fidèle à ce que le public attendait de lui. Une énergie invraisemblable se dégage de son live ne permettant à personne de ne pas se dandiner un minimum…
On a du partir un peu vite, contaminé d’un peu trop de bonne humeur. Pour les prochaines dates, attention au flow des trois compères, vous l’aurez compris, un poil contagieux.

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