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	<title>Le Mauvais Coton &#187; interview</title>
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	<description>Music, Art, Cinema, and Event reports</description>
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		<title>Entretien avec Jérémie Cortial du collectif artistique Elshopo - Repousser le médium et trouver d&#039;autres voies d&#039;expérimentation</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Sep 2012 12:01:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florian</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Interviews]]></category>
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		<description><![CDATA[J'ai rencontré Jérémie lors de mon stage dans le chouette studio de création Kolle Bolle. Ce personnage atypique à la barbe naissante, au short tâché de peinture assortie (ou non) à ses lunettes bicolores, fait partie des fondateurs du collectif d'artistes El Shopo, spécialisés dans la sérigraphie. Bien loin des clichés, Jérémie nous fait découvrir à travers cet interview sa réflexion autour de ce procédé d'impression que beaucoup "d'artistes" se sont appropriés.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="intro">J&rsquo;ai rencontré Jérémie lors de mon stage dans le chouette studio de création <a title="Kolle Bolle" href="http://2009.kollebolle.com" target="_blank">Kolle Bolle</a>. Ce personnage atypique à la barbe naissante, au short tâché de peinture assortie (ou non) à ses lunettes bicolores, fait partie des fondateurs du collectif d&rsquo;artistes Elshopo, spécialisés dans la sérigraphie. Bien loin des clichés, Jérémie nous fait découvrir à travers cette interview sa réflexion autour de ce procédé d&rsquo;impression que beaucoup &laquo;&nbsp;d&rsquo;artistes&nbsp;&raquo; se sont appropriés.</p>
<div id="attachment_11756" class="wp-caption alignnone" style="width: 610px"><img class="size-full wp-image-11756 " title="el-shopo-12" src="http://www.lemauvaiscoton.fr/wp-content/uploads/2012/09/el-shopo-12.jpg" alt="el-shopo-12" width="600" height="450" /><p class="wp-caption-text">Machine à sérigraphier Elshopo bigoût, rose et phosphorescente</p></div>
<p><strong>Salut Jérémie, ça va ?</strong><br />
Hey Flo, ça va ?</p>
<p><strong>Pourquoi tu n&rsquo;étais pas au studio aujourd&rsquo;hui ?</strong><br />
C&rsquo;est un sacré bordel !</p>
<p><strong>Peux-tu nous présenter rapidement ce qu&rsquo;est Elshopo ?</strong><br />
C&rsquo;est un collectif d&rsquo;artistes qui travaillent avec la sérigraphie, mais en essayant de pousser plus loin le médium, les outils et l&rsquo;expérience. En résumé, c&rsquo;est un projet assez global, assez graphique, super diffusant !</p>
<p><strong>Vous faites partie des premiers à avoir expérimenté le revival de la sérigraphie artisanale, pourquoi avoir choisi ce procédé d&rsquo;impression ?</strong><br />
Il y a trop de raisons ! C&rsquo;était à la fois le médium le plus accessible, le plus polyvalent, et celui qui permet une qualité d&rsquo;impression vraiment incroyable, rendu industriel. En plus, c&rsquo;était d&rsquo;autant plus excitant de défricher ce terrain où il y avait peu d&rsquo;infos, et de le faire partager aux autres.</p>
<div id="attachment_11756" class="wp-caption alignnone" style="width: 610px"><img class="size-full wp-image-11756 " title="el-shopo-10" src="http://www.lemauvaiscoton.fr/wp-content/uploads/2012/09/el-shopo-10.jpg" alt="el-shopo-10" width="600" height="450" /><p class="wp-caption-text">T-shirt Elshopo Ice Cream TV, print fluo + phospho</p></div>
<div id="attachment_11756" class="wp-caption alignnone" style="width: 610px"><img class="size-full wp-image-11756 " title="el-shopo-11" src="http://www.lemauvaiscoton.fr/wp-content/uploads/2012/09/el-shopo-11.jpg" alt="el-shopo-11" width="600" height="450" /><p class="wp-caption-text">T-shirt Elshopo Ice Cream TV, print fluo + phospho</p></div>
<p><strong>Que penses-tu de cet effet de mode que l&rsquo;on peut constater aujourd&rsquo;hui autour de cette technique qui n&rsquo;est pas si jeune que ça ?</strong><br />
Il y a 4-5 ans, les créatifs ont eu grand besoin de revenir toucher du concret et mettre les mains dans l&rsquo;encre. Et le fait de ressortir cette technique en vogue dans les années 60 à l&rsquo;ère du numérique lui a apporté un nouveau peps et plein de nouvelles possibilités graphiques et techniques.</p>
<p><strong>Peut-on encore trouver des voies d&rsquo;expérimentation dans ce domaine ?</strong><br />
Oui, c&rsquo;est justement ce qu&rsquo;il faut faire : repousser le médium et trouver des choses à dire avec ! La seule compétition graphique ne mène à rien. C&rsquo;est un peu le problème des hipsters rigides de la sérigraphie. La moustache a déjà disparue, les traits en travers et les logos en croix sont déjà hyper ringards&#8230; Voilà, si il (n&rsquo;)y a rien derrière alors c’est parfois beau et impressionnant au début, mais très vite ça se ringardise, et on oublie. Faut chercher le véritable spirit de la sérigraphie et ce qu&rsquo;elle peut apporter !</p>
<p><strong>Quels sont tes projets récents ou actuels ?</strong><br />
Il y a en ce moment l&rsquo;expo Arcade Paper au Cri de l&rsquo;Encre, pour laquelle les gens sont invités à dessiner des backgrounds de jeux-vidéos au feutre. Venez tous dessiner là-bas, il y a une ambiance géniale et c&rsquo;est en plein centre ville (<strong><em>cf. infos au bas de l&rsquo;article</em></strong>).</p>
<p>J&rsquo;ai aussi repris goût à la sérigraphie &laquo;&nbsp;classique&nbsp;&raquo; et travaille sur plein de nouveaux T-shirts bien flashys. Les motifs utilisent des encres fluos et phosphorescentes et sont vraiment très funs. Ça, c&rsquo;est avec les potes de l&rsquo;atelier <a title="Inkpress" href="http://inkpress.fr/ink/wp-content/themes/INKPRSS/home.html" target="_blank">Inkpress</a> (<strong><em>cf. infos au bas de l&rsquo;article</em></strong>).</p>
<p>Et là, je commence tout juste à réfléchir sur un nouveau projet interactif en collaboration avec Roman de &laquo;&nbsp;Sable Vivant&nbsp;&raquo;. Ce serait un flipper laser du futur interactif, qui serait généré en fonction de dessins. A suivre!</p>
<div id="attachment_11756" class="wp-caption alignnone" style="width: 610px"><img class="size-full wp-image-11756  " title="el-shopo-02" src="http://www.lemauvaiscoton.fr/wp-content/uploads/2012/09/el-shopo-02.jpg" alt="el-shopo-02" width="600" height="420" /><p class="wp-caption-text">Exposition Arcade Paper</p></div>
<div id="attachment_11756" class="wp-caption alignnone" style="width: 610px"><img class="size-full wp-image-11756 " title="el-shopo-03" src="http://www.lemauvaiscoton.fr/wp-content/uploads/2012/09/el-shopo-03.jpg" alt="el-shopo-03" width="600" height="409" /><p class="wp-caption-text">Exposition Arcade Paper</p></div>
<div id="attachment_11756" class="wp-caption alignnone" style="width: 610px"><img class="size-full wp-image-11756 " title="el-shopo-04" src="http://www.lemauvaiscoton.fr/wp-content/uploads/2012/09/el-shopo-04.jpg" alt="el-shopo-04" width="600" height="402" /><p class="wp-caption-text">Exposition Arcade Paper</p></div>
<p><strong>Ça te plaît de sérigraphier des filles directement sur leur peau ?</strong><br />
Hihi. Il faut être très concentré techniquement et attentif à la texture du matériau cible. Et du coup c&rsquo;est plutôt après le rush qu&rsquo;on se rend compte !</p>
<p><strong>Ça part facilement, sans plaisanter ?</strong><br />
Oui, pas de problème, c&rsquo;est juste de l&rsquo;acrylique.</p>
<div id="attachment_11756" class="wp-caption alignnone" style="width: 610px"><img class="size-full wp-image-11756" title="el-shopo-07" src="http://www.lemauvaiscoton.fr/wp-content/uploads/2012/09/el-shopo-07.jpg" alt="el-shopo-07" width="600" height="399" /><p class="wp-caption-text">Sérigraphie sur peau</p></div>
<div id="attachment_11756" class="wp-caption alignnone" style="width: 610px"><img class="size-full wp-image-11756" title="el-shopo-08" src="http://www.lemauvaiscoton.fr/wp-content/uploads/2012/09/el-shopo-08.jpg" alt="el-shopo-08" width="600" height="399" /><p class="wp-caption-text">Sérigraphie sur peau</p></div>
<p><strong>D&rsquo;où vient ton rapport avec la culture asiatique ?</strong><br />
Au départ c&rsquo;est tout simplement à cause de Street Fighters II, Cobra, Docteur Slump, etc. Maintenant, vu que je parle bien la langue et ai plein d&rsquo;amis illustrateurs et créatifs japonais incroyables, on travaille souvent ensemble et on fait des échanges régulièrement !</p>
<p><strong>Vers quoi souhaites-tu t&rsquo;orienter dans les années à venir ?</strong><br />
Plus de design objet et interactif, avec une composante graphique et &laquo;&nbsp;experience&nbsp;&raquo; plus développée.<br />
Mais, pour tout avouer, je ne sais pas trop moi-même ! C&rsquo;est un peu au jour le jour ! On verra bien.</p>
<p><strong>Si Chienpo était un humain, que serait-il ?</strong><br />
Non, Chienpo est trop pur pour avoir un équivalent humain, mais c&rsquo;est plutôt un chat qu&rsquo;un chien en fait.</p>
<hr />
<p>Elshopo : <a title="El Shopo" href="http://www.elshopo.com " target="_blank">http://www.elshopo.com </a><br />
Atelier Anthracite : 10, rue d&rsquo;Aguesseau. 69007 Lyon &#8211; <a title="Atelier Anthracite" href="http://www.atelier-anthracite.com" target="_blank">http://www.atelier-anthracite.com</a><br />
Exposition Arcade Paper au <a title="Le Cri de l'encre" href="http://www.lecridelencre.com" target="_blank">Cri de l&rsquo;encre</a> : du 29 août au 15 septembre 2012<br />
Vernissage : mercredi 12 septembre 2012. 4, rue Major Martin. 69001 Lyon</p>
<p>Propos recueillis par Florian Ardérighi<br />
Photographies : © Elshopo</p>
<hr />
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/eVIStu-JlBA" frameborder="0" width="600" height="450"></iframe></p>
<div id="attachment_11756" class="wp-caption alignnone" style="width: 610px"><img class="size-full wp-image-11756" title="el-shopo-05" src="http://www.lemauvaiscoton.fr/wp-content/uploads/2012/09/el-shopo-05.jpg" alt="el-shopo-05" width="600" height="450" /><p class="wp-caption-text">Stickers Elshopo</p></div>
<div id="attachment_11756" class="wp-caption alignnone" style="width: 610px"><img class="size-full wp-image-11756" title="el-shopo-06" src="http://www.lemauvaiscoton.fr/wp-content/uploads/2012/09/el-shopo-06.jpg" alt="el-shopo-06" width="600" height="398" /><p class="wp-caption-text">Sérigraphie sur crâne</p></div>
<p><img title="el-shopo-14" src="http://www.lemauvaiscoton.fr/wp-content/uploads/2012/09/el-shopo-14.jpg" alt="el-shopo-14" width="600" height="" /></p>
<div id="attachment_11756" class="wp-caption alignnone" style="width: 610px"><img class="size-full wp-image-11756 " title="el-shopo-09" src="http://www.lemauvaiscoton.fr/wp-content/uploads/2012/09/el-shopo-09.jpg" alt="el-shopo-09" width="600" height="399" /><p class="wp-caption-text">Japanese retro pop party à l&#39;Atelier Anthracite</p></div>
<div id="attachment_11756" class="wp-caption alignnone" style="width: 610px"><img class="size-full wp-image-11756" title="el-shopo-13" src="http://www.lemauvaiscoton.fr/wp-content/uploads/2012/09/el-shopo-13.jpg" alt="el-shopo-13" width="600" height="402" /><p class="wp-caption-text">Jérémie sérigraphie Alexandra Rosenfeld</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_11756" class="wp-caption alignnone" style="width: 610px"><img class="size-full wp-image-11756" title="el-shopo-15" src="http://www.lemauvaiscoton.fr/wp-content/uploads/2012/09/el-shopo-15.jpg" alt="el-shopo-15" width="600" height="400" /><p class="wp-caption-text">Sérigraphie sur sein</p></div>
<div id="attachment_11756" class="wp-caption alignnone" style="width: 610px"><img class="size-full wp-image-11756" title="el-shopo-16" src="http://www.lemauvaiscoton.fr/wp-content/uploads/2012/09/el-shopo-16.jpg" alt="el-shopo-16" width="600" height="449" /><p class="wp-caption-text">Sérigraphie Nutella sur crêpe</p></div>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 610px"><img title="el-shopo-01" src="http://www.lemauvaiscoton.fr/wp-content/uploads/2012/09/el-shopo-01.jpg" alt="el-shopo-01" width="600" height="450" /><p class="wp-caption-text">Les dessous de la sérigraphie artisanale.</p></div>
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		<item>
		<title>Interview Ben Sharpa : l&#8217;Afrique du Sud s&#8217;invite à Lyon - 3 mai 2012 au Marché Gare</title>
		<link>http://www.lemauvaiscoton.fr/musique/interview-ben-sharpa-lafrique-du-sud-sinvite-a-lyon</link>
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		<pubDate>Sat, 02 Jun 2012 09:08:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[4DLS]]></category>
		<category><![CDATA[afrique du sud]]></category>
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		<description><![CDATA[Quelques heures avant son concert au Marché Gare, et quelques minutes avant une sieste réparatrice chère à la remise en place d’un Jetlag massif,  Ben Sharpa a eu l’extrême gentillesse de nous accorder un court entretien. Entre cernes et fumées de clopes, il nous parle de l’Afrique du sud, du 4DLS, de Filastine et de ses rapports avec la France.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Quelques heures avant son concert au Marché Gare, et quelques minutes avant une sieste réparatrice chère à la remise en place d’un Jetlag massif,  Ben Sharpa a eu l’extrême gentillesse de nous accorder un court entretien. Entre cernes et fumées de clopes, il nous parle de l’Afrique du sud, du 4DLS, de Filastine et de ses rapports avec la France.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-10655" title="Ben Sharpa" src="http://www.lemauvaiscoton.fr/wp-content/uploads/2012/06/ben-sharpa.jpg" alt="Ben Sharpa" width="600" height="337" /></p>
<p><strong>LMC : Pourrais-tu te présenter pour les personnes qui ne te connaitraient pas encore ?</strong></p>
<p><strong>Ben Sharpa </strong>: Mon nom est Ben Sharpa, je suis un musicien-artiste-lyriciste-activiste Sud africain, et citoyen du monde.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LMC : Comment pourrais-tu décrire ta musique ?</strong></p>
<p><strong>Ben Sharpa </strong>: Je la vois comme un divertissement, je n’utilise pas ma musique comme un prétexte à la transmission d’idées, mais plus pour échanger des informations, propager du positif, connecter les peuples et les personnes, c’est la base du concept du « Robot Army Music ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LMC : On sait ta musique remplie d’engagements, en ce sens, quel est ton principal combat/ta principal lutte ?</strong></p>
<p><strong>Ben Sharpa </strong>: Je dirais que mon sujet principal serait… notre propre libération de tout type de limites et contraintes, de toute force sociales, apprendre que nous sommes oppressés par une multitude d’énergies négatives. C’est vraiment la première chose qui ressort de ma musique, se libérer de sa propre pensée, s’élever.</p>
<p>D’un autre coté, je dirais qu’il y a aussi une partie de moi qui pointe les situations auxquelles nous pouvons faire face, donner des solutions alternatives à tout cela.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LMC : Tu es né et a grandi en Afrique du sud, pour ensuite partir vivre aux Etats-Unis, ce voyage a t-il eu une influence sur ta carrière, sur ta musique ?</strong></p>
<p><strong>Ben Sharpa </strong>: Totalement. J’ai été exposé à la musique très tôt, quand je suis parti aux États-Unis, j’ai commencé par apprendre la musique classique, j’ai joué dans un orchestre symphonique, j’ai pris gout au hiphop plus tard, vers l’âge de 10 ans. Tout cela a permis de façonner la personne que je suis à présent.</p>
<p>Ce voyage a eu un impact énorme sur le reste de ma carrière. Quand je suis revenu en Afrique du sud, j’ai ressenti un véritable choc des cultures. C’était vraiment différents des States mais  il existait  à la fois les mêmes problèmes, tels que la pauvreté, le système de santé. J’ai trouvé le parallèle intéressant.  Il m’a alors semblé normal d’écrire la dessus, car ce sont des sujets traités à l’échelle mondiale, cela ne concerne pas seulement certains pays ou régions du monde, du plus développé au plus pauvre, ce sont des questions vraiment difficiles à traiter, et encore plus difficiles d’y faire face.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LMC : Depuis plusieurs années, nous sommes témoins en France ainsi que dans toute l’Europe d’une explosion d’artistes venant d’Afrique du sud, principalement dans le hip-hop. L’Afrique du sud aurait-elle trouvé la voie de sa liberté d’expression ?</strong></p>
<p><strong>Ben Sharpa </strong>: Je pense que… en Afrique du sud en particulier, nous sommes devenus plus accessibles, et le reste du monde est aussi plus accessible pour nous. Je n’ai pas vraiment de réponse à te donner sur le « Pourquoi » du soudain intérêt porté à l’Afrique du sud, il doit surement y avoir un paquet de raisons, elles sont en tout cas toutes bénéfiques en terme de culture. Être capable d’échanger, de partager, c’est vraiment une bonne chose.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LMC : Ce soir j’interview aussi Filastine, tu as déjà écouté ? Que penses-tu de sa musique ?</strong></p>
<p><strong>Ben Sharpa </strong>: Je la trouve vraiment cool ! Très intéressante dans sa manière d’utiliser toutes ces influences, tous ces styles différents, pris un peu partout autour du monde, c’est un aspect que j’aime beaucoup.</p>
<p>Ensuite il y a tout ce coté, comment dire… les basses lourdes, ce genre de choses, c’est vraiment mon truc.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LMC : Dans ton dernier album, tu à travaillé avec Pure Solid, tu pourrais nous parler de cette collaboration ?</strong></p>
<p><strong>Ben Sharpa </strong>: Le projet 4DLS est un projet « Son et Lumière ». C’est un concept à la base uniquement destiné à la scène, nous préférions cela à un album, jusqu&rsquo;à ce que nous nous rendions compte qu’au final, les titres étaient tous vraiment bons. Nous les avons donc enregistrés et posés sur CD, nous proposons maintenant un show avec une VJ , quelque chose de vraiment différent, incorporant de nombreux styles de musique, des influences Dub, hiphop, pas mal d’électronique, de la musique futuriste pour résulter à, comme je te l’ai dit plus tôt, un message destiné à t’élever, te faire grandir, arriver à changer le cours de la réalité. C’est vraiment en ça que consiste le show, et si certains veulent en savoir plus, venez au concert, et si vous ne pouvez pas, achetez l’album, cela vous éclairera.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LMC : Tu as écouté certains artistes français récemment ?</strong></p>
<p><strong>Ben Sharpa </strong>: Pour tout te dire pas vraiment, mais j’ai beaucoup travaillé avec la France, avec Maxime Delporte pour un projet Jazz sur Toulouse, avec High Tone aussi, Niveau Zéro qui sont de bons amis, tant que le courant passe, tout me va.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LMC : Merci beaucoup pour le temps que tu nous as accordé.</strong></p>
<p><strong>Ben Sharpa </strong>: Merci à toi, merci à vous.</p>
<hr />
<p>Propos recueillis par Clément Cohé.</p>
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		<item>
		<title>Interview : Breton, le pourquoi du comment - Entretien avec Roman Rappak, leader du groupe londonnien Breton</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Apr 2012 09:31:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
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		<category><![CDATA[breton]]></category>
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		<category><![CDATA[Roman Rappak]]></category>
		<category><![CDATA[surréalisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Nom atypique, musique reflet d’une nouvelle génération, Roman Rappak (leader et surtout le plus bavard) s’est chargé d’éclairer notre lanterne sur les origines et inspirations du groupe. Du surréalisme au R’n’B, il nous a prouvé que oui, il était ouvert d’esprit.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="intro">Nom atypique, musique reflet d’une nouvelle génération, Roman Rappak (leader et surtout le plus bavard) s’est chargé d’éclairer notre lanterne sur les origines et inspirations du groupe. Du surréalisme au R’n’B, il nous a prouvé que oui, il était ouvert d’esprit.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-10029" title="Breton" src="http://www.lemauvaiscoton.fr/wp-content/uploads/2012/04/MG_7756.jpg" alt="Breton" width="700" height="460" /></p>
<p><strong>LMC : Groupe qu’on peut considérer comme tout récent, comment est né Breton ?</strong></p>
<p><strong>Roman :</strong> C’est quelque chose qui a démarré comme un projet il y a 2 ans. On a fait des films, des courts métrages, clips, remixes&#8230; On a en fait démarré par montrer nos films aux gens, mais on avait du mal à trouver des lieux, c’était particulièrement difficile à Londres. On voulait utiliser des supports grand format comme le cinéma, contrairement aux vidéos qui se voient facilement sur Youtube et qui n’atteignent pas le même public.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LMC : Vous êtes un groupe de potes ?</strong></p>
<p><strong>Roman :</strong> Ce sont des amis avec qui je travaillais, je faisais des remixes avec l’un d’eux, qui faisait aussi du design, un autre photographe, moi j’étais plus dans la production électronique et la réalisation de clips.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LMC : Votre nom viens d’André Breton, surréaliste français du début du 20ème siècle. Quel est le lien entre ta musique et ce personnage ?</strong></p>
<p><strong>Roman :</strong> C’est tellement grand comme sujet le surréalisme… C’est difficile d’en parler…</p>
<p>Ça vient d’une manière d’où vient l’inspiration, d’où vient l’idée et pourquoi l’une t’attire et pas l’autre. Si t’essayes d’écrire quelque chose, faire un film ou composer une musique, tu fais toujours les mêmes fautes, tu vois. Tu commences d’une manière, et tu t’habitues à trouver une mélodie sur un piano, et ensuite tu t’endors dans une habitude, du genre “<em>je vais toujours écrire les chansons comme ça, écrire les paroles de cette manière</em>”…</p>
<p>Mais si tu écris des paroles sur un bout de papier, le déchire et demandes à quelqu’un d’autre d’en choisir une partie, ou que tu écris une mélodie sur un piano en inversant les notes, ton point de départ sera déjà différent. Tu n’auras jamais la même chanson, ou le même film.</p>
<p>Pour être plus clair, c’est comme le jeu du “ Cadavre Exquis ”, je pense que c’est ça la musique, c’est ça l’image. C’est pas, de dire à quelqu’un… Euh, c’est féminin ou masculin chanson ? Ah oui, “ma chanson veut dire ça”. Je suis plus intéressé de savoir ce que tu en penses toi, ces moments d’inspiration, d’imagination que ça jette, je pense que c’est très intéressant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LMC : Comment as tu abordé l’écriture de ton premier album ?</strong></p>
<p><strong>Roman :</strong> Il y a un rapport avec la façon d’approcher la musique, et le fait de créer quelque chose. Du coup c’est une manière très honnête de dire “<em>j’ai ces idées, et c’est ça que j’aime bien</em>”. Je sais que tout le monde veut que tu sois des gens comme Arctic Monkeys, Wu Lyf, ou tu fais des films comme ça ou comme ça, mais si tout le monde essaye de jouer ce jeu et et essaye de devenir comme ça, du genre regarder sur internet et clicker sur highest ranking, regarder qui plait et faire comme du A$AP Rocky ou un truc du genre, tu commences à faire l’inverse du détachement auquel je parlais tout a l’heure.</p>
<p>On est un peu naïf, et un peu nu quand on écrit. Quand j’écris une chanson et l’aime bien, je ne sais pas pourquoi je l’aime, ça vient des mots, ça part de quelque chose qui est une expérience très personnelle, mais sans dire qu’elle veut signifier quelque chose.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LMC : Il n’y a donc pas de manière d&rsquo;interpréter cet album, comme l’a fait Pitchfork par exemple ?</strong></p>
<p><strong>Roman :</strong> Mes goûts dans la musique peuvent être totalement différents des tiens. Si j’essaye d’établir une stratégie, de me dire “<em>ok, alors cette femme semble être mon ennemie, elle aime tel groupe, alors…&nbsp;&raquo;;</em> tu vois si tu commences à faire ça tu commences à mentir, tu commences à ne pas être honnête.</p>
<p>C’est pour ça je pense que je pense que ce genre de personne n’est jamais au milieu : soit ils comprennent ce qu’on fait, ou n’ont vraiment aucune idée et n’aime pas. Et je pense que c’est ces deux côtés qui disent qu’on a réussi, un peu, à faire quelque chose d’efficace. Pas quelque chose de super bon, ou de super nul, mais c’est subjectif, cet album est pour commencer une discussion, ce n’est pas pour être comme quelqu’un du genre A$AP Rocky, ou le genre du foutu prochain rock band.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LMC : On entend des nuances de Hip-Hop, d’Electro, de Rock… Comment qualifies-tu ta musique?</strong></p>
<p><strong>Roman :</strong> Quand tu écoutes la musique en 2012, c’est pas comme quand tu l’écoutais en 1990. Tu n’achètes pas un CD et tu te dis “ok, it&rsquo;s THE band”. Il y a 20 ans, on écoutait la musique souvent pour s’identifier, comme ceux qui écoutait de la grunge, d’autre n’écoutaient que de la House, portaient des fringues “house” pour aller dans des club de House, c’est cool tout ça, des gens qui peuvent te parler des raisons socio-politiques et tout ça, c’est intéressant, mais maintenant on a des iPod, Facebook, Soundcloud, et tu peux tout écouter ! Quelqu’un peut te dire “t’as déjà écouté The Smiths” ? En 3 clics, tu as toute leur discographie. Alors qu’avant il fallait aller dans le petit magasin, qui avait un seul album, et tu avais uniquement 2 ou 3 potes qui aimaient… Beaucoup ont une nostalgie romantique de tout ça, et moi aussi j’adore cette âme des disquaires. Mais maintenant tout ça c’est fini, j’ai grandit en écoutant du Hip-Hop, Drum’n’Bass, Rock, Indie, du “cheesy shit R’n’B” (rires). Du coup, la musique que je fais est un mix de tout ça.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LMC : C’est donc toi qui te charges d’écrire et composer tous les titres?</strong></p>
<p><strong>Roman :</strong> Je les commence, et pour voir si ils vont marcher en scène on les joue tous ensemble, on regarde ce qui marche, fait des changements. C’est moi qui fait les brouillons : je joue tous les instruments sauf la batterie que je programme, et ensuite on fait une sorte de “live remix”. Il y a des choses que les hommes ne peuvent pas faire, que les ordinateurs eux peuvent faire, et inversement, comme les petites erreurs, nuances, qui font évoluer le morceau.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LMC : L’album a été enregistré en live?</strong></p>
<p><strong>Roman :</strong> Oui, en fait c’est moitié-moitié. Il y a du live, des boucles, des choses que j’ai enregistré sur mon téléphone…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LMC : Pour quel titre?</strong></p>
<p><strong>Roman :</strong> Pour Electrician, le second titre, c’est un piano que j’ai enregistré sur mon téléphone, puis que j’ai coupé sur mon ordinateur ! J’ai aussi enregistré le métro à Paris.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LMC : Et bien en tout cas merci Roman, la première partie ne va pas tarder à démarrer, on vous laisse vous préparer !</strong></p>
<p><strong>Roman :</strong> Ah oui il est déjà l’heure ! Je veux les voir. J’ai entendu leur soundcheck, d’ailleurs c’est quoi soundcheck en français ? Tu sais, quand tu vérifies les instruments ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LMC : Hum… Les balances? Mais j’aurais dit soundcheck aussi…</strong></p>
<p><strong>Roman :</strong> D’accord ! Alors maintenant je vais dire soundcheck dans un accent français !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LMC : Ouais, « sounde chèque » !</strong></p>
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		<title>Rumble 2012 : interview de Likhan&#8217; - Interview de Likhan&#039; au festival Rumble, du 15 au 17 mars 2012 au Transbordeur</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Apr 2012 18:59:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florian</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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		<description><![CDATA[Petit flash-back. Le Rumble Festival, c'était il y a maintenant un mois. Faites fonctionner vos méninges et remémorez-vous la deuxième nuit. Sur la grande scène, vers 23h, c'était à Likhan' de chauffer les platines. Après être passé par un grand nombre de genres à travers la Bass Music, le DJ loin d'être débutant s'attaque aujourd'hui au Footwork. A travers cette interview, le grand bavard y va de son commentaire sur la Bass Music, qu'elle date d'aujourd'hui où d'hier, qu'elle soit mixée ou écoutée, ou même qu'elle se transforme en Taoïsme, bref. Un passionné de plus dont les paroles ne sont pas à prendre à la légère.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="intro">Petit flash-back. Le Rumble Festival, c&rsquo;était il y a maintenant un mois. Faites fonctionner vos méninges et remémorez-vous la deuxième nuit. Sur la grande scène, vers 23h, c&rsquo;était à Likhan&rsquo; de chauffer les platines. Après être passé par un grand nombre de genres à travers la Bass Music, le DJ loin d&rsquo;être débutant s&rsquo;attaque aujourd&rsquo;hui au Footwork. A travers cette interview, le grand bavard y va de son commentaire sur la Bass Music, qu&rsquo;elle date d&rsquo;aujourd&rsquo;hui où d&rsquo;hier, qu&rsquo;elle soit mixée ou écoutée, ou même qu&rsquo;elle se transforme en Taoïsme, bref. Un passionné de plus dont les paroles ne sont pas à prendre à la légère.</p>
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<p><strong>LMC : Il n&rsquo;y a pas beaucoup d&rsquo;informations à ton sujet sur Internet&#8230;</strong></p>
<p><strong>Likhan&rsquo; :</strong> Oui, alors déjà je ne suis pas très fort pour la comm. C&rsquo;est quelque chose que je n&rsquo;ai pas le temps de faire. Elle se fait un peu toute seule mais bon&#8230; Cela-dit je fais de la radio et de la production. Je fais du Djing depuis maintenant près de 17 ans. Je fais de la production depuis 2002 / 2003 et j&rsquo;ai commencé à sortir des disques en 2007.</p>
<p><strong>LMC : Tu es sur le label Seven Recording.</strong></p>
<p><strong>Likhan&rsquo; :</strong> Oui, un label nantais. Son fondateur Greg G, ici présent (DJ Dice) est mon meilleur pote. A l&rsquo;époque, on organisait des soirées et on avait même monté un label. Notre « crew » s&rsquo;appelait L.A. Represent et on a sorti un premier disque ; Old School Jungle. Mais à l&rsquo;époque c&rsquo;était pas du tout la mode. On l&rsquo;a sorti en 2003 / 2004 … Il y avait donc déjà une idée de label, des morceaux et quand les choses ont commencé un peu à se formaliser de ce côté là, l&rsquo;idée a été de sortir quelque chose.</p>
<p><strong>LMC : Tu penses quoi du fait que la Bass Music se démocratise de plus en plus ? Vu le nombre de personnes présentent ici ce soir, c&rsquo;est largement plus que l&rsquo;année dernière&#8230;</strong></p>
<p><strong>Likan&rsquo; :</strong> C&rsquo;est surtout complètement dingue de faire des line-up comme ils en font. Ils font venir tous les gens intéressants et ce qui est hallucinant c&rsquo;est qu&rsquo;à 23h30 il y avait déjà des gens qui dansaient sur de la Bass Music et les gens viennent pour une soirée qui n&rsquo;est QUE de ce genre. Après Lyon c&rsquo;est un contexte un peu particulier&#8230;</p>
<p><strong>LMC : Parce que toi tu es lyonnais d&rsquo;ailleurs ?</strong></p>
<p><strong>Likhan&rsquo; :</strong> Non pas du tout, je suis Nantais. Je reviens de cinq ans à Marseille et je viens de m&rsquo;installer à Lyon. Donc je voyais la programmation du Rumble de là-bas. Par exemple pour la première édition j&rsquo;ai eu le fly dans les mains et je n&rsquo;y croyais même pas. Qu&rsquo;en France on puisse faire quelque chose comme ça était dingue pour moi. C&rsquo;était d&rsquo;ailleurs un peu trop en avance peut-être.</p>
<p><strong>LMC : Oui, il y avait beaucoup moins de gens que cette année.</strong></p>
<p><strong>Likhan&rsquo; :</strong> Les gens étaient moins éduqués aussi. Depuis, Skrillex remporte des prix, il y en a dans la publicité, enfin partout ! Et tant mieux.</p>
<p><strong>LMC : T&rsquo;y es allé l&rsquo;année dernière ?</strong></p>
<p><strong>Likhan&rsquo; :</strong> Non, je ne pouvais pas mais j&rsquo;aurais adoré ! Si j&rsquo;avais pu j&rsquo;y serais allé.</p>
<p><strong>LMC : Et le fait que tu joues ce soir, tu le sens comment ?</strong></p>
<p><strong>Likhan&rsquo; :</strong> Ah bah je suis super content. Je remercie vraiment les gens de Totaal Rez qui m&rsquo;ont accueillis. La ville en général m&rsquo;accueille vraiment bien et d&rsquo;un point de vu personnel j&rsquo;apprécie vraiment ça. C&rsquo;est hyper bien. J&rsquo;ai eu une émission de radio. A la base je comptais arrêter, je me disais que je connaissais personne et j&rsquo;ai eu la chance qu&rsquo;on me propose un créneau de radio. J&rsquo;ai joué à des soirées, on m&rsquo;a invité à des soirées, on me fait confiance c&rsquo;est bien. Alors qu&rsquo;en plus, comme ce soir, j&rsquo;ai servi du son un peu barré.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.lemauvaiscoton.fr/wp-content/uploads/2012/03/rumble-festival-2012-nuit-2-07.jpg" alt="" width="600" height="400" /></p>
<p><strong>LMC : Tu as quand même un bon bagage derrière toi, tu es passé par plusieurs styles. Qu&rsquo;est-ce que tu veux vraiment faire à présent, ce qui t&rsquo;attire le plus ?</strong></p>
<p><strong>Likhan&rsquo; :</strong> Le truc c&rsquo;est que ça marche un peu par lubies, où d&rsquo;un seul coup il y a un style de musique qui est en train de se créer. C&rsquo;est l&rsquo;intérêt de la Bass Music puisque c&rsquo;est tellement large ! Ce qui m&rsquo;intéresse c&rsquo;est ce qui va me permettre de faire avancer le reste, d&rsquo;avoir toujours un coup d&rsquo;avance, comme aux échecs. Et il y a beaucoup de gens qui font de la musique en avance. Ce qui est excitant est de voir comment ça va se formaliser et ce que ça peut donner. Parce qu&rsquo;à force d&rsquo;essayer des styles de musique qui ont émergé, qui se sont cassé la gueule, d&rsquo;autres qui ont perduré, il y en a eu vingt mille depuis que&#8230; Enfin ça fait pas si longtemps que je suis DJ mais j&rsquo;en ai vu quand même pas mal et je trouve ça vraiment intéressant. En ce moment je suis dans un style qu&rsquo;on appelle Footwork, ce qui vient à la base de la « Ghetto Techno » nord-américaine, avec des sons un peu salaces, qui reprennent les sons de Miami. C&rsquo;est « Check ton booty » quoi, ce qu&rsquo;on appelle la Booty. Sauf que ça s&rsquo;est un peu divisé, ça a donné deux mouvements ; la Juke, qui garde ce côté 4/4 super accéleré, super speed avec des filles qui passent leur temps à danser en slip sur de podiums et à côté de ça il y le Footwork, justement. Là c&rsquo;est de la danse, un peu comme de la breakdance mais plus sur les jambes. C&rsquo;est assez hallucinant et ça ne se passe qu&rsquo;en battles, en un contre un, avec un DJ qui mixe derrière, qui est beaucoup dématérialisé, beaucoup moins linéaire. Les caisses claires n&rsquo;arrivent jamais au bon moment, les patterns (exp?) de drum sont complètement dingues et il y a une énorme basse dessus. Pour l&rsquo;instant c&rsquo;est pas mal centré sur Chicago mais j&rsquo;ai vu que Mike Paradinas, le boss de Planet Mû, sort album sur album de Footwork. Après c&rsquo;est un peu exigeant pour une grande population. J&rsquo;ai essayé ce soir d&rsquo;en jouer mais de manière un peu plus abordable, avec un son plus deep, plus « dubstepisant ». Oui, je vais pas rentrer dans tous les sous-genres ! D&rsquo;ici deux trois ans ça pourrait devenir quelque chose, on verra le résultat. Le dubstep personne aurait pu parier que ça allait devenir comme ça aujourd&rsquo;hui. Il y a dix ans c&rsquo;était impossible de savoir ça.</p>
<p><strong>LMC : Donc ton but est quand même pas mal de vouloir démocratiser les genres.</strong></p>
<p><strong>Likhan&rsquo; :</strong> Les deux. J&rsquo;ai toujours essayé d&rsquo;avoir un rôle éducatif, ce n&rsquo;est pas pour rien que je fais de la radio depuis 13 ans. On a toujours joué des sons hyper en avance. Par exemple les premières fois qu&rsquo;on faisait des rewinds (exp?) en soirée, les gens pensaient qu&rsquo;on ne savait pas mixer. Je me souviens, à Nantes, dans un café un peu hype, les gens venaient voir ce qu&rsquo;étai la Bass Music, tout ça et je fais un gros rewind sur un morceau de Drum &amp; Bass et les gens me huent. Deux ans après c&rsquo;est eux qui gueulaient « Rewind ! ». Pendant deux ans tu te fais siffler et ça finit par payer. Ce travail d&rsquo;éducation on l&rsquo;a toujours fait. A faire du Garage dans les années 99-2000 en France&#8230; Même en En Angleterre c&rsquo;était exclusif ! Pareil, le son que j&rsquo;ai joué est encore très intimiste. Donc oui, je suis arrêté sur un style en ce moment parce que c&rsquo;est un style qui évolue et que j&rsquo;ai envie de continuer son évolution, en terme de production. Le but en ce moment est de sortir des disques sur des white labels et ensuite faire des collaborations avec des américains, de faire avancer tout ça quoi.</p>
<p><strong>LMC : La radio sur laquelle tu bosses en ce moment, comment elle s&rsquo;appelle ?</strong></p>
<p><strong>Likhan&rsquo; :</strong> En ce moment c&rsquo;est Radio Brume. Et avant c&rsquo;était Prune Radio à Nantes. Deux ou trois jeudis par mois, je passe des sons pendant une heure pour l&rsquo;émission Bass Culture qui est elle tous les jeudis de 20h à 23h.</p>
<p><strong>LMC : Tu vois un rapport entre le travail que tu fais sur cette radio et celui que tu fournis en live ou pas ?</strong></p>
<p><strong>Likhan&rsquo; :</strong> C&rsquo;est pas le même type d&rsquo;exigence. La radio il n&rsquo;y a pas de public en face qui siffle ou non. Du coup on peut se permettre un peu plus de choses&#8230; A la limite si la personne zappe, bon&#8230;</p>
<p><strong>LMC : Le but est quand même qu&rsquo;elle reste à l&rsquo;écoute non ?</strong></p>
<p><strong>Likhan&rsquo; :</strong> Oui, mais en même temps, je trouve que la radio, et d&rsquo;autant plus en France , a un sens au niveau des radios libres. Il y a un genre d&rsquo;exigence, de nouveautés, d&rsquo;être sans concession.</p>
<p><strong>LMC : Toi tu écoutais la radio pour trouver tes influences ?</strong></p>
<p><strong>Likhan&rsquo; :</strong> Pas forcément&#8230; Mais j&rsquo;ai toujours adoré les radios pirates anglaises. Je trouve le concept tellement fabuleux ! J&rsquo;aurais aimé être anglais rien que pour avoir une émission sur une radio pirate. La première fois que mes morceaux ont été joués sur les grosses radio pirates, c&rsquo;est ce que j&rsquo;ai trouvé de plus dingue. C&rsquo;est là où l&rsquo;underground se fabrique. Les radios libres en France permettent un peu ça. Ce n&rsquo;est pas du tout la même ambiance mais la liberté est le but principal dans tous les cas.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.totaalrez.com/rumblefestival/imagesartistes2012/likhan.jpg" alt="" width="600" height="281" /></p>
<p><strong>LMC : T&rsquo;as un espoir en les radios ou tu penses qu&rsquo;internet va complètement prendre le dessus ?</strong></p>
<p><strong>Likhan&rsquo; :</strong> Ben moi je fais les deux. Je passe ma vie sur Soundcloud, j&rsquo;écoute tout ce qui sort sur Juno et en même temps j&rsquo;écoute des radios pirates, ou pas … Soundcloud l&rsquo;intérêt est qu&rsquo;il y a beaucoup de choses qui sortiront. C&rsquo;est là où les radios sont intéressantes parce que la plus-part des gars qui jouent mixent des morceaux qui ne sont pas sortis. Ça permet de savoir ce qui sortira dans six mois. A l&rsquo;époque en Dubstep c&rsquo;était ça. Une émission de Skream c&rsquo;était toutes les sorties qui allaient défoncer dans six mois. C&rsquo;est donc hyper intéressant d&rsquo;écouter ; ça permet de se tenir au courant. Si non bien sûr que je crois en la radio, si non je n&rsquo;en ferais pas !</p>
<p><strong>LMC : C&rsquo;est plutôt par rapport aux gens. Si tu penses qu&rsquo;ils vont se remettre à écouter la radio.</strong></p>
<p><strong>Likhan&rsquo; :</strong> J&rsquo;en sais rien. Je serais un peu désespéré à faire ça en France depuis quelques années si non (rires). En même temps je me souviens d&rsquo;une époque où j&rsquo;écoutais les émissions Jungle à Nantes. Il y en avait trois par semaine, sur les trois radio libres de la ville. Sachant que je l&rsquo;ai fais, je me dis qu&rsquo;il y en a peut-être d&rsquo;autre qui le font également. Internet tant mieux. Ça une plus grande diffusion encore pour les radios libres. Elles sont à égalité avec les autres. Avant on était limité par l&rsquo;émetteur, maintenant le monde entier peut écouter.</p>
<p><strong>LMC : La période dans la-quelle on est doit te redonner espoir alors ! Avec la musique électronique qui revient en force&#8230;</strong></p>
<p><strong>Likhan&rsquo; :</strong> La Bass Music surtout. Et c&rsquo;est pas faute d&rsquo;y avoir travaillé. Forcément après, à partir du moment où ça va se démocratiser, ça va forcément se transformer et arriver à des choses un peu bizarres. Après c&rsquo;est pas grave, il y aura toujours de l&rsquo;underground. Skrillex sort ses trucs, ben Pinch à côté de ça il va continuer dans l&rsquo;hyper minimaliste, il en a rien à faire. Il sort son truc et il le vend. Il y aura toujours des gens qui bossent et des gens exigeants. Tant mieux. En Hip-Hop, il y a autant de trucs hyper commerciaux à vomir, autant il y a de l&rsquo;underground qui déboîte. Du coup les deux existeront. Les gens seront éduqués et les festivals sont remplis.</p>
<p><strong>LMC : Tu ne trouves pas d&rsquo;ailleurs qu&rsquo;il y a beaucoup de choix ? Voire trop ? Une certaine sur-consommation.</strong></p>
<p><strong>Likhan&rsquo; :</strong> Il suffit de voir les techniques de Djing. Elles ont complètement évoluées. Je voyait un DJ un peu connue en Bass Music et je me faisais la remarque que bon, premièrement je vieillissais et que ça correspondait pile à la culture zapping. On peut mélanger pleins de trucs mais c&rsquo;est drops sur drops. Chaque morceau est laissé une minute, une minute quinze maximum. Genre la montée, le drop, la basse part, au bout de seize mesures c&rsquo;est déjà remixé, on renvoi un drop et bam bam bam. Moi je trouve ça un peut lassant à écouter, même si ça correspond exactement aux&#8230; (il hésite)&#8230; jeunes&#8230; bon, aux jeunes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Enfin ceux qui ont vingt ans aujourd&rsquo;hui sont nés avec la culture zapping. Je trouve que les gens qui peuvent prendre le temps de développer les choses font un travail beaucoup plus intéressant. Le public prend moins le temps qu&rsquo;avant. Ça perd un peu en qualité et en même temps non. (Je me souviens d&rsquo;avoir mixé aux Riddims Collisions ici à Lyon. J&rsquo;étais en train de mixer, le morceau arrive vers la fin et je trouve toujours pas de morceau à passer. Parce que oui, je ne prépare pas mes sets, je fais un peu en freestyle, j&rsquo;aime bien m&rsquo;adapter au public. Du coup ça s&rsquo;arrête, je drop le morceau et ça part sur un seul pied, rien de plus. Alors je le cut, je le mets une deuxième fois, puis une troisième de plus en plus vite et je vois les gens qui adorent! D&rsquo;un mix raté, les gens ont totalement kiffé. Tout ça pour dire qu&rsquo;ils ne sont pas si exigeants que ça. Donc tant que la musique défonce, c&rsquo;est pas grave, les gens aiment bien. La plus-part des gens ne capte pas la technique de toute façon. Un gars comme Ltj Bukem, en DnB, c&rsquo;est un technicien de fou sauf que les gens ne comprennent pas qu&rsquo;il y a 26 morceaux qui viennent de passer ! C&rsquo;est magnifique à voir tellement c&rsquo;est bien fait. Je trouve que la technique pour la technique, même pas dix pour cent des gens vont le capter.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/5MS0Bh3ACBc" frameborder="0" width="600" height="437"></iframe></p>
<p><strong>LMC : Avant de toucher au matos électronique, tu as joué d&rsquo;un instrument ?</strong></p>
<p><strong>Likhan&rsquo; :</strong> Oui, j&rsquo;avais un frangin qui avait déjà du matériel, qui était assez doué et qui touchait à tout, du coup j&rsquo;ai pu le faire aussi. Ce qui fait que quand j&rsquo;ai eu une guitare je lui ai dis « Tu m&rsquo;apprends ? » il m&rsquo;a dit « Tu te démerdes. Tu écoutes, tu reproduits ». J&rsquo;ai fais pareil avec la basse et la batterie. La basse c&rsquo;est l&rsquo;instrument qui m&rsquo;a le plus motivé. Jouer du Reggae à la basse c&rsquo;est peut-être trois notes, mais c&rsquo;est trois notes qui déboîtent tout ! J&rsquo;ai toujours touché à tout sans vraiment maîtriser quoi que ce soit à part peut-être la basse. Je suis passé à l&rsquo;ordinateur et à la basse synthétique parce qu&rsquo;avec le vrai instrument je n&rsquo;arrivais pas à reproduire les sons que je voulais. J&rsquo;étais limité, c&rsquo;est vrai que c&rsquo;est impossible de faire un wobble avec une basse ordinaire ! Et quand j&rsquo;ai découvert la Jungle je me suis dis « Bah ouais, c&rsquo;est des basses comme ça que je veux faire ! »</p>
<p><strong>LMC : Tu penses qu&rsquo;avant de faire du son « électronique » il faut d&rsquo;abord connaître les vrais instruments ?</strong></p>
<p><strong>Likhan&rsquo; :</strong> Non, c&rsquo;est deux choses différentes. Ce qui compte sont les règles. Je te dirais même qu&rsquo;être instrumentiste peut enfermer. On a une structure un peu trop carrée, institutionnelle. Il y a l&rsquo;arpège, les notes, les temps. Après j&rsquo;en ai jamais fais, je ne sais pas lire une partition&#8230;</p>
<p><strong>LMC : Non mais pas forcément le solfège, l&rsquo;instrument lui-même.</strong></p>
<p><strong>Likhan&rsquo; :</strong> Jouer dan un groupe c&rsquo;est quelque chose de particulier par rapport au DJ où on est seul. C&rsquo;est vraiment deux choses différentes. Ça rapporte forcément à la personne.</p>
<p><strong>LMC : Alors puisqu&rsquo;on ne va pas parler des tes influences musicales, ce qui serait beaucoup trop long, tes influences extra-musicales ?</strong></p>
<p><strong>Likhan&rsquo; :</strong> Le Taoïsme m&rsquo;influence particulièrement. A l&rsquo;époque où je faisais du Dubstep, j&rsquo;avais fais une typologie des fréquences de basses en fonction de l&rsquo;endroit où elles tapaient dans le corps. Parce que 80hz, ça ne frappe pas au même endroit que 200hz. Si on veut toucher à la poitrine ça sera 250hz, si on veut toucher les jambes ça sera 80hz, 60hz. Tout ça jusqu&rsquo;à des basses qu&rsquo;on entend même pas. En dessous de 40hz par exemple. Le délire d&rsquo;essayer d&rsquo;agir sur la personne qui est là, qui vit quelque chose de physique est intéressant. Le Dubstep est un truc physique, autant que mélodique. « I&rsquo;ve got something for your mind, your body and your soul ». Pourquoi pas essayer de travailler la-dessus ? Faire partir les gens avec des espèces d’infra-basses, etc. Mon intérêt est donc tout le côté physique, le rapport au corps et donc l&rsquo;intérêt pour les arts martiaux et toute la médecine chinoise.</p>
<p><strong>LMC : Dernière petite chose, c&rsquo;est bien toi qui as placé un sample de &laquo;&nbsp;Feeling Good&nbsp;&raquo; dans ton morceau The Dawn ? </strong></p>
<p><strong>Likhan&rsquo; :</strong> Oui, mais on est vingt milliards à l&rsquo;avoir fait sur terre ! Mais en faite sur la première minute du morceau, il n&rsquo;y a que la voix de Nina Simone et tu peux la sampler sans aucun problème. C&rsquo;est un morceau que j&rsquo;ai toujours adoré depuis hyper longtemps. Justemnt, dans le concept de puissance et de retenue (Li – Khan), elle scotche. « Eyes down », et on part. Du coup ce n&rsquo;est pas un mix ni un remix, je voulais juste l&rsquo;écouter et faire un truc à ma sauce dessus. Je l&rsquo;ai tellement en tête qu&rsquo;il fallait que la synthèse se fasse. Le morceau est sorti en vinyle à la base. Il n&rsquo;y avait pas mon nom, vu que forcément on se disait que si les héritiers de Nina Simone tombent dessus … Il n&rsquo;y avait aucune raison mais on ne voulait pas prendre de risque. On l&rsquo;a ressorti en digital avec mon nom et tout le monde m&rsquo;a dit « Ah, mais c&rsquo;est toi ?! ». Donc voilà l&rsquo;histoire de ce morceau.</p>
<hr />
<p>Propos recueillis par Violette Le Coultre<br />
<a title="Likhan'" href="www.myspace.com/likhan" target="_blank">www.myspace.com/likhan</a></p>
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		<title>Interview : cours de blues avec Arnaud Rebotini - Dimanche 8 avril 2012 au festival Reperkusound</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Apr 2012 13:26:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Avec sa gueule de rockeur et son physique de déménageur, Arnaud Rebotini a l'habitude de ne laisser aucun badaud indifférent. Sur scène ou en studio, cet artiste français de 42 ans au parcours hétéroclite ne se ménage pas non plus pour prendre le risque de bousculer les codes de la musique électronique. De l'esclavage à Barack Obama, de Black Strobe à l'anus de Satan, du blues à la techno en passant par le rock, il nous a démontré durant près d'une demi-heure que l'étendue de sa culture musicale n'avait d'égal que la générosité de son live…]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="intro">Avec sa gueule de rockeur et son physique de déménageur, Arnaud Rebotini a l&rsquo;habitude de ne laisser aucun badaud indifférent. Sur scène ou en studio, cet artiste français de 42 ans au parcours hétéroclite ne se ménage pas non plus pour prendre le risque de bousculer les codes de la musique électronique. De l&rsquo;esclavage à Barack Obama, de Black Strobe à l&rsquo;anus de Satan, du blues à la techno en passant par le rock, il nous a démontré durant près d&rsquo;une demi-heure que l&rsquo;étendue de sa culture musicale n&rsquo;avait d&rsquo;égal que la générosité de son live…</p>
<div id="attachment_9789" class="wp-caption alignnone" style="width: 610px"><img class="size-full wp-image-9789" title="interview-arnaud-rebotini" src="http://www.lemauvaiscoton.fr/wp-content/uploads/2012/04/interview-arnaud-rebotini.jpg" alt="interview-arnaud-rebotini" width="600" height="400" /><p class="wp-caption-text">Mathieu Zub et Arnaud Rebotini - Reperkusound 2012. © Florian Ardérighi</p></div>
<p><strong>LMC : Pour commencer, bravo pour ta performance de ce soir ! Un petit mot sur tes sensations et l&rsquo;ambiance de la soirée ?</strong></p>
<p><strong>Arnaud Rebotini :</strong> <em>Merci ! Je me suis bien amusé, les gens ont bien réagi, c&rsquo;était vraiment une bonne soirée pour moi !</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LMC : J&rsquo;aurais d&rsquo;abord aimé avoir ton point de vue sur la scène électro française actuelle, car ton parcours est un peu atypique par rapport au reste de la &laquo;&nbsp;French touch&nbsp;&raquo;…</strong></p>
<p><strong>Arnaud Rebotini :</strong> <em>La French touch c&rsquo;est fini… La première et la deuxième je n&rsquo;ai jamais été dedans. Quand j&rsquo;ai fait Black Strobe en 1997, j&rsquo;ai fait un titre qui s&rsquo;appelle &laquo;&nbsp;Paris Acid City&nbsp;&raquo; alors que tout le monde faisait de la disco filtrée… Aujourd&rsquo;hui les mecs qui cartonnent c&rsquo;est plus French touch, c&rsquo;est Gesaffelstein, c&rsquo;est ce que je peux faire quoi, des trucs avec des synthés, un peu techno, EBM…. Le coté &laquo;&nbsp;pouet pouet&nbsp;&raquo; est un peu parti… Mais la scène actuelle j&rsquo;aime bien !</em></p>
<p><object id="gsSong2618726344" width="600" height="40" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=26187263&amp;style=wood&amp;p=0" /><param name="src" value="http://grooveshark.com/songWidget.swf" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed id="gsSong2618726344" width="600" height="40" type="application/x-shockwave-flash" src="http://grooveshark.com/songWidget.swf" wmode="window" allowScriptAccess="always" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=26187263&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" /></object></p>
<p><strong>LMC : Ton parcours a donc commencé avec Black Strobe. Peux-tu justement nous parler un peu de ton prochain projet avec ce groupe?</strong></p>
<p><strong>Arnaud Rebotini :</strong> <em>Le problème de Black Strobe c&rsquo;est que l&rsquo;histoire est un peu compliquée… En fait il y a deux Black Strobe : il y a le Black Strobe d&rsquo;&nbsp;&raquo;Italian Fireflies&nbsp;&raquo; avec le côté électro qui a eu beaucoup de succès et il y a &laquo;&nbsp;I&rsquo;m a Man&nbsp;&raquo; qui a eu encore plus de succès. J&rsquo;ai toujours fait mes choix artistiques par rapport à ce que j&rsquo;avais envie. Le prochain Black Strobe sera assez &laquo;&nbsp;blues&nbsp;&raquo;, dans l&rsquo;esprit &laquo;&nbsp;d&rsquo;I'm a Man&nbsp;&raquo;, dans l&rsquo;idée vraiment de ce qu&rsquo;est le &laquo;&nbsp;boogie woogie&nbsp;&raquo; et avec une forme de disco également. Il y aura vraiment ce côté qui est présent dans &laquo;&nbsp;I&rsquo;m a Man&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est une triple reprise, c&rsquo;est-à-dire à la fois &laquo;&nbsp;Mannish Boy&nbsp;&raquo; de Muddy Waters, &laquo;&nbsp;I&rsquo;m a Man&nbsp;&raquo; de Bo Diddley qui est un peu la même chanson et &laquo;&nbsp;La Grange&nbsp;&raquo; de ZZ Top. Tout ça c&rsquo;est les mêmes riffs et dans le prochain album il y aura aussi toute la dimension plus &laquo;&nbsp;disco&nbsp;&raquo; de Johnny Guitar Watson.</em></p>
<p><object id="gsSong2793262197" width="600" height="40" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=27932621&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://grooveshark.com/songWidget.swf" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed id="gsSong2793262197" width="600" height="40" type="application/x-shockwave-flash" src="http://grooveshark.com/songWidget.swf" wmode="window" allowScriptAccess="always" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=27932621&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" /></object></p>
<p><object id="gsSong2117818895" width="600" height="40" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=21178188&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://grooveshark.com/songWidget.swf" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed id="gsSong2117818895" width="600" height="40" type="application/x-shockwave-flash" src="http://grooveshark.com/songWidget.swf" wmode="window" allowScriptAccess="always" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;songIDs=21178188&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" /></object></p>
<p><strong>LMC : Au regard de ton parcours et de la diversité de ta musique, est-ce que tu n&rsquo;as pas craint, à un certain moment, de perdre ton public voire ton identité ?</strong></p>
<p><strong>Arnaud Rebotini :</strong> <em>J&rsquo;ai passé ma vie à perdre mon public, à perdre les gens&#8230; D&rsquo;une certaine manière, faire de la musique c&rsquo;est hyper cool et je ne fais pas ça pour me faire chier avec les gens. J&rsquo;essaye de faire un truc, de donner quand je fais du live. Après, la musique que je propose c&rsquo;est ce que j&rsquo;ai envie de proposer à un instant par rapport à moi, mes influences, ce que j&rsquo;écoute… J&rsquo;ai sans doute perdu des gens, c&rsquo;est vrai, je suis pas le mec qui a le mieux géré sa carrière mais bon ça fait 20 ans que je suis là. Alors je suis pas forcément le mec qui est tête d&rsquo;affiche, mais je m&rsquo;en fous !</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LMC :</strong> <strong>Venons-en à ton dernier album et plus particulièrement à son titre. Comme l&rsquo;on ne choisit jamais un titre par hasard, quelle est la signification de ce &laquo;&nbsp;Someone gave me religion&nbsp;&raquo; ?</strong></p>
<p><strong>Arnaud Rebotini :</strong> <em>Toujours par rapport au blues, c&rsquo;est une phrase d&rsquo;un morceau de Son House qui est un très très vieux Bluesman, ce que l&rsquo;on appelle &laquo;&nbsp;folk blues&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est-à-dire le blues des années 1930. C&rsquo;est un des rares de cette génération-là qui a vécu assez vieux et il a donc un morceau qui s&rsquo;appelle &laquo;&nbsp;Preachin&rsquo; Blues&nbsp;&raquo;, un classique folk blues vraiment du Sud, où il commence par cette phrase, &laquo;&nbsp;Someone gave me religion&nbsp;&raquo;. D&rsquo;ailleurs on ne comprend pas très bien car les vieux Blacks du Sud comme ça ils n&rsquo;articulent pas très bien et il y a différentes interprétations des paroles. Je trouvais ça très symptomatique que ce soit un vieux Black du sud qui dise &laquo;&nbsp;quelqu&rsquo;un m&rsquo;a donné religion&nbsp;&raquo;… Tu ne peux pas dire ça en fait ! Que quelqu&rsquo;un que tu ne nommes pas te donnes religion, pour moi c&rsquo;est la synthèse &#8211; une anticipation au prochain Black Strobe qui sera la suite de ça &#8211; de tout ce qu&rsquo;on peut vivre nous. La plus grande exploitation du Sud, les mecs qui ont fait le plus de fric sur les noirs, c&rsquo;est les Rolling Stones…. Tout ça, c&rsquo;est une névrose des occidentaux. On est dans un monde tellement victimaire que tout cela a fait sens.</em><br />
<em> Tu vois, si la techno est de Chicago et Détroit, c&rsquo;est les villes du blues en fait. Il n&rsquo;y a pas de hasard et tout ça prend pour moi un espèce de sens hyper important qui fait qu&rsquo;il y a un réel dans la psyché des gens. Quand Son House dit cette phrase, à chaque fois elle me &laquo;&nbsp;tue&nbsp;&raquo;, elle me donne énormément d&rsquo;émotions et ça c&rsquo;est symptomatique. On est tous des &laquo;&nbsp;négros&nbsp;&raquo; du Sud, on est tous des esclaves, on est tous dans ce truc-là même si historiquement c&rsquo;est un peu politiquement incorrect de dire des choses comme ça, mais en tout les cas on a tous envie de s&rsquo;identifier à ça ! Nos pères n&rsquo;ont pas forcément amené les choses de cette façon-là à toute notre génération. Si tu es blanc et occidental et que tu te reconnais dans une phrase comme &laquo;&nbsp;Someone gave me religion&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est que ton père, les gens avant toi, ne t&rsquo;ont pas donné quelque chose… C&rsquo;est dans ce sens-là qu&rsquo;on est un peu tous compassionnel avec le blues et c&rsquo;est pour ça que c&rsquo;est toute la musique du XXème siècle…</em></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9805" title="interview-arnaud-rebotini-02" src="http://www.lemauvaiscoton.fr/wp-content/uploads/2012/04/interview-arnaud-rebotini-02.jpg" alt="interview-arnaud-rebotini-02" width="600" height="400" /></p>
<p><strong>LMC : Est-ce que tu peux donc dire qu&rsquo;il y a du blues dans ta musique ?</strong></p>
<p><strong>Arnaud Rebotini :</strong> <em>Quand je fais de la techno oui, après c&rsquo;est un peu tiré par les cheveux…</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LMC : Bien sûr, et la métaphore que je vais faire l&rsquo;est aussi, mais comme l&rsquo;on peut dire que NTM peut être du rock, est-ce que l&rsquo;on peut dire aussi que parfois la techno</strong> <strong>pourrait être du blues dans ce qu&rsquo;elle exprime ?</strong></p>
<p><strong>Arnaud Rebotini :</strong> <em>Globalement, la thématique du rap reprend celle du blues qui n&rsquo;a jamais été genre &laquo;&nbsp;je suis un pauvre noir et les blancs m&rsquo;ont exploité&nbsp;&raquo;, les paroles du blues c&rsquo;est &laquo;&nbsp;j&rsquo;ai envie de baiser et j&rsquo;ai une belle bagnole&nbsp;&raquo;, voilà en gros c&rsquo;est ça, et quand ils sont tristes c&rsquo;est souvent &laquo;&nbsp;ah chérie pourquoi tu es partie, c&rsquo;est vrai j&rsquo;ai couché avec ta sœur&nbsp;&raquo; (rires). Voilà il y a ce truc, &laquo;&nbsp;c&rsquo;est pas de ma faute mais je suis un mec de la campagne&nbsp;&raquo;. Même par rapport à Calvin, il y a l&rsquo;idée que tous les gens qui sont venus sur terre par l&rsquo;anus de Satan (sic).</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LMC : C&rsquo;est donc Son House qui t&rsquo;a donné ta religion ?</strong></p>
<p><strong>Arnaud Rebotini :</strong> <em>Non c&rsquo;est pas Son House, ce sont les vieux bluesmen… Mais qui nous parle mieux ? Quand t&rsquo;écoutes ça… Les albums comme &laquo;&nbsp;Blues from the gutter&nbsp;&raquo; de Champion Jack Dupree, un truc sur la dépendance, la drogue, c&rsquo;est magnifique quoi, tout est là ! Déjà le mec s&rsquo;appelle Champion Jack Dupree (rires) et il raconte le blues du caniveau. Je trouve ça…</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LMC :</strong> <strong>Dans ton univers, ce qui est intéressant, c&rsquo;est que le lien direct entre ta culture musicale et la techno n&rsquo;est pas forcément visible. Est-ce que tu penses que le public que tu vises en as conscience ou est-ce que tu t&rsquo;en tapes complètement ?</strong></p>
<p><strong>Arnaud Rebotini :</strong> <em>Il y a un côté festif.. Je vais avancer une idée que je n&rsquo;ai jamais avancé…</em></p>
<p><strong>LMC: On a un scoop !</strong></p>
<p><strong>Arnaud Rebotini :</strong> <em>Non mais tu me fais penser à un truc là ! Moi je fais de la musique instrumentale globalement, pas dans Black Strobe mais ce soir c&rsquo;est instrumental. En fait la musique répond au trou du langage, c&rsquo;est-à-dire ce que le langage ne peut pas exprimer.</em><br />
<em> Ce qu&rsquo;il y a de très intéressant dans l&rsquo;histoire du Rock and Roll, du Blues, c&rsquo;est quand les noirs, les esclaves, n&rsquo;avaient pas le droit de parler. On les a autorisés à parler dans un premier temps avec les &laquo;&nbsp;work songs&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est-à-dire chanter pour rythmer le travail.</em><br />
<em> Quand les maitres blancs se sont aperçus que ça les aidait à travailler et après comme ils chantaient bien, on leur a dit &laquo;&nbsp;vous allez chanter nos quadrilles irlandais&nbsp;&raquo;, et le blues c&rsquo;est ça en fait, une interprétation libre du chant des blancs. Cette interprétation libre des noirs a donné le blues.</em><br />
<em> Après il y a tout un débat sur la note bleue, un truc un peu politique, la note bleue vient d&rsquo;Afrique ce qui n&rsquo;est pas vrai à mon sens, elle existe en Afrique mais elle existe en Europe aussi dans le champ médiéval, dans les musiques irlandaises… Ce n&rsquo;est pas arrivé en même temps, mais tout ça se cristallise dans le sud des Etats-Unis. Donc ces esclaves qui n&rsquo;avaient pas le droit de parler, on les autorise à raconter quelque chose et en fait ils ne racontent rien ! Finalement ils ne sont pas dans un truc victimaire et racontent assez peu, enfin des trucs à la con !</em><br />
<em> D&rsquo;ailleurs il y a un truc totalement fascinant quand tu vois Barack Obama qui chante &laquo;&nbsp;Sweet home Chicago&nbsp;&raquo;, pour vous c&rsquo;est les Blues Brothers, mais en fait c&rsquo;est Robert Johnson qui est pas tout à fait le premier mec mais celui qui a cristallisé…</em><br />
<em> Avant lui il y a Tommy Johnson qui est une première légende, ses chansons sont moins fortes que celles de Robert Johnson mais il a la même histoire. Ce gars, qui n&rsquo;est jamais allé à Chicago, dans &laquo;&nbsp;Sweet home Chicago&nbsp;&raquo;, il parle de la Californie ! Il superpose donc le fantasme des blancs et des noirs, c&rsquo;est-à-dire que les noirs voulaient aller à Chicago parce qu&rsquo;il y a avait l&rsquo;industrie, du boulot et les blancs voulaient aller en Californie. Dans &laquo;&nbsp;Sweet home Chicago&nbsp;&raquo;, Chicago est en Californie… Et Barack Obama qui chante ça avec Mick Jagger, c&rsquo;est un truc improbable ! On finira par la faire Sweet home Chicago dans Black Strobe, c&rsquo;est pas ma préférée mais… La version incroyable c&rsquo;est celle des Stones ! Juste après &laquo;&nbsp;Gimme shelter&nbsp;&raquo; qui est le plus beau morceau…</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LMC : &laquo;&nbsp;Gimme shelter&nbsp;&raquo; dans le prochain Black Strobe alors ?</strong></p>
<p><strong>Arnaud Rebotini :</strong> <em>Non je peux pas faire la reprise. Autant &laquo;&nbsp;I&rsquo;m a Man&nbsp;&raquo; c&rsquo;était un truc standard, je suis hyper content car maintenant tu tapes dans Wikipedia c&rsquo;est direct moi, même les Yardbirds je suis avant donc c&rsquo;est super cool ! Mais sur &laquo;&nbsp;Gimme shelter&nbsp;&raquo; j&rsquo;irai pas car il y a une version incroyable, celle de Sisters of Mercy qui tient la comparaison avec l&rsquo;originale, ils l&rsquo;ont ralenti et elle est d&rsquo;une tristesse infinie…</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LMC : Pour revenir à ton dernier album, comment tu le définirais par rapport à ton précédent sorti en 2008, intitulé &laquo;&nbsp;Music Components&nbsp;&raquo; ?</strong></p>
<p><strong>Arnaud Rebotini :</strong> <em>En fait &laquo;&nbsp;Music Components&nbsp;&raquo; c&rsquo;était vraiment &laquo;&nbsp;je fais un album de techno avec les machines&nbsp;&raquo;, en essayant de balayer un peu toute la musique électronique avec ce que j&rsquo;avais sous la main.</em><br />
<em> Sur &laquo;&nbsp;Someone gave me religion&nbsp;&raquo; je sus revenu à l&rsquo;idée plus basique de reprendre la définition de la techno, qui est d&rsquo;ailleurs la même que le blues, une influence européenne et américaine, c&rsquo;est-à-dire le &laquo;&nbsp;krautrock&nbsp;&raquo; (Krafwerk, Tangerine Dream, Cluster) et le disco. Je suis parti de ça et donc j&rsquo;écoutais beaucoup de trucs kraut, beaucoup de disco. C&rsquo;était juste après Black Strobe, je refaisais un album de musique électronique, le dernier album a un peu plus de recul par rapport à ça.</em></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9806" title="interview-arnaud-rebotini-03" src="http://www.lemauvaiscoton.fr/wp-content/uploads/2012/04/interview-arnaud-rebotini-03.jpg" alt="interview-arnaud-rebotini-03" width="600" height="400" /></p>
<p><strong>LMC : Ta manière de composer est un peu atypique dans le milieu de la musique électronique avec tes synthétiseurs analogiques et tes boites à rythme des années 1970-1980. Qu&rsquo;est ce qui te plait dans ces instruments et qu&rsquo;est ce qui les distingue des synthés d&rsquo;aujourd&rsquo;hui ?</strong></p>
<p><strong>Arnaud Rebotini :</strong> <em>C&rsquo;est parce que tous les synthés d&rsquo;aujourd&rsquo;hui courent derrière les vieux quoi… Je vois les gens, quand je déballe mes synthés sur scène, qui disent &laquo;&nbsp;ouah t&rsquo;as ci, t&rsquo;as ça&nbsp;&raquo;… Si je ramène un truc de maintenant, ça apporte quoi ? Rien !</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LMC : On a aussi le sentiment quand on écoute ta musique que le son est moins parfait que celui des synthés d&rsquo;aujourd&rsquo;hui qui essayent vraiment de reproduire l&rsquo;instrument tel qu&rsquo;il est…</strong></p>
<p><strong>Arnaud Rebotini :</strong> <em>Ca c&rsquo;est un vieux débat des années 1990, les synthés actuels veulent refaire tout le truc des analos car la synthèse virtuelle et les ordis ont amené un truc dans la musique. Mais ces machines m&rsquo;ennuient…</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LMC : Y-a-t-il des artistes qui t&rsquo;ont particulièrement influencé dans ce choix ? Je pense par exemple à Jean-Michel Jarre qui a été l&rsquo;un des pionniers à ce niveau-là..</strong></p>
<p><strong>Arnaud Rebotini :</strong><em> Non, Jean-Michel Jarre c&rsquo;est quelqu&rsquo;un que je respecte énormément, mais il a une approche harmonique et mélodique qui n&rsquo;est pas la mienne, je suis plus krautrock synthétique et techno.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>LMC : Tu as crée ton propre label en 2010, Blackstrobe Records. Pourquoi cette décision ?</strong></p>
<p><strong>Arnaud Rebotini :</strong> <em>Parce que je produis chez moi, j&rsquo;avais les moyens de pouvoir faire une promo, je l&rsquo;ai fait moi-même et je suis très content comme ça. Il y a Museum qui est le seul avec moi sur le label, j&rsquo;ai produit son disque et il joue de la guitare dans Black Strobe.</em></p>
<p><strong>LMC : Merci beaucoup Arnaud !</strong></p>
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<hr />
<p>Propos recueillis par Thibaut Laurent<br />
Photos : Florian Ardérighi<br />
<a title="Arnaud Rebotini" href="http://www.rebotini.blackstroberecords.com" target="_blank">www.rebotini.blackstroberecords.com</a></p>
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		<title>Congo Natty : on a plané avec le roi de la Jungle - Interview de Congo Natty au Rumble Festival 2012</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Mar 2012 11:04:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florian</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Congo Natty Aka Rebel MC Aka Conquering Lion nous a envoyé sur les terres de Selassié avec sa troupe de MCees et MCs nommée Nanci, Phoebe, Tenor Fly et Congo Dubdz. Nous sommes allés à la rencontre de cet artiste qui a su tracer son chemin sans se soucier des conventions établies et qui relie son combat au mouvement Rastafari. Depuis les années 80, Micheal West ne s'éloigne pas de la scène Jungle UK, celle pour qui il a tant contribué à ériger. Spécialiste de la Jungle, du Reggea et du Dub, Congo Natty a toasté de manière irréprochable ce soir-là. The Pionneer Of The Jungle !]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="intro">Congo Natty Aka Rebel MC Aka Conquering Lion nous a envoyé sur les terres de Selassié avec sa troupe de MCees et MCs nommée Nanci, Phoebe, Tenor Fly et Congo Dubdz. Nous sommes allés à la rencontre de cet artiste qui a su tracer son chemin sans se soucier des conventions établies et qui relie son combat au mouvement Rastafari. Depuis les années 80, Micheal West ne s&rsquo;éloigne pas de la scène Jungle UK, celle pour qui il a tant contribué à ériger. Spécialiste de la Jungle, du Reggea et du Dub, Congo Natty a toasté de manière irréprochable ce soir-là. The Pionneer Of The Jungle !</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9394" title="interview-congo-natty-01" src="http://www.lemauvaiscoton.fr/wp-content/uploads/2012/03/interview-congo-natty-01.jpg" alt="interview-congo-natty-01" width="450" height="675" /><br />
<br/><br />
<strong>LMC : Salut Michael ! Parle-nous de ce tu faisais avant et de ce que fais aujourd&rsquo;hui&#8230;</strong></p>
<p><strong>Congo Natty : </strong><em>Avant la Jungle, je dirais que j&rsquo;étais&#8230; bébé. La Jungle a été présente depuis ce temps-là, pour que j&rsquo;apprenne à mieux me connaître, la Jungle était là. Le Reggae, le Hip-Hop, le Dupstep, font partie de la Jungle.</em></p>
<p><strong>LMC : Tu as sorti trois albums, c&rsquo;est bien ça ? Lequel t&rsquo;a-t-il le plus marqué ? Pourquoi ?</strong></p>
<p><em><strong>Congo Natty : </strong>Oui c&rsquo;est exact ! Disons que les trois albums étaient 3 étapes importantes qui avaient leur propre histoire. C&rsquo;était juste un voyage partant de Tottenham, en bataillant on finit par créer quelque chose qui finalement vient de nulle part. Tu pars de DJ et deviens MC et finis par être le mec qui est dans le studio pour faire de la musique. Les albums sont issus de ce voyage depuis les soundsytems.</em></p>
<p><strong>LMC : Aujourd&rsquo;hui, tu fais beaucoup de Jungle, as-tu l&rsquo;impression que c&rsquo;est un mouvement qui revient à la mode, notamment en Europe ?</strong></p>
<p><em><strong>Congo Natty : </strong>Oui, j&rsquo;ai le sentiment que la Jungle est en train d&rsquo;exploser ! La flamme de la Jungle a toujours été présente parce qu&rsquo;elle a été diffusée au niveau national depuis 94, quand les gens ont commencé à prêter attention à la Jungle. Maintenant il y a une toute nouvelle génération de jeunes qui découvre la Jungle. La Jungle est héritée du passé mais la Jungle c&rsquo;est le présent et le futur.</em></p>
<p><strong>LMC : Que penses-tu de la Jungle en France ?</strong></p>
<p><em><strong>Congo Natty : </strong>Les Français sont révolutionnaires&#8230; Yeah man ! Ils ont beaucoup de culture et ils ressentent la culture musicale et l&rsquo;apprécient. La Jungle en France a toujours représenté quelque chose et été présente. C&rsquo;est un truc béni !</em></p>
<p><strong>LMC : Pourquoi as-tu changé plusieurs fois de noms de scène ? Rebel MC, c&rsquo;était pas mal !</strong></p>
<p><em><strong>Congo Natty : </strong>Et bien, tu sais, on grandit sur scène et à chaque fois qu&rsquo;on grandit&#8230; Rebel MC provenait et provient toujours d&rsquo;une sorte de projet de vie et a évolué vers Congo Natty. Parce que le Rastafari, le coté spirituel, est devenu plus clair. Donc Congo Natty fait référence à Hailé Sélassié*, à la liberté, l&rsquo;amour, l&rsquo;unité, toutes ces choses avec lesquelles on grandit grâce au Reggae.</em></p>
<p><strong>LMC : Quelle est la collaboration que tu as préféré ?</strong></p>
<p><em><strong>Congo Natty : </strong>C&rsquo;est important pour nous en tant que musiciens d&rsquo;être unis donc j&rsquo;aime jouer avec beaucoup d&rsquo;artistes, de soldats, car nous ne sommes pas vraiment là pour divertir mais on est plus comme des soldats. Il y a une guerre musicale, une guerre spirituelle et une guerre physique. Et cette guerre musicale est une nouvelle vibration. La musique Pop n&rsquo;inspire pas, mais la musique populaire comme Bob Marley inspire, Bob Marley est influent. Aujourd&rsquo;hui la musique ne parle plus que de sexe et d&rsquo;argent, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;esprit, pas d&rsquo;âme alors que c&rsquo;est ce qu&rsquo;est la Jungle : de l&rsquo;âme, de l&rsquo;esprit.</em></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-9395" title="interview-congo-natty-02" src="http://www.lemauvaiscoton.fr/wp-content/uploads/2012/03/interview-congo-natty-02.jpg" alt="interview-congo-natty-02" width="600" height="400" /></p>
<p><strong>LMC : Barrington Levy est présent dans ton premier album Black Meaning Good, fait-il partie de tes influences ?</strong></p>
<p><em><strong>Congo Natty : </strong>Barrington Levy est très puissant, c&rsquo;est un artiste jamaïcain majeur qui descend de la lignée de grands musiciens de cette île, la Jamaïque.</em></p>
<p><strong>LMC : Quelle est la ville qui t&rsquo;as le plus marqué durant tes tournées ou tes voyages ?</strong></p>
<p><em><strong>Congo Natty : </strong>Quand tu es dans une vibration de la Jungle, tu trouves que tu n&rsquo;es pas dans un autre pays quand tu entends des gens parler différentes langues parce que dans notre vibration c&rsquo;est comme si toute mer est une mer unique. Dans ce temps et cet espace, il y a un esprit qui va de mer en mer et d&rsquo;un endroit à un autre. C&rsquo;est à propos des gens que je dis ça.</em></p>
<p><strong>LMC : Un petit mot sur la soirée&#8230;</strong></p>
<p><strong>Congo Natty : </strong>Sélassié pour nous, béni sois-tu, et aimé. One love to Lyon, Lyon nous a montré que la Jungle est aimée et on ressent cet amour, et ce soir un message spécial à tous les Junglists originels : Hailé Sélassié, Jah Rastafari !</em></p>
<p>*Empereur d&rsquo;Éthiopie de 1930 à 1974, il est considéré comme un personnage sacré par le mouvement Rastafari du fait de son ascendance et par la signification de son nom de naissance.</p>
<hr/>
Propos recueillis par Noria Chaal<br />
Photographies : Joris Couronnet</p>
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		<title>Interview B. James : une matinée avec le maire de Blankok - Interview du rappeur B. James, février 2012</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Feb 2012 17:32:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florian</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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		<description><![CDATA[Pour les plus familiers du rap français, B. James est plus connu comme ayant participé au projet Zone Libre dont nous vous avions conté le chaos il y a quelques mois. Mais le maire de Blankok, comme il aime se faire appeler, se targuait de nous présenter son premier album. Le voici enfin arrivé : Acte De Barbarie est sorti le 6 février alors que la France était plongée sous moins dix degrés.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="intro">Pour les plus familiers du rap français, B. James est plus connu comme ayant participé au projet Zone Libre dont nous vous avions conté le chaos il y a quelques mois. Mais le maire de Blankok, comme il aime se faire appeler, se targuait de nous présenter son premier album. Le voici enfin arrivé : Acte De Barbarie est sorti le 6 février alors que la France était plongée sous moins dix degrés.</p>
<p> <img class="alignnone size-full wp-image-8657" title="B.JAMES-Photo" src="http://www.lemauvaiscoton.fr/wp-content/uploads/2012/02/B.JAMES-Photo.jpg" alt="B.JAMES-Photo" width="700" height="453" /></p>
<p>Avec des paroles racées et aiguisées, B. James sort cet album de sa poche puisqu’il est produit chez Anfalsh productions, la maison cent pour cent quatre vingt treize dont il est un des tenanciers. Quinze titres qui confirment que le rappeur a pris son temps, et qu’il a su évoluer dans son flow et ses textes, quand on connaît ce qu’il faisait à l’époque des mixtapes, freestyles et collaborations avec Casey et Prodige.<br />
Un matin de février, on est allé boire des cafés avec lui près de la gare du Nord à Paris, où à peine descendu du RER B en provenance du Blanc-Mesnil, il nous explique un peu plus en détails la genèse de ce que certains considèrent déjà à juste titre comme l’un des meilleurs opus de 2012.</p>
<p><strong>LMC : Pour commencer, petite présentation habituelle pour ceux qui ne te connaîtraient pas ?</strong></p>
<p><strong>B. James :</strong> Je suis B. James, je fais partie d’Anfalsh, je suis dans le rap depuis quinze piges, même bientôt vingt tout doucement. Dans Anfalsh, il y a donc Casey, Prodige et moi. Pour les sons, je les fais avec des mecs de chez nous (Blanc-Mesnil).</p>
<p><strong>LMC : Le surnom que tu t’es donné depuis quelques temps, « Le Maire de Blankok », c’est plus pour signifier ton attachement à ton quartier, ou une sorte de métaphore pour montrer un quelconque intérêt pour la politique ?</strong></p>
<p><strong>B. James : </strong>C’est plus un truc second degré pour dire voilà ma ville c’est Blanc-Mesnil. Il y a toujours des mecs qui aiment dire : « Je suis le boss de tel quartier », moi je suis le maire, c’est tout. Je suis né là, j’ai grandi là, je vis encore là, c’est vraiment chez moi.</p>
<p><strong>LMC : Dans une de tes tracks, tu dis : « dans le milieu du peu-ra je suis Che Guevara avec une New Era », est-ce que tu pourrais développer davantage ?</strong></p>
<p><strong>B. James :</strong> Ça aussi c’est du second degré, parce qu’on est souvent des hybrides de plein de choses, au sens où je suis un mec de quartier et ça entraîne souvent plein de clichés. Maintenant ça nous arrive aussi de réfléchir deux secondes. On a un cerveau, et on sait le faire fonctionner correctement.</p>
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		<title>Rewind : échange avec l&#8217;homme-orchestre - Gare au Son : Lee Harvey Asphalte, Rewind et Deschannel au Marché Gare, jeudi 16 février 2012</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Feb 2012 14:49:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[beatbox]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[lee harvey asphalte]]></category>
		<category><![CDATA[marché gare]]></category>
		<category><![CDATA[rewind]]></category>

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		<description><![CDATA[On pourrait presque appeler ça la soirée « Jeunes talents ». Petit concert varié, une bonne ambiance, et surtout deux bonnes trouvailles ; Lee Harvey Hasphalte et Rewind. La première est un  charismatique slammeur qui jongle avec virtuosité et trouve les mots justes, tout ça sur une musique à ne pas négliger. La deuxième, Rewind, est un très bon beatboxer stéphanois. On aura le droit qu'à une impressionnante démonstration de sa part, celui-ci étant malheureusement en rade de pianiste !]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="intro">On pourrait presque appeler ça la soirée « Jeunes talents ». Petit concert varié, une bonne ambiance, et surtout deux bonnes trouvailles ; Lee Harvey Hasphalte et Rewind. La première est un  charismatique slammeur qui jongle avec virtuosité et trouve les mots justes, tout ça sur une musique à ne pas négliger. La deuxième, Rewind, est un très bon beatboxer stéphanois. On aura le droit qu&rsquo;à une impressionnante démonstration de sa part, celui-ci étant malheureusement en rade de pianiste !</p>
<p>Mais pour rattraper tout ça, quelques infos sur sa musique, ses projets, sa vision du beat-box et de manière plus générale : du Hip-Hop. Et tout ça venant de l&rsquo;artiste himself !</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-8584" title="Rewind" src="http://www.lemauvaiscoton.fr/wp-content/uploads/2012/02/rewind1.jpg" alt="Rewind" width="600" height="399" /></p>
<p><strong>Le Mauvais Coton : On ne connaît presque rien de toi&#8230; Peux-tu te présenter rapidement ?</strong></p>
<p><strong>Rewind </strong>: Je suis beatboxer depuis environ 11 ans. Avant Rewind, j&rsquo;étais dans un groupe de Hip-Hop qui s&rsquo;appelait Eska Crew avec le-quel on avait signé chez Virgin en 2005, mais cet aspect là m&rsquo;avait un peu fatigué&#8230; Le but du projet avec mon pianiste, qui existe depuis environ 3 ans, était de faire une espèce de spectacle vivant. Mon objectif est de faire de la musique, sans forcément rentrer dans une case et essayer de toucher un public le plus large possible. J&rsquo;ai voulu mettre un peu plus en avant ce que je fais, le beatbox. J&rsquo;ai déjà fait des battles, des compétitions et des prestations solo mais j&rsquo;avais envie de me professionnaliser, d&rsquo;où l&rsquo;intérêt d&rsquo;avoir un projet perso avec un vrai propos.</p>
<p><strong>LMC : D&rsquo;où est né ce projet ?</strong></p>
<p><strong>Rewind : </strong>Un jour je suis tombée sur une vidéo de Kenny Muhamad, un beatboxer New-Yorkais, un des plus grands au monde, dans laquelle il accompagne en solo un orchestre philharmonique. Je me suis dis qu&rsquo;en effet, avec la bouche tu peux arriver à communiquer avec des gens d&rsquo;autres milieux, que c&rsquo;est une méthode universelle. Un jour, j&rsquo;ai rencontré un pianiste issu du milieu classique et on s&rsquo;est dit pourquoi pas. Au départ, l&rsquo;idée était de faire une création pour les théâtres. On a fait quelques centres culturels et petit à petit, c&rsquo;est plus devenu musique actuelle qu&rsquo;une musique faite pour les spectacles. J&rsquo;avais envie de montrer que le beatbox ne correspond pas forcément à l&rsquo;idée qu&rsquo;on peu se faire avec la télé, éviter les clichés. Je voulais montrer qu&rsquo;un beatboxer peut se retrouver sur l&rsquo;avant de la scène et est capable de composer ses propres morceaux, revaloriser l&rsquo;ouverture d&rsquo;esprit que ça nécessite dans le Hip-Hop. Parce que le boulot demandé est important ; quand tu samples, il faut chercher des skeuds ou des vinyls qui datent, écouter plusieurs styles de musique, être ouvert&#8230; Quand on l&rsquo;est, on peut collaborer sans problème avec des gens d&rsquo;autres milieux. En faite je me considère un peu comme un DJ. Je ne m&rsquo;interdis rien. Là je vais commencer à travailler avec de nouvelles personnes&#8230;</p>
<p><strong>LMC : Ton projet Bach In The Days, c&rsquo;est quoi exactement ?</strong></p>
<p><strong>Rewind :</strong> C&rsquo;est une création expérimentale&#8230; Un laboratoire <em>(rires)</em>. C&rsquo;est une grosse expérience car je vais collaborer avec des musiciens d&rsquo;un certain niveau. Je suis le premier Hip-Hoper à faire ce genre de projet. C&rsquo;est intéressant au niveau culturel et pour son enrichissement personnel. Je n&rsquo;aime pas faire comme les autres, ce n&rsquo;est pas intéressant ! Si je me prends la tête sur la musique c&rsquo;est pour essayer d&rsquo;amener ma touche personnelle, être entier, faire quelque chose de riche, présenter un message.</p>
<p><strong>LMC : Ce message que tu veux amener, quel est-il ?</strong></p>
<p><strong>Rewind :</strong> Déjà, montrer le Beatbox d&rsquo;une autre manière. Démontrer les vrais qualités de ce style par mon travail, par ma personnalité et mon expérience. Même si ça se démocratise de plus en plus, comme la musique électronique.</p>
<p><strong>LMC : D&rsquo;ailleurs, que penses-tu de cette montée en puissance de ce genre ?</strong></p>
<p><strong>Rewind :</strong> Je ne m&rsquo;étais jamais posé la question (rires). C&rsquo;est vrai que même le Dubstep en fait partie&#8230;  Ça fait partie d&rsquo;une mode en quelque sorte. Comme dans le beatbox, il y a des courants, des techniques à la mode. Après à toi d&rsquo;essayer de faire des morceaux intemporels, ce qui peut être casse-gueule. Enfin je fais de la musique pour moi avant tout, pas pour forcément être connu. Je suis juste un passionné de musique. Ce travail, pour moi, c&rsquo;est un peu la retranscription d&rsquo;un état. Je vais te demander comment tu vas aujourd&rsquo;hui tu vas m&rsquo;écrire un texte, d&rsquo;autres vont faire une peinture, moi c&rsquo;est la voix, point.</p>
<p><strong>LMC : Tu as un visuel particulier sur scène ? On peut en voir une partie très prononcée sur ton teaser de Bach In The Days&#8230;</strong></p>
<p><strong>Rewind : </strong>En effet, j&rsquo;ai bossé avec Tenas sur le clip. Mais intégrer de l&rsquo;image sur scène est un projet futur&#8230;.</p>
<p><strong>LMC : Tu as d&rsquo;autres projets pour le futur ?</strong></p>
<p><strong>Rewind : </strong>Je vais bosser avec le pianiste de Fowatile, donc moderniser ma musique sans non plus la dénaturer. Je vais amener un peu plus de sons synthétiques, plus de punch et de matières sonores sur scène. Mais le fait d&rsquo;avoir travaillé avec ce pianiste m&rsquo;a beaucoup apporté ; on a joué au Mexique, en Libye, dans des théâtres, au musée des confluences à Lyon, à la Belleviloise à Paris, on a fait la première partie d&rsquo;Xzibit à Lyon en septembre. On a joué devant des enfants comme devant des retraités.</p>
<p><strong>LMC : Qu&rsquo;est-ce qui t&rsquo;as le plus intéressé dans tout ça ?</strong></p>
<p><strong>Rewind : </strong>Le fait de convaincre un public qui pouvait avoir des préjugés ou qui ne connaissait pas ce style de musique. Leur donner des notions supplémentaires sur le Hip-Hop. Il y a un petit côté pédagogique. Les gens ont peur de l&rsquo;inconnu. J&rsquo;aime qu&rsquo;ils aient moins de préjugés, qu&rsquo;ils connaissent les choses car ils les apprécient mieux.</p>
<p><strong>LMC : Qu&rsquo;est-ce que t&rsquo;écoutes en ce moment ?</strong></p>
<p><strong>Rewind : </strong>Hum, je ne sais pas, je ne suis pas trop les tendances&#8230; Trip-Hop, Bass Music, Beatbox, comme d&rsquo;habitude. Tout ce qui tourne autour du DJing et surtout ce qui est anglais. Mais en ce moment je m&rsquo;occupe d&rsquo;un jeu sur internet, un concours national organisé par Esprit Musique et en ce moment je vacille entre premier et deuxième de la région Rhône-Alpes. On peut voter une fois par jour, je suis le seul artiste Hip-Hop de la liste en plus. Un petit coup de pouce me fera pas de mal !</p>
<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xix6e8" frameborder="0" width="100%" height="270"></iframe></p>
<hr />
<p>Propos recueillis par Violette Le Coultre<br />
Concours : <a href="http://espritmusique.fr/#/jeunes-talents/region/rhone-alpes">http://espritmusique.fr/#/jeunes-talents/region/rhone-alpes</a><br />
My Space : <a href="http://www.myspace.com/rewindbox">http://www.myspace.com/rewindbox</a></p>
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		<title>&#171;&#160;Your Mouth Is Your Friend&#160;&#187; n&#8217;est pas le dernier long métrage de Dorcel - Interview de Marc et Clément du projet lyonnais electro-pop Your Mouth Is Your Friend</title>
		<link>http://www.lemauvaiscoton.fr/musique/your-mouth-is-your-friend-nest-pas-le-dernier-long-metrage-de-dorcel</link>
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		<pubDate>Sun, 12 Feb 2012 20:51:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florian</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[electro]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[pop]]></category>
		<category><![CDATA[your mouth is your friend]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme leur nom de scène évoque davantage le titre d'un film érotique qu'un groupe d'electro-pop bien sympa, il nous a semblé naturel de mettre les points sur les "i" avec Your Mouth Is Your Friend, ce groupe qui a joué aux soirées LMC de janvier en première partie des Public Likes Pills (sur lesquels nous nous sommes également penchés récemment).]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="intro">Comme leur nom de scène évoque davantage le titre d&rsquo;un film érotique qu&rsquo;un groupe d&rsquo;electro-pop bien sympa, il nous a semblé naturel de mettre les points sur les &laquo;&nbsp;i&nbsp;&raquo; avec Your Mouth Is Your Friend, ce groupe qui a joué <a title="The Experimental Ear’n'Eye Show : notre première fois" href="http://www.lemauvaiscoton.fr/musique/the-experimental-earneye-show-notre-premiere-fois" target="_blank">aux soirées LMC</a> de janvier en première partie des Public Likes Pills (<a title="Public Likes Pills, l’interview" href="http://www.lemauvaiscoton.fr/musique/public-likes-pills-linterview" target="_blank">sur lesquels nous nous sommes également penchés récemment</a>).</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-8090" title="the-experimental-ear-n-eye-show-your-mouth-is-your-friend-01" src="http://www.lemauvaiscoton.fr/wp-content/uploads/2012/01/the-experimental-ear-n-eye-show-your-mouth-is-your-friend-01.jpg" alt="the-experimental-ear-n-eye-show-your-mouth-is-your-friend-01" width="700" height="467" /></p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/lvmi4mCCA60" frameborder="0" width="100%" height="315"></iframe></p>
<p><strong>Comment est né la rencontre entre Clément et Marc ?</strong></p>
<p><strong>Marc :</strong> Ma rencontre avec Clément remonte au 3 février 1984 à la maternité. J&rsquo;étais très fier d&rsquo;avoir un troisième petit frère !</p>
<p><strong>Clément :</strong> Au niveau musical, nous avons tous les deux en commun le chant choral étant petits&#8230; Mais c&rsquo;est en 2008 que nous avons commencé à jouer ensemble&#8230; Peu après que Marc se soit mis aux platines !</p>
<p><strong>On vous sent dans la mouvance des groupes de rock lyonnais, à la différence que vous avez préféré la boîte à rythme à la batterie traditionnelle. C&rsquo;était pour vous démarquer des autres groupes ?</strong></p>
<p><strong>YMIYF :</strong> Non ! On travaillait à l&rsquo;époque avec un camarade des Beaux-Arts qui proposait des programmations rythmiques sur lesquelles Clément chantait et jouait de la guitare&#8230; Puis avec l’arrivée du Scratch&#8230; L’ensemble nous à semblé cohérent ! L’idée à moyen / long terme est de pouvoir se rapprocher du concept de SoundSystem&#8230; Puisque notre dispositif le permet !</p>
<p><strong>Le style de YMIYF est assez hybride, entre pop et hip-hop&#8230; Quelles sont vos influences à la base ?</strong></p>
<p><strong>Marc :</strong> Mes influences sont plutôt orientées Hip-Hop même si j&rsquo;écoute vraiment de tout suivant l&rsquo;envie et l&rsquo;humeur : Chanson française, Funk, Soul, Electro, Pop, Rock et Musique Classique.</p>
<p><strong>Clément :</strong> La question des influences, qui est toujours intéressante et presque inévitable, me passionne&#8230; Puisqu’elle nécessite forcement une sélection, mais surtout des oubliés ! À la base donc, je n’oublierais pas que &laquo;&nbsp;Cake&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Eels&nbsp;&raquo; m’ont beaucoup influencé !</p>
<p><strong>Comment fabriquez-vous vos chansons ?</strong></p>
<p><strong>YMIYF :</strong> On commence souvent par un beat, un riff de guitare&#8230; Et petit à petit viennent se greffer des sons, des scratchs, du clavier et des paroles. Une sorte de laboratoire permanent. Nos morceaux sont en perpétuelle évolution, c’est en partie pour cela qu’on ne joue pratiquement jamais un morceau deux fois de manière identique !</p>
<p><strong>Que doit-on attendre pour 2012 ?</strong></p>
<p><strong>YMIYF :</strong> Nous sortons un Ep 6 titres intitulé &laquo;&nbsp;Sweet Ep&nbsp;&raquo; en mars ou avril ! On cherche un lieu, d’ailleurs, pour faire un bel évènement ! On espère et souhaite bouger aussi un peu de Lyon et faire une petite tournée dans quelques villes dynamiques de l’hexagone au niveau musical ! On doit également réintégrer notre propre système vidéo en live, au moins un clip-vidéo est au programme. Quelques résidences seraient les bienvenues&#8230; Nous avons un producteur avec lequel il est à ce jour prévu de produire un premier album&#8230; Mais il y a de fortes chances que cela dépasse la sphère de 2012 !</p>
<p><a title="YMIYF" href="http://www.myspace.com/ymiyf" target="_blank">www.myspace.com/ymiyf</a></p>
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		<title>Interview de 1995 et M8HS au Transbo - On a tchatché avec les deux groupes qui font le buzz lors de leur passage à Lyon le 23 oct. </title>
		<link>http://www.lemauvaiscoton.fr/musique/interview-de-1995-et-m8hs-au-transbo</link>
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		<pubDate>Wed, 09 Nov 2011 09:15:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Florian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[1995]]></category>
		<category><![CDATA[Alpha Wann]]></category>
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		<category><![CDATA[sad music volume 3]]></category>
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		<description><![CDATA[UNDOUBLENEUFCINQ. La bande aux 5 MCs, j'ai nommé Sneazzy, Nekfeu, Alpha Wann, Fonky Flav et Areno Jaz ont embrasé le Transbordeur  le 23 octobre dernier. On a échangé quelques mots avec eux après le live. [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="intro">UNDOUBLENEUFCINQ. La bande aux 5 MCs, j&rsquo;ai nommé Sneazzy, Nekfeu, Alpha Wann, Fonky Flav et Areno Jaz ont embrasé le Transbordeur  le 23 octobre dernier lors d&rsquo;un concert organisé par l&rsquo;Original. On a échangé quelques mots avec eux après le live.</p>
<p>Petit rappel pour ceux qui seraient partis en voyage d&rsquo;affaire sur Uranus, manquant ainsi le flot médiatique qui s&rsquo;est emparé des 5 parisiens : 1995 est un collectif fondé fin 2008/début 2009, dont le premier EP s&rsquo;intitulant <em><strong>La Source </strong></em>est sorti le 27 juin dernier. Depuis ça impossible de ne pas tomber sur un site ou un mag qui n&rsquo;en parle pas. Ils sont en train de surfer sur leur buzz et malgré toutes les polémiques qui se créent autour d&rsquo;eux, force est de constater qu&rsquo;ils le font avec brillo, dans le tube et tout le Swagg qui va avec. Pour les intéressés, vous trouverez <a title="Tournée 1995" href="https://www.facebook.com/event.php?eid=162885843792102" target="_blank">ici</a> les prochaines dates du groupe.</p>
<p><strong>Interview LMC :</strong><br />
<iframe src="http://www.youtube.com/embed/thPtcZkloZc" frameborder="0" width="700" height="386"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Clip 1995 &#8211; La Source :</strong><br />
<iframe src="http://www.youtube.com/embed/1RMwjsV0ZYE" frameborder="0" width="700" height="386"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p>En première partie de ce live se produisait un autre groupe de hip hop montant, mais lyonnais cette fois-ci. Il s&rsquo;agit des MING8 HALL STARFS ou M8HS pour les intimes. Le groupe nous parle de leur taff, et de leur prochain projet : <em><strong>Sad Music Volume 3</strong></em> dispo le 15 décembre. La suite en vidéo :</p>
<p><strong>Interview LMC :</strong><br />
<iframe src="http://www.youtube.com/embed/irTM68p7bnA" frameborder="0" width="700" height="386"></iframe></p>
<p><strong>Teaser de Sad Music Volume 3 :</strong><br />
<iframe src="http://www.youtube.com/embed/DQzq1xD4JNI" frameborder="0" width="700" height="386"></iframe></p>
<p><img title="1995-interview-transbordeur" src="http://www.lemauvaiscoton.fr/wp-content/uploads/2011/11/1995-interview-transbordeur.jpg" alt="1995-interview-transbordeur" width="700" height="391" /></p>
<hr />
<ul>
<li>1995 : <a title="1995 fan page" href="http://www.facebook.com/undoubleneufcinq" target="_blank">http://www.facebook.com/undoubleneufcinq</a></li>
<li>M8HS : <a title="M8HS" href="http://m8hs-officiel.skyrock.com/" target="_blank">http://m8hs-officiel.skyrock.com/</a></li>
<li>Captation et montage vidéo : <a title="M8HS" href="https://www.facebook.com/pages/CulturProd/133350746676080" target="_blank">Cultur Prod</a></li>
<li>Remerciements Delphine Gaillard, chargée de communication à l&rsquo;Original</li>
<li>Texte : Florian Ardérighi</li>
</ul>
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