Basement Double Mixte

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Festival Reperkusound Nuit 1, le 6 avril 2012 au Double Mixte

Livomatique Musique — 16-04-2012

Cette année le festival des Reperkusound a profité du week-end de Pâques pour nous offrir trois longues soirées auditivement jouissives. Une édition pas comme les autres qui a consacré sa première nuit à des artistes plus Rock qu’Electro, le tout dans l’ambiance explosive caractéristique de ce festival.

Nous arrivons vers 21h au Double Mixte pour assister à la première nuit de ce week-end prometteur. La salle du haut, seule ouverte ce soir, est encore à moitié vide quand nous arrivons, juste à temps pour entendre la fin du set de Transgunner, jeune trio lyonnais au jeu de scène timide mais sympathique. L’ambiance s’apparente à une « première partie » de concert durant laquelle le public écoute d’une oreille plus ou moins attentive en parlant de la tête d’affiche qui va suivre. Qu’on ne se le cache pas, nous sommes nombreux ici ce soir pour voir les Shaka Ponk et, à peine arrivée, j’entends déjà leur nom s’échapper des conversations. Transgunner nous laissera sur une dernière chanson au Rock frondeur et Pop avant de laisser place au violon de Chapelier Fou.

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Celui-ci enchaîne avec une musique futuriste ; un mélange de sons minimalistes et de morceaux de violon associés à de l’Electro soft. Le spectacle du violoniste est plus que charmant cependant, les transitions entre les morceaux tranquilles et l’Electro très rythmée nous laisse sur notre faim, une impression de brouillon peu fluide en ressort. C’est bien dommage, car le show ne sera finalement pas à la hauteur du nouvel album de l’artiste, Invisible, qui associe l’Electronique délicate aux notes de violon et à la voix.
Chapelier Fou remercie un public de plus en plus nombreux et se retire pour laisser place au groupe suivant.

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Le temps pour les techniciens d’installer le matos suffira pour voir la salle du Double Mixte se remplir entièrement. Une foule se presse déjà contre la scène et nous commençons à avoir chaud quand arrive le groupe attendu : Shaka Ponk, connu pour ses shows impressionnants. Il tient sa réputation de l’énergie dégagée par ses membres et de l’univers qu’ils se sont créé autour de leur musique. Je parle notamment de Goz, le singe virtuel, véritable mascotte de Shaka Ponk, qui danse sur l’écran circulaire dressé sur la scène, tel une porte des étoiles ouverte sur un univers geek très animé.

Sous les cris du public, le groupe fait son entrée et attaque avec la chanson Shiza Radio. Ça démarre très fort. D’un bout à l’autre de la salle, l’ambiance se fait explosive. Dès le début, les deux chanteurs, Samaha Sam et Frah se donnent à fond. Ils sautent dans tous les sens, se déhanchent, jouent avec les images projetées sur l’écran, se jettent par terre et n’hésitent pas à aller à l’extrême bord de la scène pour toucher leur public. On est hypnotisé par l’énergie folle et la gestuelle des deux artistes qui nous en mettent plein la vue ! Mais ce serait une bêtise de ne regarder qu’eux, car les quatre autres membres du groupe sont tout aussi délirants. Le batteur appelle le public à réagir et s’agite follement sur ses caisses pendant qu’au premier plan le bassiste fait vivre un enfer à ses cheveux longs. De l’autre côté de la scène c’est un guitariste enragé qui se déplace de long en large devant un claviériste corpulent habillé d’un unique kilt.

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On sent l’ambiance monter encore d’un cran quand Frah plonge dans le public en continuant de chanter, porté par les spectateurs conquis. Mais ce n’est rien comparé à l’effet de Samaha Sam qui fait tomber le t-shirt pour révéler son habituel bandeau, ce n’est plus un public agité que je vois, mais une foule en délire ! Après quelques chansons phares, les Shaka Ponk remercient leur public, se retirent et la scène s’assombrit. Déjà ?! Est-ce une impression ou bien le spectacle a-t-il été vraiment court ? Les spectateurs huent et réclament une autre chanson… C’est à ce moment que Goz réapparaît sur l’écran, il commence à jouer sur une batterie virtuelle et déclenche un tonnerre d’applaudissements du public qui a encore faim de ce spectacle. Le batteur rejoint la mascotte quelques minutes plus tard et commence un battle avec le personnage ! Il le provoque et enchaîne des morceaux mêlant la musique du singe à la sienne. Le public est soufflé mais ravi devant ce grand délire. Les autres musiciens rejoindront le batteur et le singe virtuel, véritable membre du groupe, pour nous offrir chacun leur tour des solos aux rythmiques puissantes. Les chanteurs reviendront ensuite pour une seconde partie plus énergique encore que la première.

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Nous en profiterons encore vingt bonnes minutes, le spectacle nous faisant presque oublier la musique ; un mixte d’Electro Rock très entraînant associé aux voix des chanteurs : mélange d’anglais, de français et d’espagnol. Après des remerciements, le groupe se retire, pour de bon cette fois. Du côté du public, une pause et un plein d’air frais s’imposent. Une chose est déjà sûre, le groupe suivant aura du mal à s’imposer.

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On boit un verre, et c’est reparti. La Shark est déjà sur scène à notre retour. C’est un drôle de Rock qui est joué ici. Les cinq artistes semblent aussi déjantés que leur musique est dramatique.

Ce style est à l’image de l’Angleterre, rempli de sonorités nouvelles et unique en son genre. Le contraste avec Shaka Ponk est flagrant. Il y a vingt minutes je sautais dans tous les sens en criant des paroles insouciantes, maintenant j’ai presque envie de me pendre avec un jack. Le groupe tout agité a tenu bon devant un public presque rageur. C’est avec respect mais sans regret que nous applaudissons son départ.
S’en suit Algorythmik que je qualifierai comme la découverte de la soirée. Son mélange de Jazz Hip-Hop et de scratch très fluide constitue la transition idéale entre les groupes Rock précédents et l’Electro acérée de Huoratron qui se jouera après. Le trio lyonnais, joliment accoutré, nous offre une belle performance. A mi-chemin entre Caravane Palace et Scratch Bandit Crew, leur style ne laisse pas indifférent et fonctionne très bien !

Le Double Mixte résonne et la température monte encore avec cette musique qui arrive à garder une belle limpidité malgré son genre détonant. Accompagnée d’un bon jeu de scène, nous savourerons le set très réussit du jeune groupe qui sera acclamé par le public comme il le mérite. Enfin, Huoratron arrive sur scène. Avec son allure de viking, cette tête de l’Electro finlandais va nous en mettre plein les oreilles : il enchaine avec force des breaks nappés de relents de 8-bit, le tout servi avec de grosses basses : ça envoie du lourd. On se régale encore puis, peu à peu, la salle se vide. La fin de la première nuit se fait sentir. La perspective d’un retour à pieds nous fait décoller.

Cette première nuit était à la hauteur de ce qu’on pouvait attendre : riche et explosive. Les Reperkusound ont eu raison de nous servir un apéritif Rock, l’appétit vient en mangeant et je suis maintenant affamée. Quarante minutes de marche et un gros dodo me séparent du prochain repas et surtout, de la Nuit 2 qui promet d’être savoureuse.


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Texte : Mélodie Bos
Photos : Joris Couronet

www.myspace.com/transgunner

www.myspace.com/algorythmiklive

www.myspace.com/lasharkband

www.myspace.com/huoratron

www.myspace.com/chapelierfou

www.myspace.com/shakaponk 

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