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La Nuit du Rock #01, dimanche 22 janvier 2012

Livomatique Musique — 09-02-2012

Un dimanche soir, un plan soirée rock à l’Ayers Boat, une poignée de degrés dehors et un zeste de flemme dedans. Mais quand Touche Française nous propose une soirée rock, qu’ils appellent de surcroît et sans complexe « La Nuit du Rock », première édition, on se lève du canapé, un peu comme par devoir militaire, fidèles à nos origines Rock ‘n’ Roll. Pourquoi ? On vous l’explique tout de suite.

D’abord, au vu du monopole des péniches et de l’abondance des soirées electro dicté par l’oligarchie de plusieurs associations lyonnaises, il n’est pas absurde de parler de famine en termes de soirées rock dans une ville qui a un jour connu des beaux jours en la discipline. On peut se la péter qu’en 78, Libé ait titré « Lyon, capitale du rock », c’est une belle chose même si on est loin d’être des crevards de Starshooter ou Ganafoul. Alors quand est organisée une soirée 100 % rock avec des personnes qui jouent sur des vrais instruments, on ressent le devoir d’aller découvrir les groupes locaux et de se mettre à la page des acteurs de cette scène légèrement mise à l’écart ces derniers temps. Le lieu s’y prête bien : une longue péniche qui propose en sa cale une ample et confortable scène. Lorsqu’il ne s’agit pas de soirées américaines un peu bourrines où l’émo-kid est roi, on se rend compte que le lieu possède un réel potentiel pour y organiser des concerts.

Ce soir, quatre groupes s’enchaînent dans la bonne ambiance. Les Yeasty Kids sont le nom un peu plus connu que les autres. Les prometteurs Yacht, Limousine & Diamonds offrent une britpop à première écoute un peu kids, mais on se rend vite compte que les mecs ont bossé et que les structures sont en place : potentiel. Les Delhi Polo Party chantent en français de manière décomplexée et avec plein d’assurance, c’est ce qui a fait la différence et le petit plus pour ce groupe. Enfin, dans un style plus stoner rock, Pleïad conclut cette soirée de mélodies lentes, lourdes et mélancoliques. Notons que chaque formation avait de quoi séduire toutes les personnalités, et surtout que c’était bon de voir des lignes de guitares propres et bien calées ! Il y avait essentiellement des copines de classe fidèlement accroupies au premier rang, mais ça nous a fait sourire. Pour finir et en guise de digestif, Pyramid nous en a mis plein les oreilles (chronique LMC ici) et la Tchitche nous a calé un set rock bien senti, des Kinks à Foals.

Vous l’aurez compris, nous applaudissons l’initiative des organisateurs d’organiser ce genre de soirées qui font revenir dans les clubs le son des guitares électriques et la saveur des pintes de houblon. On se donne rendez-vous pour la prochaine ? Sortez vos cahiers de texte : vendredi 17 février au Blogg !

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Photographies : Florian Ardérighi
Texte : Vincent Zarragoza
Organisateur : Touche Française

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Graphic&Web Designer // Fondateur du Mauvais Coton