Retour en France réussi pour M83
M83 à Lyon, le lundi 11 juin 2012 au Transbordeur (Villeurbanne)

17.06.12
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Une dizaine de jours plus tôt, M83 lâchait la vidéo de « Reunion », le titre qu’on a tous entendu au moins une fois dans les derniers mois, avec son énorme succès de « Hurry up We’re dreaming ». Une bonne façon de faire tout doucement monter la pression pour leur retour en France, qui passait par le Transbordeur. Le groupe de Frenchies exilé en Californie, n’a pas démérité, la prestation fut à la hauteur des attentes du public.

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J’arrive au milieu de la partie des Anglais Man Without Country. Le match France – Angleterre se déroulant en même temps, je mentirais en disant que mon amour pour les Anglo-Saxons ce soir-là n’était pas à son paroxysme…

Le public, plutôt timide, se laisse pourtant rapidement porter par les tracks aux mélodies aériennes et mélodramatiques. La voix de son chanteur ne laissera personne indifférent, et on ne peut oublier l’influence de M83, omniprésente. Une bonne façon de commencer la soirée avec deux heures de set qui emmèneront le public loin, proche de l’extase sur les dernières chansons.

Le Transbordeur est à guichet fermé ce soir-là, et malgré les nombreuses chutes de pluies diluviennes de la journée, la salle est surchauffée. Dès les lumières éteintes, l’affreux monstre poilu et difforme du groupe entre sur scène et donne le ton : ce soir nous entrons tous dans un autre univers, celui crée par Anthony Gonzalez et ses musiciens. Après s’être effacé pour faire place au groupe, tout démarre très vite avec « Intro » du dernier album, « We Own the sky » puis « Reunion ». La salle décolle, le chanteur d’Antibes nous fait part de sa joie d’être de retour en France et nous remercie pour l’accueil chaleureux du public Lyonnais : on sent que cela vient du cœur et que nous sommes gâtés !

Les titres défilent, les quatre acolytes prennent du plaisir à jouer et ça se voit : la complicité entre Morgan Kibby et le chanteur est évidente. Le bassiste fera son show tout le long de la soirée : quand il ne se démènera pas sur sa guitare, il sera debout sur la batterie ou martèlera une boîte à rythmes tout en sautant d’un pied à l’autre, sans jamais montrer de signe de fatigue.

De nombreux morceaux sont réinterprétés. Anthony Gonzalez fera quelques petits miracles avec sa mystérieuse boîte électronique et ses arrangements parfois inattendus, mais toujours réussis.

Aux termes de titres parfois calmes et posés, on pensera surtout à « Wait », parfois violentant nos oreilles, tout y passe. Et enfin elle arrive : « Midnight City » où la communion avec le public devient totale. Le désormais célèbre saxophoniste invité fait des ravages et à défaut du sien, nous coupe tous le souffle.

Après une brève disparition pour un rappel qui ne se fera pas trop attendre au vue de l’attente du public, Anthony Gonzalez et sa bande reviendront pour nous livrer un spectacle ou le genre musical restera difficile à définir : il y aura du rock, de l’électro, de la house… Ça part dans tous les sens. Le tout dans une atmosphère toujours plus aérienne, toujours plus propre à ce groupe si particulier. À l’image des spectateurs, Anthony Gonzalez finira littéralement à genoux.

Déjà séduit par l’album, le live frôle la perfection de par sa richesse d’interprétation.


Site officiel : http://ilovem83.com/
Man Without Country: http://manwithoutcountry.com/